lundi 30 novembre 2009

Blog fermé...

ce jour pour cause de soirée (un peu trop) folle.


Repassez demain pour découvrir comment les JT polonais sont atteints de Jean-Pierre Pernite aiguë.


EDIT de 19h59:

Comme je vous aime et que j'ai enfin emergé, c'est pour vous c'est cadeau, le dernier single de Marina and the Diamonds:


samedi 28 novembre 2009

Seen 3 times or more

To-do list, tracklist, top ten list, short list, mailing list, passenger list, task list, playlist, book list...
Every Saturday has its list.



Thelma and Louise
When Harry meets Sally
Dancer in the Dark
Dogville
Le pere Noel est une Ordure
Mary Poppins
Paris Je T'aime
Bridget Jones' Diary
C.R.A.Z.Y.
Sixth Sense
My Life Without Me
The Others
Two Days in Paris
Priscilla Queen of the Desert
The Beauty ans the Beast

Chico et Roberta!

Retrouvé sur une vieille cassette - oui, K7 - chez Mamie.

vendredi 27 novembre 2009

Celle où tout est négociable




Vois-tu, il y a six mois, je faisais avec un groupe merveilleux un exposé fascinant sur une sombre histoire de géopolitique de l’Union Européenne. A l’issue du temps imparti, le prof nous annonce que nous aurons « une bonne note ». Innocemment, je demande combien fait une bonne note. Vous voudriez combien ? – Oh, 15, 16, par là… – Ca peut se faire. Une fois cette conversation terminée, un ami qui passait par là m’a fait la remarque suivante (non sans sarcasme) :

C’était quoi ? Des négociations à la polonaise ?

Vois-tu, il y a six mois, j’avais mis ma réaction sur le compte des relations détendues que nous entretenons avec ce prof, et cette question m’avait semblée étrange, incongrue.

Cette semaine, j’ai compris qu’il y avait effectivement quelque chose d’inné dans la négociation.

Dimanche soir, alors que nous fêtions l’arrivée du printemps (quesquia ? il fait exceptionnellement beau pour la saison, c’est tout.), on m’a fait prendre conscience d’un fait culturel essentiel pour moi qui rentre souvent tard saoule seule de soirée. C’est toi qui fixes de prix de la course avant de monter dans le taxi. Comme ça, le chauffeur comprend qu’il n’est pas ta dernière option. Si ce n’est pas lui, ça sera un autre.

Depuis, j’ai compris que le monde en apparence triste et figé des études universitaires était en fait un modèle de flexibilité.

Imagine there’s no countries
J’arrive, le cours a déjà commencé. Fichtre, on corrige un texte que je n’ai pas fait. – On corrigera un texte que vous avez fait juste après, alors. – Oui mais je suis la seule à l’avoir. – Pas grave, on fera ça en fin d’heure…
J’ai précisé qu’on avait eu 6 semaines pour résumer 5 textes ?

Deuxième mise en situation
- Alors, on va corriger les traductions d’il y a deux semaines.
- A ben zut, on les as faites mais on est deux à ne pas les avoir, on peut pas faire ça la semaine prochaine, plutôt ?
- Bon d’accord, on va commencer un nouveau texte alors.

Cas de figure numéro 3
Suite à une absence de professeur, nous sommes dans l’obligation de faire deux heures de liaison allemand-polonais avec un prof sadique (soit dit en passant, rien que de l’écrire, ça me file des frissons). Et là, hop, en deux coups de cuillère à pot, on ne rattrape plus d’heure complète, mais 3x15 minutes, répartis sur les prochains cours.

Je vous aurais bien donné plus d’exemples, mais je n’ai pas affaire à plus de profs que ça, et les situations tirées des boîtes de nuit sont universelles.

Je conclurai donc simplement en vous disant que ça y est, c’est officiel,
il n’y a pas qu’au bled qu’on négocie.

jeudi 26 novembre 2009

Bricks de thon

Depuis plusieurs mois déjà, je rêve de faire des bricks. Je précise au passage que ce n'est ni mon rève le plus ambitieux, ni le plus fou. En tout cas, les bricks ont toujours représenté pour moi un univers oriental inaccessible de possibles en nombre illimité. Tout ça parce que j'adore les böreks (rouleaux de feuilles de brick ou de pâte filo fourrés au fromage de chèvre).
Mais quoi de plus ennuyeux que de reprendre les recettes du dos de paquet de feuilles JR Ewing??


Liste de courses pour 6 à 8:

- 3 ou 4 feuilles de brick
- une boîte de thon au naturel (140g)
- une bûchette de chèvre
- son équivalent en volume de brocoli
- un oeuf
- de l'huile d'arachide

Faire cuire les brocolis.
Pendant ce temps, couper la bûche de chèvre (avec sa croûte) en morceaux, la hâcher pour obtenir une pâte assez homogène que l'on mettra dans un saladier.
Egoutter le thon, l'émietter et incorporer au fromage de chèvre.
Une fois les brocolis cuits, les laisser refroidir (ou les passer sous l'eau froide), puis les découper et hâcher (grossièrement ou finement, à vous de voir!).
Incorporer les brocolis au mélange chèvre-thon.
Ajouter l'oeuf au mélange obtenu.

Découper les feuilles de brick en deux, et fourrer/plier comme c'est indiqué au dos du paquet (on peut pas se démarquer pour tout, hein...).

Dans une poêle, faire chauffer l'huile (profondeur de la couche d'huile: un tout petit peu moins que 5mm).
Frire les bricks sur un côté puis l'autre jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés.
Déguster chaud.

Enjoy!!

Et pendant que je rattrape la saison 3 de Dexter, je vous laisse avec une petite musique de circonstance...

mercredi 25 novembre 2009

T-30 days !!


Christmas candy flooding shops, Christmas discounts everywhere, Christmas decoration coming out of their bags... No mistake possible, although there is no snow and it is actually pretty warm, there is just a month to go until Christmas. And for the first time of my life, I am impatient to get there. Even if I am as usually avoiding big family reunions (and 12-course meals), even if I won't be going to any Christmas Mass (I am technically speaking an atheist), I am exceptionnally excited about Christmas.
Thing is, Christmas won't be a big surprise: I will stay with the part of my family that doesn't like big parties (meaning: Mum), and we will end up having nothing unusual to eat but traditional French ice cream log. But it became part of the Christmas spirit...



Yes, that's the Christmas spirit. It is all about making or looking for presents for people you love. It is all about listening to Christmas music and writing letters to Santa Claus. Decorating your house and watching the same movies all over again. It is all about enjoying the company of people you are with.

Christmas is just about the atmosphere you create around it.
The less artifice you use, the better.

lundi 23 novembre 2009

Dans quel monde vit-on?


Samedi, 22h37. Je suis encore en pyjama, mais déjà maquillée comme un vélo volé, la faute à la copine qui ne sort plus ce soir. J'ai pas de plan B. Je suis en train de passer mon samedi soir sur internet. On est jeune, on est fou. Waou.
22h58. Aha, on est juste deux sur internet, c'est déjà bien assez pour se sentir moins seule. Je crois. Je me rends compte que la copine qui ne sort plus ce soir est en fait depuis 7heures à un rencart avec un mec dont elle ne veut pas. J'essaie de la sauver (et de sauver son petit coeur à lui). Elle se laisse pas faire.
23h37. Merde, j'ai envie de glace.
00h12. L'autre esseulé du net arrive chez moi. J'ai réussi à le contaminer avec mon envie de glace. La vie, c'est trop bien. Sauf que maintenant, il faut trouver des glaces.
00h45. Tous les glaciers sont fermés. On atterrit dans un sombre 24/7, et on est les seuls à ne pas sortir avec une vodka et trois bières. J'aime bien être en décalage, et là, je suis à fond. Du coup, je me lâche et prends du gâteau en plus.
1h25. On visite un site archéologique. De l'extérieur. Que du fun.
3h12 (Non, je ne sais plus ce que j'ai fait de l'heure entre les deux, mais je sais que j'ai été sage). Quoi, t'as pas vu C.R.A.Z.Y? Viens, on va mater C.R.A.Z.Y en buvant du thé!
5h. C.R.A.Z.Y, c'est fini. Je me suis endormie dessus. C'était une bonne soirée, en fait.


Une fois seule, je me dis: Mais dans quel monde vit-on??
Jamais il y a cinquante ans personne n'aurait lancé une nuit glacier avec l'espoir que ça prenne.
Je suis née avec internet (oui, ou presque, on va pas pinailler), mais internet m'étonne toujours.

samedi 21 novembre 2009

This week's playlist

To-do list, tracklist, top ten list, short list, mailing list, passenger list, task list, playlist, book list...
Every Saturday has its list.


M.I.A - Bucky Done Gun
Pixie Lott - Mama Do
Micky Green - White T-Shirt
Lucy Lucy - Clock
Lady Gaga - Paparazzi
Manu Chao - Bongo Bong
Emily Loizeau - Sister
Camille - Les canards sauvages
Jeanne Cherhal & Albin de la Simone - Ces mots sutpides
Charlotte Gainsbourg - Heaven Can Wait
Soko - I'll kill her




Did you know?

Here's a nice little video found on epipheo.



And since someone told me it gave a frightening view of our world, here is the 2009 version, which looks really scary to me:

jeudi 19 novembre 2009

Petits Chutneys à Quatre Mains

J'aimerais te parler d'une journée très différente des autres.
Oui, c'était un autre jour, qui ne fut que brainstorming, exotisme, et cuisine à quatre mains.
Quand j'ai eu envie de cuisiner avec une comparse, j'ai tout de suite pensé à Nic, à son côté SlowFood et à son twitter qui sent bon le risotto aux aubergines.
Et de fil en aiguille, l'idée "sucré-salé" a été lancée, et les magasins indiens de la rue du Faubourg Saint-Denis dévalisés (enfin, surtout les n°s 90 & 92), et la marque asiatique TRS nous a fourni poudre de grenade et moutarde en grains. Et autant te dire qu'on a été très courageuses de braver la canicule.
Peu à peu s'est formée l'idée de créer des sauces qui assaisonneraient de la viande selon l'envie du cobaye de l'invité. Sur les quatres sauces nées de nos esprits fertiles, deux ont été une véritable teuf à la papille, et pour toi petit lecteur, les voici:

Remarque, avant de lire ces recettes, qu'un chutney, c'est la classe:
Primo, ça se mange aussi bien chaud que froid, donc tu peux le préparer à l'avance.
Deuzio, ça a trop top la classe avec n'importe quelle viande qui n'a pas de sauce bien à elle, et que donc ça te permettra d'impressioner ton entourage, du barbecue du dimanche au jour où tu cuisines des entrecôtes pour tes beaux-parents.


Chutney d'oignon

Liste de courses:

- un gros oignon (les miens sont bio et font à peu près 10cm de diamètre, donc gros)
- 4 cuillères à soupe de sucre blond
- une poignée de pruneaux (des Kashmiri plums de chez TRS, de préférence. Remarque que si tu en trouves, il est écrit sur le paquet qu'ils ne sont qu'à usage culinaire. JAMAIS tu goûtes, c'est vraiment acide comme ça.)
- une petite poignée de noix de cajou non salées (chez TRS aussi)


Mettre les pruneaux à tremper dans un petit bol d'eau tiède.
Dans une petite casserole, mélanger le sucre et un demi verre d'eau. Laisser fondre le sucre et faire revenir à feu moyen.
Pendant ce temps, hacher l'oignon très finement (au hachoir électrique, ça marche encore mieux).
Verser l'oignon dans la casserole. Laisser caraméliser jusqu'à ce que l'oignon brunisse et le mélange forme une pâte assez homogène et épaisse.
Pendant ce temps, dénoyauter les pruneaux avec un couteau. Verser les morceaux de pruneau obtenus (assez petits en principe) dans la casserole.
Ajouter les noix de cajou.
Laisser mijoter encore quelques minutes, retirer du feu, c'est prêt!

*
* *

Chutney de pommes

Liste de courses:
- deux pommes à compote
- une cuillère à soupe de poudre de grenade (TRS)
- une cuillère à café de gingembre en poudre (TRS, mais sans doute possible à trouver ailleurs)

Couper la pomme en gros dés et compoter à feu doux avec un peu d'eau.
Ajouter la poudre de grenade et la poudre de gingembre, bien mélanger et faire revenir encore un peu.
C'est fini!!!





J'espère que ces petites sauces vous ravirons autant que nous!!


Merci à Nic de m'avoir fait une petite place dans son emploi du temps suuuuuurchargé, bon app à toi, ami lecteur, et un grand f*ck à la chaleur inhumaine (surtout quand tu la vis avec des bus et des voitures et du béton autour de toi).

mercredi 18 novembre 2009

Killin' Kate Ryan


She went too far. Way too far.
I already hated for covering Mylène Farmer's Désenchantée and Libertine, which are my favorite songs by Mylène (or the only ones I like, I haven't decided yet - but click on the links, the videos are actual movies). Kate Ryan just gave some more reasons to dislike her.
Let's say it loud (write it bold?): Katrien Verbeeck isn't much more than a sad eurodance singer who is unable to reach decent chart position with her own songs. I know, that isn't enough to hate her. That could even be fine. Alright, not totally fine, but fine if you take a forgotten song and give it a second youth ; or fine if it's a tribute cover. What obviously isn't acceptable is that awful habit Kate Ryan has of selling cheap dance covers of French hits across Europe, hoping no one notices they are covers.
Anyway, last week when I heard her brand new song, it really made me want to cry.



What the hell is that electric crackling in the background of this Omg-palmtrees-make-me-horny videoclip?
Find the real Desireless version here.

The Flemish doll with the so funny Flemish accent actually destroyed even more respectable songs. After hearing her covers, France Gall - who used to be the sweetest thing - could actually give you nightmares. Especially because Kate's voice is so computerized I'm not even sure she's human.

Too bad for you, Katie, French people do travel, too. And I swear they get upset each time they hear the sentence "And here's Kate Ryan new song...". Those song aren't yours, and some of them are actually older than me.

mardi 17 novembre 2009

Cuckoo!



Well, listening to her and drinking grog makes me hiiiiiigh.

lundi 16 novembre 2009

2012, une fin du monde qui donne envie d'y etre

Cette note contient aussi peu de spoilers que possible, tant qu'à faire.


Pas sur qu'on profitera de l'apres-Sarko, en fait.



Je m'en suis pris plein les mirettes. 2012, c'est du grand Hollywood. Est-ce un compliment? Aucune idée. En tout cas, on sent que Roland Emmerich n'en est pas à sa première fin du monde.
2012, c'est une sorte de croisement entre la Guerre des Mondes, Twister, le Meilleur des Mondes, Titanic, The Boat that Rocked, Poseidon, une version filmée du déluge et j'en oublie sans doute. C'est un peu la fin du monde ultime.

Rendons-nous à l'évidence: Roland Emmerich filme drôlement bien les grosses catastrophes climatiques. Un peu trop grosses, même, parce qu'entre nous, qui croit vraiment que la fin du monde arrivera en 2012? Bien qu'il y ait une sombre histoire de calendrier Maya là-dessous, j'avoue que j'ai du mal à faire mon mea culpa d'être humain. Encore plus de mal qu'après Le jour d'après, même.

Second point: Roland Emmerich a des gros sous à dépenser en effets spéciaux. La Guerre des mondes de Spielberg, à côté, c'est un album photo terne et statique dont on est obligé de tourner les pages (à contre-coeur, dans mon cas). En 2012, les effets spéciaux auront évolué et les voyages d'avion dans des villes qui implosent te donneront envie de vivre la même expérience. Oui, j'ai à ce jour envie de vivre la fin du monde, et ce dans une attraction chez Mickey.

Tertio: Roland Emmerich, il sait des trucs. Alors tout a l'air vrai. Le président des USA est noir, c'est une femme qui est à la tête de l'Allemagne, si tu as oublié la hauteur de l'Everest et le lieu du berceau de l'humanité, Roland te fait une anti-sèche. Même que quand il fait mourir le conservateur du Louvre (Roland est aussi très bon en histoire de l'art), c'est symboliquement sous le pont de l'Alma.

Ensuite: Roland, il sait créer des vrais personnages qui se démarquent du paysage hollywoodien habituel: un père qui oublie de s'occuper de ses enfants mais les emmène en vacances, une mère sur-protectrice, un beau-père trop présent, un chien et sa maîtresse entretenue et refaite sur demande de son petit ami russe nouveau riche, des enfants insupportables mais en fait gentils, un scientifique aux mille rateaux qui finit par... Je suis admirative et coite devant tant de prise de risque.

Enfin, Roland, il a de l'humour. Quand "les cartes de trouvent sur l'étagères des conspirations, entre Roswell et ... euh ... Marylin Monroe", j'ai souri. Etrangement, d'ailleurs, j'ai souri souvent. Reste à savoir si c'était voulu ou juste un heureux hasard.

Comme je le disais au début, 2012 transpire Hollywood. Pourtant, c'est vachement bien.

dimanche 15 novembre 2009

samedi 14 novembre 2009

How many people are having an orgasm right now?


Without you, today's emotions would be the scurf of yesterday's.
Hipolito (in Amélie)




Sometimes I kind of feel close to Amélie. And that actually may by why I don't enjoy the movie that much.

vendredi 13 novembre 2009

Ah on est vendredi 13 ? / Friday, 13th, uh ?

English version below



Cher connard,
Si un jour tu as la chance et le bonheur de tomber sur ces lignes, j’espère de tout mon petit cœur que tu penseras à utiliser Babelfish.
Je ne sais pas comment tu t’en es sorti, mais ce matin, à la gare, tu m’as subtilisé un objet auquel je suis sentimentalement attachée : un portefeuille en cuir. Ce portefeuille, je l’aimais d’amour tendre, c’était un cadeau que ma mère n’utilisait pas, un vrai portefeuille de femme organisée, gros, avec plein de place pour les cartes et les tickets de caisse. Par manque de galanterie, tu n’as pas pensé à me laisser le contenu du portefeuille. J’ai donc passé la matinée à passer des appels surtaxés à mes deux banques françaises. De mon portable polonais, bien sûr, une fois que je perds mon portefeuille et que j’ai une amende ferroviaire parce que mon billet était dans ta pochette surprise, je ne suis pas à quelques sous près.
Si tu trouves drôle que ma grand-mère a saisi l’occasion pour me raconter une vie d’histoires de pickpocket et que passer deux heures au commissariat est un passe-temps acceptable, cher connard, je te souhaite de t’étouffer avec la vodka que tu auras achetée avec mes 150 zlotys et 12 euros, et de te faire une fracture ouverte du fémur en profitant de mon abonnement d’aérobic.
Que tu m’aies choisie par hasard ou parce que j’étais la seule de la gare à ne pas avoir l’air superstitieuse, meurs dans d’atroces souffrances (pour ça, je peux t’aider, tout le plaisir sera pour moi) et brûle en enfer jusqu’à la fin des temps.
Sincèrement,
Andie


* *

*



Dear asshole,
If one day you enjoy the luck and happiness to read these lines, I hope – from the bottom of my heart – that you will think about using Babelfish.
I don’t have the slightest idea of how you achieved to do it, but this morning at the train station, you make something I felt really attached to disappear from my life: my leather wallet. I tenderly loved that wallet, it was a gift my mother never used, a real organized-woman wallet, big, with a lot of place for cards and bills. As you are anything but gallant, you did not think about leaving me the content of the wallet. That’s how I spent the morning making overtaxed phone calls to French banks. From my Polish cell, of course; once you have lost your wallet and you got a fine because your ticket was provided in the package, you do not really care.
If you find funny that my grandma took this opportunity to tell me a life-time of stories about pickpockets and that staying for two hours at a police station is a nice way to spend time, dear asshole, I wish you to choke on the vodka you will buy with my 150 zlotys and 12 euros, and to get an open fratuce of your femur while using my fitness card.
Whether you picked me by chance or because I was the only one in the station who did not look superstitious, die in awful pain (call me, I will help you. My pleasure, really.) and burn in hell until the end of times.
Sincerely,
Andie

Time and Space

I love statues.
I am not talking about museum modern art or about tributes you find in squares in city centers. No, the statues I love are the life-size life-like statues you sometimes come across while walking around in a town. They often have an everyday attitude, and they seem suspended in time and space. They seem lost in time and space. They stay unperturbed by all the noise around them, as if they just had their own world. I have always found them always incredibly touching.

In front of the Hungarian Cultural Centre, in Paris

Dry your eyes, Eleanor, you'll always be my favorite Beatles' song. Pic taken in Liverpool, of course.


These statues may have been the first thing I have loved when I came here. I see them every time I go to school (which obviously doesn't mean every morning)
, and every time, no matter what happens around, they remind me the world in a beautiful place.

jeudi 12 novembre 2009

Pierogi à la viande

Parce que je suis en Pologne depuis un petit moment déjà, j'ai une recette typique à vous proposer. Petite, j'adorais réaliser ces raviolis avec ma mère ou ma grand-mère. Toute seule, ça reste un plaisir... Mais c'est un peu fastidieux. En tout cas, si vous aimez les petites préparations maisons et que vous avez un peu de temps devant vous, ne vous découragez pas!



Liste de courses pour 3 à 4 personnes:
100g de porc
100g de dinde
200g de boeuf
un oignon de taille moyenne
une gousse d'ail
des épices (zahtar, poivre, sel, paprika...)
de l'huile d'olive
250g de farine
de l'eau tiède

Pour la farce
Couper les viandes en morceaux, les saisir dans un peu d'huile et laisser sur le feu jusqu'à ce qu'elles soient bien cuites.
Hacher les viandes avec des épices.
Dans la même poêle, faire revenir l'oignon jusqu'à ce qu'il devienne translucide.
Retirer du feu et réduire d'oignon en purée.
Mélanger la viande avec la purée d'oignon.

Pendant que le mélange refroidit, préparer la pâte.
Mettre la farine dans un saladier, y faire un puits.
L'idée est d'utiliser le moins d'eau possible. Il faut donc ajouter d'eau tiède peu à peu pour éviter les grumeaux et l'obtention d'une pâte trop molle. Et chaque fois qu'on ajoute un peu d'eau, on pétrit à fond. Une fois que toute la farine est dans la pâte, c'est bon. En gros, votre pâte doit avoir la consistance d'une pâte à tarte (en moins gras).
Sur un plan fariné, étalez la pâte en couche fine de 2 (petits) mm.

Pour découper des ronds de pâtes, se munir d'un verre, d'un bol à bord assez fin. D'habitude, j'utilise un bol bleu en porcelaine de Chine.

Au creux de chaque rond de pâte, déposer une grosse cuillère à soupe de farce. Il doit rester un peu moins d'1cm de bord pour fermer le ravioli.
Pour fermer, humecter le bord avec de l'eau tiède, et plier en deux et presser fermement les bords d'un contre l'autre.

En attendant de les faire cuire, poser les pierogi sur un torchon propre.
Faire bouillir de l'eau et cuire les pierogi 3-4 minutes en faisant attention qu'ils ne collent pas (le plus simple est de les déposer un à un dans l'eau bouillante.

A déguster tout de suite ou réchauffé à la poêle!

mercredi 11 novembre 2009

Tout ce soleil qui s'écoule de sa voix

J'ai envie de te parler d'un trio orchestre.
Ce trio, ce sont des guitares, du glockenspiel, des percussions, de l'harmonica, et bien sûr, des voix. C'est un trio nourri de jazz, de chanson française, et de tous les artistes qui croisent sa route.


Ce trio, c'est Aurélien Naffrichoux et Stéphan Caracci, c'est aussi Olivier Goulet (clique, n'aies pas peur), qui en écrit les textes et les mélodies, qui est aussi la voix principale.

Olivier, c'est mon frère. Là, tu as le droit de penser que c'est pour ça que j'aime, ce à quoi je réponds: Après avoir assisté aux crises d'angoisses existentiello-artistiques de la bête, il faut que j'apprécie vraiment pour accepter d'en dire du bien, sans quoi j'en aurais pas parlé du tout. C'est dit.

Olivier, j'aimais déjà son travail avec le Monde de Kota (un petit malin a mis une pub en autorun sur leur page, ne t'arrête pas à ça), groupe de jazz formé avec des camarades du CNSMD.
Quand il se lance dans la chanson, j'aime toujours autant, si ce n'est plus, parce qu'il associe le talent qu'il a pour la composition à celui qu'il a pour l'écriture. C'est exceptionnel. Ses textes sont beaux, doux, et parfois surréalistes, comme suspendus dans le temps et l'espace. Et sa voix est d'une chaleur envoûtante.
Oui, mon frère, c'est un peu mon idole. Un peu parce que c'est mon frère, beaucoup parce qu'il a du talent. En plus, il a une crête, et ça, quand on a des cheveux crépus, c'est classe.
Toutes ces qualités lui valent de commencer vendredi une deuxième saison de résidence mensuelle à La Mer à Boire.



Concerts en trio
Les vendredis 13 novembre et 11 décembre - 20h30
La Mer à Boire (Paris - M° Pyrénées/Belleville). PAF: 4€
Album Sous les marges en vente sur place.


Billet sponsorisé par l'amour fraternel. Oui Madame.

mardi 10 novembre 2009

lundi 9 novembre 2009

Ma pierre à l'édifice

Ou plutôt, ma (petite) participation aux commérations, parce que je t'avoue que j'ai beau beaucoup aimer l'Allemagne, je trouve que le monde libre en fait un peu trop, aujourd'hui. Edit tardif: Wałęsa, qui était jusque là connu en Pologne pour sa grammaire assez approximative, nous montre maintenant que son sens de l'équilibre est tout aussi développé.





Le titre de cette note est de tellement mauvais goût...


Edit tardif: Wałęsa, qui était jusque là connu en Pologne pour sa grammaire assez approximative, nous montre maintenant que son sens de l'équilibre est tout aussi développé.


Celle où je suis explatée*

*ni explosée, ni eclatée, juste un peu les deux
Schéma 1: La tentative de sommeil par méthode Hollywood - mauvais cadrage, rouge à lèvres, vêtements de ville - s'est soldée par un échec.

J'avais l'intention de vous parler d'un truc mille et une fois plus intéressant et musical, mais force est de constater que nous attendrons la prochaine note. Parce que je n'arrive en ce moment à ne penser qu'à une chose: sniffer des lignes de valériane par des billets de 500 zlotys le manque de sommeil.
Tout a commencé il y a trois semaines, à ce weekend d'anniversaire où le mauvais vermouth coulait à flots (pas payé donc pas choisi...) et où nul ne m'a enjoint de me brosser les dents et de mettre mon pyjama avant 22h. Je suis une couche-tard qui se lève tôt, les soirées repoussent mes limites. Sauf que. Sauf que d'habitude, je rattrape les heures de sommeil manquantes en pionçant 8h la nuit d'après. Et là... impossible. Je traîne depuis trois semaines un teint qui me vaudrait bien un rôle chez Romero, et Samsonite m'a contactée la semaine dernière pour faire des moulages sous mes yeux.
Pourtant, j'ai arrêté de boire des sodas à la caféine après 23h, commencé à faire du sport pour m'épuiser. J'ai repris le café, aussi, parce que l'absence de café tourne vite à une obsession chez moi. Bref, j'aurais dû atteindre la pleine sérénitude.

Schéma 2: Après avoir dormi avec la prise de l'ordi dans la bouche et lui avoir laissé mes accessoires de sommeil, force est de constater qu'il était plus reposé que moi.

Seulement, je ne dépasse pas la limite symbolique (?) des trois cycles de sommeil, soit grossièrement six heures. Quelque soit l'heure à laquelle je me couche, et surtout, quelque soit l'heure à laquelle mon réveil doit sonner. Autant te dire que ça fait trois semaines que je suis pas arrivée en retard en cours, la sensation est étrange. Mais ça peut être lié à la quasi absence de cours, ça compte pas. En revanche, je trouve l'album Live through this de Hole reposant, et on parle quand même de Courtney Love.



Tout ça pour dire que je lance une bouteille à la mer qui t'est spécialement destinée, ô gens qui dort.
Mais comment tu fais, bordel??

dimanche 8 novembre 2009

Because someone has to be obsessed

Let's say the day I discovered that blog was a major break-through in my life. I've always been wondering a lot about today's pop culture, the way it evolves, and the way it recycles itself. Popped Culture just brought me answers. From a Lego version on Shining to old superheroes, you'll find everything you wish to know about pop culture.

Plus, it obviously features quite a good collections of Last Supper reinterpretations.

samedi 7 novembre 2009

Cheesecake aux framboises


Parce qu'aucune recette de cheesecake ne me satisfait vraiment - eh oui, je suis très difficile - j'ai fait un mix de tout ce qui se trouve pour arriver à au gâteau que voilà. Ma petite touche personnelle? Faire un fond de petits beurres thé, qui me rappellent toute mon enfance.
Vous pouvez bien sûr oublier les framboises ou les remplacer par un autre fruit pas trop "humide" (fraises, dés de pommes, quartiers d'abricots...).

Liste de courses:
pour le fond
- 250g de petits beurres thé
- 150g de beurre fondu

- 500g de fromage blanc
- 2 petits suisses
- 150g de crème fraîche
- 1 cuillère à café d'arôme vanille
- 2 cuillères à soupe de farine
- 150 g de sucre
- 3 oeufs

- une barquette de framboises

Préchauffer le four à 180°.

Emietter les biscuits et les mélanger au beurre fondu. Placer le mélange au réfrigérateur.
Dans un saladier, tamiser le sucre et la farine.
Ajouter dans l'ordre, en mélangeant au fur et à mesure: les oeufs, les petits suisses écrasés, le fromage blanc, la crème, et l'arôme vanille. Le mélange doit être bien homogène, s'il y a des grumeaux (ou que les petits suisses s'écrasent mal), ne surtout pas hésiter à user du mixeur.

Dans un moule à manqué (de préférence à fond amovible) beurré et fariné ou papiésulfurisé, répartir le mélange biscuits+beurre en une couche régulière sur tout le fond du moule. Ajouter ensuite une fine couche de mélange à la crème. Répartir les fruits et verser dessus le reste du mélange.

Enfourner à 180° pour 55 minutes.

Attendre que le gâteau refroidisse pour le placer au frais et le démouler avant un thé entre copines...

vendredi 6 novembre 2009

Celle où je vais mouriiir!

Attention, cette note est destinée à des esprits avertis.

Depuis 15 jours, à raison d’au moins 3 heures par semaine, j’ai torture. Tout à fait. Je me force à suer sang et eau dans le but de me forger un corps de bonnasse, et encore, je suis polie. Oui, ma p’tite dame, je me suis inscrite à l’aérobic.

Remettons les choses à leur place : en temps normal, je prends les escaliers et je fais de natation, le sport où tu ne te vois pas suer. Sauf que là où je suis, la piscine est loin. D’autant plus loin que je n’ai pas encore commencé à la chercher, puisqu’on m’a dit qu’elle était loin.
Alors que la salle de sport est à 8 minutes de chez moi, avec un programme plus complet et varié que celui de la télévision sans publicité.
C’est ainsi que j’ai découvert le swiss ball et le spinning. Pour celles et ceux qui font autant de sport que moi à Paris, le spinning, c’est de l’aérobic à vélo en rythme sur David Guetta et les Black Eyed Peas ; et le swiss ball, c’est ça :

Là, c’est le niveau ultimate, j’en suis au niveau sous-apprenti-débutant.

Il est très important que vous soyez conscients de la différence majeure entre les deux disciplines… Le spinning est à sport à haut coefficient de sudation (et par conséquence de « je vais mouriiir »), tellement que les propriétaires de la salle ont prévu un spray et des lingettes pour que tu nettoies ton vélo en sortant.
Le swiss ball est une discipline en apparence super douce, sans sueur, bonne pour la coordination, tout ça, sauf que l’instructrice est une sournoise :
« Vous sentez que ça tire ?
- …
- J’entends rien, j’ai dit : vous sentez que ça tire ?
- Ouiiiiii (je vais mouriiir) »

Je suis sûre que ça lui fait plaisir qu’on ait mal. Parce que dans son ensemble Riboque qui moule son corps sans graisse, pendant une heure, elle sourit. Quand elle te vient te dire que ton genou n’est pas assez levé, elle sourit. Quand tu t’emmêles les pieds pendant l’échauffement, elle sourit. Même quand tu as une crampe, elle sourit.
Souvent, tu penses sincèrement que si ton coude est bien placé, tu vas ressortir avec le même corps qu’elle - d’ailleurs, c’est étrange que les hommes désertent le lieu. Erreur. Bien qu’il y ait dans tous les cours d’aérobic une fille trop bien faite pour être là, tu n’en feras jamais assez pour éliminer les 300 kilo-calories de chocolat ingérées par ennui avant le cours. Parce que déjà que je fais du sport, je vais pas me mettre au régime.
Et à quoi ça va me servir un corps de rêve à Paris en plein janvier ? Ben voilà, à rien.

mercredi 4 novembre 2009

Moi qui croyais que les cimetières, c'était mort!

Cierges devant les tombes de Jacek Kuroń et Bronisław Geremek, grands Hommes de l'ère post-cummuniste

Le 1er novembre, c’était bain de foule pour tout le monde. Des milliers de gens de tous les âges dans les allées d’un parc, avec des bus-navettes, des buvettes et de petits étalages à l’entrée. Tous là dans un même but. Un peu comme les Champs-Elysées le 12 juillet 1998, sauf que là c’est annuel. Parce que c’est la Toussaint.

Je n’ai jamais aimé les cimetières. Je respecte, bien sûr, je suis bien élevée tout de même. Toujours est-il que je n’aime pas. Plus précisément : je ne comprends pas. Evidemment, j’ai perdu des êtres chers, une foultitude de souvenirs et la gorge qui se sert quand je me trouve devant leur tombe. Pourtant, je pense à ces êtres chers tout aussi tendrement en dehors des grilles du cimetière, et il y a de fortes chances que tout le monde en fasse de même… La Toussaint n’est donc pas vraiment une question de mémoire.
Non, après avoir observé des connaissances, j’ai fini par comprendre que les cimetières donnent bonne conscience. Bien sûr, il y a ceux qui avaient déjà un contact bon et régulier avec leurs futurs morts, mais il y a aussi les autres. Ceux qui ne téléphonaient jamais à mamie Henriette, mais maintenant qu’elle est morte, ils lui achètent des cierges, des œillets, et la présentent à leurs enfants.
Tout à fait, à leurs enfants, parce que s’occuper de mamie Henriette en famille, c’est transmettre la tradition de s’occuper d’une tombe. Parce qu'il y a autre chose que les cimetières soulèvent chez l’être catholique : la peur de la mort et de l’oubli.
Alors évidemment, j’ai peur de la mort et de l’oubli – juste de l’oubli, en fait, parce la mort est assez inévitable – mais je ne crois pas que déclarer un jour par an qu’il faut penser à ses morts fera qu’on se souviendra de ma petite personne.

Toujours est-il que la Toussaint est en Pologne un jour où la mémoire devient démesurée : des navettes spéciales sont mises en place entre les cimetières pour permettre d’aller sur plusieurs tombes, et elles sont aussi pleines que le métro parisien à l’heure de pointe ; on fait des collectes pour les tombes de militaires ; des hommages nationaux sont rendus aux personnes grandes et célèbres ; tous les commerces sont fermés (alors que l’ouverture 24h/24 7j/7 est répandue); et tu as tout intérêt à avoir prévu un ticket de bus, parce qu'il y en a qui bossent,... ce sont les contrôleurs.

A la Toussaint, même au centre commercial, c'est mort.

mardi 3 novembre 2009

Mes nouveaux potes

Ce qui est drole, quand tu n'as pas de programme defini dans la journee, c'est que tu croises surtout des gens qui sont dans la meme situation...

lundi 2 novembre 2009

Elle est où, cette p*tain d'orange?!

Lecteurs nés avant 1985 et après 1995, passez votre chemin, on ne partage pas la même sous-culture. Même si là je dois dire que j'ai presque honte d'être au courant.



Faisons-la courte: nous sommes en 2003 (j'aurais dit beaucoup plus loin, c'est souvent comme ça avec les choses qu'on préfère oublier), c'est l'hiver, il fait froid, c'est bientôt Noël, et c'est la finale de... la StarAc 3. Et celui qui perd la finale, c'est Michał Kwiatkowski, Polonais de son état (civil).

Pour mémoire, Michał, c'était lui:


Mille excuses à Gilbert B.

Comme je le disais ici, quand tu reviens en Pologne après avoir fait carrière ailleurs, t'es un peu une super nova. C'est ainsi que Michal de la StarAc est aujourd'hui un concurrent du Dancing with the Stars polonais, même s'il n'est apparu sur les petits écrans polonais qu'une seule fois, en 2001, pour un télé-crochet.