jeudi 31 décembre 2009

Saint-Sylvestre et nostalgie


Commençons par cette vérité pas vraiment tout à fait vraie, mais en laquelle je me souviens avoir cru une bonne partie de 2009: C'est une année pourrie qui s'achève. Alors oui, bien sûr, il y a eu des instants de loose intergalactique, qui, s'ils avaient été plus nombreux, auraient sans doute suffi à me laisser à impérissablement mauvais souvenir de celle qui s'était présentée comme l'année de la teuf.

Ah ben oui mais bon. Ah ben oui mais le 30 décembre, la dernière soirée à être purement 2009 (oui, la Saint-Sylvestre est déjà une soirée impure - et pas toujours uniquement à cause du changement d'année). Dans les grandes lignes, cette soirée, c'était des retrouvailles entre potes qui ne se sont pas vus depuis longtemps, parce qu'on est jeune, on est fou, et étudier loin de chez ces parents, c'est cool, vois-tu.
Hier soir, donc, je suis rentrée, j'ai fermé le verrou de la porte d'entrée, et je me suis dit:
Quel monde merveilleux,
quels amis merveilleux,
quelle belle façon d'achever l'année.

J'ai ouvert les yeux. Le négatif que cette année m'a apporté ne peut pas, ne doit pas me faire oublier tous les gens que j'ai aimé, qui m'ont fait rire, que j'ai rencontré en 2009.


Parce que ce sont ceux qui restent qui comptent,
parce que cette année a été pleine d'amour, de rires, de belles rencontres,
je suis finalement un peu triste qu'elle prenne fin...

mardi 29 décembre 2009

Poulet en papillote


Un petit plat tout ce qu’il y a de plus simple, mais que j’adore, parce que le poulet y est extrêmement tendre, et parfumé par les légumes qui sont chauds mais restent fermes ! C’est le premier plat que j’ai réalisé quand j’ai eu un four ET mon goûteur sous la main, entre le moment où il m'a appris à fendre du bois, et celui où il m'a fait changer un pneu.

Liste de courses pour 3 personnes :
- 3 escalopes de poulet
- 1 grosse tomate (ou 2 petites)
- de la moutarde
- 3 petites carottes
- 2 échalotes
- de l’huile d’olive
- des herbes de Provence, du sel et du poivre
- 3 grandes feuilles d’aluminium ou de papier sulfurisé

Couper la tomate en demi-tranches.
Couper chaque carotte en 2 dans le sens de la largeur puis en 4 dans le sens de la longueur pour obtenir 8 bâtonnets.
Emincer les échalotes.

Au centre de chaque feuille de papier de cuisson :
Poser un tiers de la tomate.
Répartir dessus une petite cuiller à café de moutarde.
Sur la moutarde, poser 1 filet de poulet.
Poser les bâtonnets d’une carotte sur le poulet.
Couvrir avec 1 tiers des échalotes.
Saupoudrer d’herbes de Provence.
Ajouter du sel, du poivre, un filet d’huile d’olive et une cuiller à soupe d’eau.
Fermer la papillote en roulottant les bords et veillant bien qu’aucune ouverture ne reste.

Verser un demi-verre d’eau dans une plaque à pâtisserie ou une terrine assez large et y poser les papillotes.
Laisser cuire 30 minutes à four préchauffé à 150°.

Pour servir, si vous souhaitez gardez l’empilement les légumes et de la viande, la spatule s’impose. Le riz, le quinoa et les pommes de terre adorent.

dimanche 27 décembre 2009

L'année du Petit Journal! Youpiii!


C'est la fin de l'année, et la fin de l'année, c'est le temps des rétrospectives. Il y en a une seule à ne pas rater... Celle du Petit Journal de Canal+ of course! Donc hop hop hop, on se dépêche, on clique la voir!

samedi 26 décembre 2009

5 things I discovered about myself in Amsterdam

To-do list, tracklist, top ten list, short list, mailing list, passenger list, task list, playlist, book list...
Every Saturday has its list.



1. I can imitate pandas quite well. (but you will never get any proof of this one)
2. Growing old, I start to like earl grey tea.
3. I do really mind when a place is filled with smoke.
4. Uh... 24 hours without internet are actually a lot.
5. Watching a movie for half an hour without noticing you understand the language is completely possible. Yeah.

The Cut

..by Soldout



And I ♥ the acoustic version even more.

vendredi 25 décembre 2009

C'est Noël, soyons matérialistes.

Alors oui, je sais, on pourrait avoir l'impression que j'ai enfin, en bonne bobo, compris l'esprit de Noël, assimilé le côté décroissant des fêtes de fin d'année, que cette escapade à Amsterdam m'a permis de me recentrer sur le vrai sens du partage, et ce délié de toute pression familiale. Bullshit! (ou presque).

Toujours est-il que je vous poste la courte liste des petites (hum...) choses qui m'attendaient cette année en désordre sous le sapin. Parce que le Père Noël, il est un peu comme un facteur ch'ti, à chaque visite de cheminée il boit un coup, et à la fin il ne sait plus vraiment viser.

- un livre de 365 plats de gastronomie polonaise. Yiiiiiihaaa!
- une très jolie fleur broche en satin noir avec des cabochons, distinguée avec du caractère, parfaite.
- un Archos 5 Internet Tablet (sommes encore en période d'adaptation mutuelle)
- et un crès crès beau pendentif vintage Moniquet (vous connaissiez? Moi pas, mais je suis instantanément devenue fan!) qui s'accorde merveilleusement avec la bague que ma grand-mère m'a offerte il y a quelques années et que je porte tous les jours.

Mais quel est donc mon livre de chevet du moment dont la couverture a servi de fond à cette image?


Bref, cette année, pas d'échange, pas d'ebay, pas de réemballage-stockage pour les prochains anniversaires. Le Père Noël est un rockeur.

Avec vous aussi, il a été sympa?

mercredi 23 décembre 2009

Higuma: La cantine japonaise.

Oui, je sais, je suis à Amsterdam, j'ai comme je l'ai dit il n'y a pas trois jours,
j'aime Paris... alors j'en parle.
Et puis je vois pas pourquoi je me justifie, on est chez moi, ici...


J'adore le Japonais. Mais pas les sushis. Comme mes copines, ça tombe à pic. Alors un jour, nous sommes allées à l'Higuma. Higuma qui pourrait bien te dépanner, si en cette veille de réveillon, la dinde au foie gras a effacé toute trace de nourriture normale de ta cuisine.

Dès l'entrée, le dépaysement est assuré: dans la première salle, les cuisiniers s'affairent autour de wok et paniers vapeurs, le bar les entourant permet de déjeuner en les admirant. En s'enfonçant un peu dans le restaurant, on constate qu'il est assez grand, et la salle est pleine, ce qui est plutôt bon signe.
On commande assez vite (Gyoza, Oyakudon et Shio Ramen)*, tout en ayant du mal à choisir: tout à l'air d'être un régal, autant sur la carte que dans les assiettes des voisins. Les raviolis ne tardent pas à arriver, ils sont délicieux, grillés juste comme il faut et encore chauds. A peine le dernier gyoza partagé, les plats sont déposés sur notre table. Tout est exquis, les portions sont très copieuses, j'avoue que je n'ai pas terminé l'Oyakudon, tout en ayant du mal à me faire à l'idée d'en laisser une bouchée. Ayant goûté au Ramen, je peux affirmer qu'il est également excellent.
S'il ravira les amateurs de gastronomie japonaise, le lieu n'est en revanche pas fait pour ceux qui aiment discuter des heures une fois leur plat terminé: il faut faire la queue pour entrer à partir de 13h et les serveurs n'hésitent pas à vous demander de laisser votre place (fait culturel: en Asie, il est rare de s'attarder au restaurant après le repas comme en Europe).

C'est rassasiées et heureuse que nous sommes sorties, après avoir payé une dizaine d'euros chacune!

*Gyoza: ravioli au porc et au chou
Shio Ramen: soupe de nouilles au sel
Oyakudon: comme son nom l'indique ("Oyaku" signifie en japonais "mère et enfant", et "Don" est l'abréviation de "Donburi" et désigne le bol utilisé pour servir, c'est Internet qui me l'a dit), l'oyakudon est un bol de riz recouvert d'oeuf et de poulet sautés et assaisonnés à la japonaise.


Higuma, 32bis, rue Saint-Anne, 75001 Paris - 01 47 03 38 59
(Compter à peine plus de 10€ pour une menu entrée+plat)

mardi 22 décembre 2009

Je pars à Amsterdam, mais gardez-moi de la bûche!


Parce que je vous ai déjà servi ça il y a deux mois, voici une deuxième petite video qui illustre fort bien ma destination de Noël. Maggie McNeal a représenté les Pays-Bas à l'Eurovision 80 avec ce titre. Et les années 80 en néerlandais, c'est... euh... étonnant.



Précisons qu'en jetant un oeil la liste des chansons du concours, j'ai réalisé qu'une seule m'évoque vaguement quelque chose, et pour des raisons peu reluisantes, et qu'à partir d'aujourd'hui, j'éprouverai un profond respect pour tous les interprètes de l'Eurovision qui tombent dans l'oubli mais ne se suicident pas.

lundi 21 décembre 2009

Paris est un poème

This is very close to what I see right now behind my computer...


J'ai mes petits snobismes. Parmi ceux-là, les oeufs bio. Paris, aussi. Aux yeux des étrangers, Paris est un haut-lieu du romantisme et de la mode. Alors oui, parfois, quand je voyage, on me demande ce que c'est d'habiter une ville d'exception. J'adore répondre que Paris, quand on y vit, finalement, c'est une ville comme une autre, que la Tour Eiffel, elle est toujours là de toute façon, que Paris est bruyante, que Paris est stressée. Que finalement, dès que je peux, je m'en vais.
La vérité, c'est que j'aime Paris, qu'elle m'a manquée, et que j'aime que le bruit de mes talons se fonde à celui de milliers d'autres talons dans les couloirs du métro. J'aime rencontrer par hasard des amis à l'aéroport, parce que Paris est un village. J'adore le bouillonnement culturel de la ville et tendre mon laissez-passer à l'entrée du centre Pompidou. Et me dire que je pourrais aller à trois concerts ce soir, mais finalement traîner sous la couette. J'éprouve un plaisir presque coupable à lécher les vitrines trop chères pour moi et à deviner de quels magasins viennent les robes des filles. Je goûte les pendaisons de crémaillère du Marais et leur électro rétro. J'adore sortir de chez moi, et flâner jusqu'à trouver le restaurant qui me donne envie. J'apprécie parfois rater le dernier métro et rentrer à pieds mes stilettos à la main. Ou tout simplement attendre la première rame. Deviner la nationalité des passants de la rue de Rivoli m'amuse, tout comme voir leurs efforts linguistiques pour demander leur chemin...
Il aura donc fallu que je vive ailleurs pour voir qu'au jour d'aujourd'hui, je ne m'imagine pas fouler un autre bitume que celui de Paris (et ne parlons pas de la campagne je vous prie). Si l'on donne raison à Sacha G et qu'être parisien, ce n'est pas être à Paris, c'est y renaître, il y a de fortes chances que j'en sois.

dimanche 20 décembre 2009

Same-sex Marriage


I don't know if it's exactly fun for Sunday fun, but I wanted to share this one with you.

samedi 19 décembre 2009

1 reason not to make a Saturday list.

Sorry guys, coming back to Paris, parties, Christmas presents, parties, and preparing a little getaway - we'll talk about than one soon - has been taking a loooooot of time lately, or maybe just enough time to keep me from writing a Saturday list... But I will soon stop sleeping (oh, sorry, I already stopped) so I can write some new logs.

See you soon!
Love,
A.

Petite astuce (bien du Nord)


Suite à une soirée, j'ai eu dans ma cuisine un fût de bière pression assez rempli. J'avais bien pensé le ramener à d'autres soirées, mais vous voyez ce que ça pèse, ces bêtes-là. Et vu ce qu'on aime la bière, à la maison...
Et un soir, subitement, en faisant une poule au pot (express), j'ai eu une idée sublime. Je me suis inspirée de la fameuse carbonade flamande de chez moi (de la viande et quelques légumes mijotés dans de la bière, en résumé), et j'ai remplacé une partie de l'eau par de la bière. Ainsi...


Remplacez vous aussi deux tiers de l'eau de votre poule au pot par de la bière blonde, et servez avec de la moutarde à l'estragon, c'est génial!!

vendredi 18 décembre 2009

TreeHugger

Yeah, well, we are still stuck on Copenhagen time,
but tomorrow we'll talk about something else, I swear.



Please note I found that picture on a pro-Bush website, and the title was "stupid treehugger"
It's a bit funny that supporters of someone called Bush can hate ecology so much.


Click here for Environmental news.

jeudi 17 décembre 2009

Isle of Flowers.

It will certainly make you laugh, because it is supposed to, in a way; but don't forget this is not a fiction.

mercredi 16 décembre 2009

Ah mais qu'elle est con...

Une petite note rapido-rapidi, à caractère informatif, et d’ailleurs hautement intéressant. Surtout pour ceux qui cherchent des preuves de mes passages par le Doux Pays de la Crétinerie Profonde (cherche dans la description au début du tome 1 du Seigneur des Anneaux, Tolkien en parle).


Avant de prendre l’avion pour la France demain, je fais un petit séjour par chez Mère-Grand (parce qu'elle aime bien jouer de l'argent aux cartes et faire du shopping). Arrivée chez elle, je sors mon portefeuille pour un passage au distributeur, et là… constat, surprise, Erstaunung, omgwtfbbq, j’ai oublié ma carte bleue, restée sagement sur mon bureau suite à un achat en ligne. Résumons : F A I L.

J’ai donc pris mon temps, tiré un trait sur Topshop (oui, Varsovie a un Topshop), racketté ma grand-mère – non mais dans la pratique elle se laisse faire, je dirais même qu’elle en redemande, donc elle me donne trois fois plus que ce dont j’ai besoin et je culpabilise –, fait opposition sur ma carte bleue pour la deuxième fois ce mois-ci, histoire d’avoir un moyen de paiement en rentrant à Paris. J’hésite à faire croire à ma banque que j’ai perdu ma carte bleue en échappant à les ours blancs lors d'une rando en raquettes dans la montagne, histoire d’ajouter de l’héroïsme à la situation.


J'en profite pour passer une annonce:
bel espace à louer entre mon oreille gauche et mon oreille droite, 1500m³ env.
parfait pour les Barbie des enfants ou pour ranger son courrier!
Laissez un commentaire si vous êtes inéressés!

lundi 14 décembre 2009

Celle où je me lève tôt le dimanche.

L'illustration du mot "réveil" a été trouvée sur Bonjour Madame.
Ca a fait comme une drôle d'association d'idées, dans ma tête, d'un coup.



Hier, pour la quatrième fois depuis mon arrivée ici, je me suis réveillée à 6h30 un dimanche, j'ai allumé mon ordinateur, j'ai mis un quart d'heure à expliquer à Morphée que le plan avec le Marchand de Sable, c'était vachement bien, mais je dois y aller maintenant, mis l'eau du thé à bouillir, pris ma douche à 6h50. Sous la douche, j'ai constaté, comme les trois dimanches précédents, que les premiers mots intelligibles que j'entends sont ceux de la messe diffusée à plein volume par mes voisins. A 7h30, comme les autres dimanches, je suis allée en cours. Tu as bien lu. En cours. J'avais envie d'apprendre l'italien. J'ai donc choisi le niveau débutant à la fac. Et les cours ont lieu, tu l'auras compris (j'espère), le dimanche matin.

Avant d'expliquer pourquoi le dimanche, je tiens à préciser que non, aller en cours le dimanche une fois toutes les trois semaines de son plein gré n'est pas masochiste. Pas quand on a deux jours de cours en semaine.


J'ai découvert un système qui permet à tout le monde - ou presque - de faire des études, ou de préparer deux diplômes en même temps. Des cours (un cursus complet - ou presque) sont organisés par les universités le weekend, du vendredi après-midi au dimanche soir.

Il existe quatre raisons principales qui poussent à s'incrire à ce système:
1. tu n'as pas un dossier suffisamment bon pour faire des études classiques.
2. tu as besoin de pépettes et travailles la semaine.
3. tu reprends des études.
4. tu fais des études classiques d'autre chose et donc il te reste juste le weekend pour préparer un deuxième diplôme.
5. tu es un jeune marié, tu as 20 ans, et tu aimes trop ta femme pour envisager de passer du temps loin d'elle pendant les 5 jours tout entiers que constitue la semaine. J'ai une connaissance qui...

Clairement, pour les gens qui se rangent dans les cases ci-dessus, le système ne présente que des avantages: tu as le même diplôme ou presque que les étudiants de la semaine; tu peux partir en échange; tu as des cours un weekend toutes les deux/trois semaines; tu payes moins cher, et si tu as de bonnes notes, on peut te proposer de suivre le cursus de la semaine.

Ces dimanches sont pour moi de bonnes journées, qui me rappellent légèrement les cours d'allemand en terminale, où ce qui nous tenait éveillés était la question existentielle: la prof frottera-t-elle sa poitrine contre le tableau cette semaine de façon à obtenir des traces de craies? Là, dans une salle mal chauffée, je rencontre des gens intéressants venus d'un peu partout, qui font un peu de tout, ou des simples parachutés du cursus classique comme moi.


Le seul inconvénient étant donc qu'un weekend de temps en temps,
il faut oublier la vodka.

Et la messe. Mais apparemment, ils la rediffusent à la radio...

samedi 12 décembre 2009

10+1 ways to go green

To-do list, tracklist, top ten list, short list, mailing list, passenger list, task list, playlist, book list...
Every Saturday has its list.



The Satuday list is set on Copenhagen time.


Because we all know how we can go green, but don't necessary think about it all the time...

1. Wear a sweater. And set your winter thermostat a few degrees lower.
2. Use a water filter instead of buying bottled water. It's cheaper on the long run, and it generates much less waste. And you can still use a refillable bottle when you're on the go.
3. Recycle your newspapers. It actually makes a really nice wrapping paper (Christmas tip?).
4. Eat local fruit and vegetables. The more food miles, the more pollution. Fruit should be chosen for its taste, not for its ability to travel the world for days, shouldn't they?
5. Eat seasonal fruit and veg. Because it takes a lot of energy to make a greenhouse work. Plus, have you ever eaten a tomato in December? It just tastes weird. When it actually has a taste.
6. Turn off the water while brushing your teeth. Because. It. Drives. Me. Crazy. Mad. Really.
7. Don't boil much more water that you need in your electric kettle. More water to boil means more energy to boil it, and it is going to get cold and will have to be boiled again anyway...
8. You can use your car. Only if your carpooling.
9. Use mineral salt deodorant sticks. I've been using mine for the last 5 months, and I don't think it will be over one day.
10. Unplug turned off appliances and battery chargers. They still suck juice.
11. Bring you own bags to the grocery store. Seems obvious.

Gâteau au chocolat de ma Grand-mère


Parce que l'histoire raconte que mon arrière-grand-mère trouvait, à l'époque du rationnement communiste, du cacao de contrebande. Et des bas nylon, aussi. Et parce qu'aujourd'hui, mes amis qui n'aiment pas les gâteaux au chocolat (oui, c'est gens-là existent et j'accepte de leur parler) en raffolent!


Mesure de base: le verre (type nutella)

Liste de courses:
- 3 ou 4 cuillères à soupe de cacao en poudre
- 1,5 verre de sucre
- 250g de beurre
- 0,5 verre d'eau
- 2 oeufs
- 2 verres de farine

Faire cuire le cacao, le sucre, le beurre fondu et l'eau 7 minutes à feu doux. Laisser refroidir jusqu'à ce que le mélange soit complètement froid.
Ajouter la farine et les oeufs, avec un mixer de préférence.
Verser la préparation dans un moule à cake beurré et cuire 45 minutes dans un four préchauffé à th.6 (180°).

Simple, mais efficace.

vendredi 11 décembre 2009

Du racisme ordinaire



Il y a quelques jours, j'ai déjeuné avec des copines. Trois copines qui se connaissent depuis le début des études, et qui s'entendent très bien. J'aime beaucoup ce genre de déjeuners, on peut y glisser un mot de temps en temps, tout en se tenant suffisamment en retrait pour se faire momentanément oublier des autres participant(e)s, qui ne se retiennent alors plus de confier leurs plus sombres et intimes pensées.
Etant toutes linguistes à ce déjeuner, la conversation a très vite concerné certains sujets de prédilections des étudiants en langues: quelle langue est difficile à apprendre, dans quel pays on a des amis, quelle langue est mélodieuse, dans quel pays on aimerait vivre...

Seulement sans que je ne comprenne comment (ni pourquoi), la discussion a étrangement dérivé vers:
quels peuples nous n'aimons pas.

Autant te dire que là, je me suis mise en mode d'observation complète et totale (avec interventions ponctuelles pour modérer le débat).

En vrac, il y a celles qui un jour ont discuté avec un mec vachement sympa, mais ont brutalement coupé les ponts avec lui parce qu'il était allemand (sans pour une fois avancer d'argument historique, ce que j'ai malgré tout trouvé classe). Il y a celles qui sont allées en vacances en Egypte et en Grèce, se sont fait arnaquer de 2€, ont acheté un bracelet de qualité médiocre, et ne font plus confiance aux Arabes et aux Grecs depuis. "Ah non, moi j'aime bien les Allemands, mais je supporte vraiment pas les Arabes", ai-je entendu. Les Italiens ne pensent qu'au sexe et sont toujours impolis, voire insultants. Les Turcs sont bizarres, cherche pas, un peu foireux, un peu imprévisibles, juste bizarres. Les Roumains sont pauvres, donc pas dignes d'intérêt. Et j'ai une copine qui s'est acheté une main de Fatma, et maintenant, elle a un symbole musulman (inexact) chez elle, tu te rends compte?

A la fin de la conversation, j'avais une drôle d'impression... Une drôle d'impression de quoi, je ne sais pas, mais je savais pourquoi. La Pologne ne s'est jamais considérée comme une terre d'immigration, mais plutôt comme une terre d'invasion, un coup les Russes, un coup les Allemands, un coup les Autrichiens, et un peu d'Ukrainiens pour pimenter le tout.
Alors oui, je savais qu'il y a une inimité envers les Russes qui se transmet assez bien de génération en génération (bien plus qu'envers les Allemands), les Soviets sont restés trop longtemps pour être aimés ; et jusqu'à la fin des années 90's, il y avait des écoles où le russe était obligatoire, faute d'enseignants d'autres langues. Je ne cautionne pas, je constate.

Toujours est-il que j'aimerais également comprendre ce désamour de l'étranger qui accueille le touriste à bras ouverts, dont le moindre représentant qui commet un faux pas devient représentatif, et alors que ses concitoyens sympathiques ne seront toujours que des exceptions...

jeudi 10 décembre 2009

Story of Stuff

The Bric-à-Brac section is set on Copenhagen time.

Watch this amazing video by Annie Leonard. Make some tea, take your time, and just watch it. The whole thing. (Subtitles)



Ok, and now you can click here and see what she thinks about Copenhagen.

mercredi 9 décembre 2009

Celle où tout m'irrite

Si tu cherches "irritant" dans Google images, ne dépasse jamais la première page de résultats.
Sous aucun prétexte. Je dis ça pour toi.

Hier, 8h00. La journée commence trop bien, je ne suis que paix et amour dans mes chaussettes 100% coton. Je me retiens d'étaler mon bonheur sur twitter en kikoolol jtm, c'est dire.
Même jour, 9h10. Voilà, j'ai reçu un mail qui pue, il fait gris dehors, un site de vente en ligne me demande de prouver mon identité avec un justificatif de domicile, j'ai plus de chocolat, ma banquière m'a oubliée avant de partir en congé maternité, je suis encore en train de tomber malade, j'ai le mal de Paris, va comprendre. Autant te dire que je n'ai rien fait de ma journée et ça s'est mal passé. A 13h, il ne me restait que mes larmes et ma journée était passée de VDM à VDM².
1h45. Ah ben c'est pas fini, je connais quelqu'un qui a un don pour le mail qui pue (même pas monothématique, en plus).

Ainsi, aujourd'hui, je vide mon sac et je te parle de tous ces trucs futiles qui énervent quand même (mais qui n'ont rien à voir avec ma journée...).

Les gens qui remettent en cause le principe de Miss France.
Autant je ne comprends pas comment une fille peut avoir envie de s'extasier sur des produits de terroir pendant un an, autant j'aimerais qu'on m'explique ce que les gens trouvent à redire au concours. Oui, les miss peuvent dire "je suis en BTS esthéticienne pour devenir esthéticienne", je suis pas sûre que ça soit un handicap. Comment te dire... Dans un concours de beauté, avoir un master en physique quantique, ça n'aide personne. Pire, je crois qu'une fille intelligente peut perdre les pédales en pleine prestation de groupe folkorique landais.

Les gens qui ne sont pas conséquents.
Végétalien, c'est bien, mais c'est pas assez. Je propose que les gens qui refusent d'être omnivore aillent jusqu'au bout de leur démarche de protection de l'environnement et de la vie: on oublie tout ce qui est issu du règne végétal, aussi. Parce que prendre la nourriture de la bouche des pandas, c'est mal. Finies, les portes en bois et les fringues en lin, aussi.

Les gens qui ne t'écrivent que pour te corriger.
Oui, j'en ai eu un, comme ça, à qui je n'avais pas parlé depuis 2 ans, et qui ne venait ici que pour relever LE "s" en trop du jour et écrire les deux mots incriminés sur mon wall facebook. Et rien d'autre. Au-delà du ah-merde-j'ai-fait-une-faute, il y a le c'est-tout-ce-que-t'as-à-me-dire? Depuis, on n'est plus amis sur facebook. Mais comme on n'était déjà plus amis irl...

Les gens qui veulent absolument de remonter le moral.
Parfois, moins on en parle, mieux ça va. Si tu dis 5 fois que tu n'as pas envie d'en parler, c'est qu'au-delà de la politesse, il y a de la sincérité (limitée tout de même, puisque tu t'abstiens de proférer des menaces, même si tu as très envie).

Les gens qui s'extasient sur tout ce qui vient de chez Google.
Oui, moi aussi, j'étais comme ça, avant de me rendre compte que je ne comprends pas du tout Google wave, que Chrome beta pour mac laisse à désirer, que je trouve génant que tout mon historique de session soit mémorisé si je ne désactive pas la fonction. Cela dit, mon prochain jouet fonctionne sous android, et je suis bien contente. Parce que c'était ça ou un Ipod Touch, et j'avais peur de tomber dans le même excès, version pomme... dans les pommes quoi. (je fais des jeux de mots pourris si je veux, c'est mon blog après tout)

Les gens premier degré.
Je préfère ne rien dire, ça va les attirer.

Et vous, (qu'est-ce) qui vous irrite?

mardi 8 décembre 2009

2

J'ai envie d'écrire une note extrêment courte, kikoolol (mais pas lach T komz) et g-tal ma life (plus que d'habitude, s'entend),
mais mon respect du lecteur me (te?) sauve.



Son blog

lundi 7 décembre 2009

L'écologie des 90's

Clique, nez pas peur!

A priori, si tu es arrivé jusqu'ici, c'est que tu ne vis pas dans une grotte. Tu es donc sans doute au courant qu'aujourd'hui commence la conférence de Copenhague, 15e d'une série de réunions annuelles des puissants de ce monde pour sauver la planète. Tu es sans doute également au courant que jusque là, ils ont eu une efficacité limitée, et que s'ils tenaient vraiment à la cause, ils se seraient mis à la vidéoconférence il y a bien longtemps. Toujours est-il que pour l'instant, c'est chacun pour sa pomme, et comme il y a 192 pommes qui discutent et essaie de tirer leur épingle du jeu, finalement, les 192 pommes en pâtissent, et leurs pépins aussi (les pépins, c'est nous, je sais, c'est pas clair).

Mais je ne vais pas vraiment vous parler écologie, parce que:
- si je commence, il va vous falloir 14h32min78s montre en main pour finir de lire la note.
- j'aurai pris l'avion 4 fois cette année pour des moyens courriers, et du coup, j'ai beau ne manger que des oeufs bio et boycotter les raisins d'Afrique du Sud, je suis mal placée pour donner des leçons.


Non, on va parler d'un personnage qui a marqué l'écologie des années 90, et ce à l'échelle planétaire, j'ai nommé...


Roulement de tambours...



José Bové
Captain Planet !!
Yeah, babe.


Pour ce qui ne le connaissent pas, le Captain, c'est lui:

La dame qui fait 30 fois sa taille, c'est sa mère, Gaïa (doublée pendant 3 ans par Whoopi Goldberg, bordel!),
les minus, ce sont les Planeteers.

Captain Planet, créée en septembre 1990, est la première série pour enfants qui s'est attelée à la destruction et à la pollution de l'environnement (sauf dans un épisode, consacré au SIDA).
Les Planeteers, qui ont le pouvoir d'appeler le Captain, sont des jeunes des cinq continents ou presque: Amérique du Nord, Afrique, Asie, Amérique du Sud, Union Soviétique (remplacée par l'Europe de l'Ouest dès décembre 90). Chacun a un pouvoir qui lui est donné par une bague: eau, vent, terre, feu, coeur. Même que quand j'étais petite, je voulais être la 6e Planeteer.



Force est constater que la série avait un train d'avance sur la société dans beaucoup de domaines:

Primo, le casting est tex-mex reflète la diversité des communautés et couleurs de peau dans le monde. En plus, ils bossent main dans la main, putain. (pardon) Et l'Africain dirige plus ou moins le groupe.
Deuxio, le casting est mixte. Et les filles font des trucs de leur vie, comme biologiste marine.
Tertio, les méchants représentent l'avidité, la surconsommation, le capitalisme ultralibéral, le développement de la technologie au détriment de l'humain, la pensée à court terme. Tu regardes Captain Planet, tu comprends la crise.
Quattro, dans les épisodes sur Rio92, les méchants renient leurs promesses, prennent Gaïa en otage et la font vieillir prématurément.

Et Captain Planet, c'était aussi des Planeteer Alerts, qui résumaient en 30 secondes la leçon de l'épisode, comme ça les enfants que nous étions saisissaient bien l'idée.





Considérant qu'à peine plus de 4h par jour
suffiraient aux dirigeants de voir l'intégrale
pendant le Conférence de Copenhague,
je propose qu'ils fassent ça le matin,
pour se remettre les idées en place avant les débats...


The power is yours!!


On a déjà parlé du Captain ici,
mais on sent moins le délire paranoïde de la fille sous acide
le hors-sujet dans ce qui précède.

dimanche 6 décembre 2009

Bonne fête...

Même sans l'âne, le costume donne l'air fou.

...à tous les Nicolas (ou presque), et aux Lorrains, aux Russes, à la ville de Houilles, aux écoliers, aux enfants, aux marins, et aux célibataires.
Oui, Saint-Nicolas est patron de tout ce beau monde. Je cherche mais je ne trouve pas un pays qui me va de point commun.


samedi 5 décembre 2009

10 bonnes raisons de ne pas se présenter à Miss France

To-do list, tracklist, top ten list, short list, mailing list, passenger list, task list, playlist, book list...
Every Saturday has its list.

Ce soir, c'est le moment que nous attendions tous avec impatience. Quand je dis tous, je pense surtout aux lecteurs qui ont plus de 85 ans, une bonne capacité à résister aux mauvaises émissions télé (entraînement sur les Feux de l'Amour?) et une vie sociale inexistante - à moins que vous ne regardiez les Miss entre amis...

Pour rendre hommage à l'émission, voilà 10 bonnes raisons de ne pas se présenter au concours.

1) Miss France, c'est une occasion inespérée de montrer que tu es belle. D'ailleurs, pendant un an, tu ne seras QUE belle (mais après on t'accusera d'être superficielle).
2) Oh chouette, la foire du saucisson et du fromage frais de Finfondlacampagne.
3) Valérie Pascale et Nathalie Marquay ont été Miss France.
4) Les connards (et les photos super cheaps qu'ils ont trouvées)
5) Peut-être que, comme tout le monde, tu te demandes par quel miracle Geneviève est encore en un morceau, mais au fond, tu ne veux pas le savoir.
6) L'occasion unique de porter une robe unique... en son genre.

Qui est coupable de la robe de Chloé Mortaud, potiche 2009?

7) Tu penses pouvoir cacher tes photos olé-olé? Geneviève voit tout, Geneviève sait tout.
8) Tu rates la trilogie du samedi. (Tu rates aussi le téléthon, ça compense peut-être...)
9) Devine comment finir présentatrice sur W9 malgré un master en sciences de la matière?
10) L'écharpe que tu es obligée de porter, elle ne chauffe pas, en vrai. Je dirais même que la bordure gratte (délit de sale gueule de la part de la bordure, tout à fait).

Propagande gouvernementale?


Il va regretter d'avoir posé sa journée, une tagline UMP prod?


vendredi 4 décembre 2009

Le Capitaine Planète des Virus

Je n'avais pas envie d'en parler. Mais pas du tout du tout, alors. Seulement, à force d'en entendre parler partout, l'envie de donner mon avis a commencé à sérieusement me démanger. Comme pour l'affaire Polanski, en somme. Roman qui est d'ailleurs maintenant cloitré dans son chalet à Gstaad. La vue sur la montagne et ses propres draps, dure, la vie.

Vous devez vous demander quel est donc ce sujet qui est tellement sur toutes les lèvres qu'il est même arrivé sur les touches de mon clavier? La tension est intenable, je sais...

C'est...

C'est la...

La gri...

La grip...

C'est la Grip'A, évidemment!

On va parler de la campagne de vaccination, ou de la campagne de prévention, ou des deux, on verra, ça n'a que peu d'importance à cet endroit de la note. En tout cas, on va parler campagne, et gestion de campagne dans les établissements d'enseignement supérieur.

Je précise tout de suite que non, je ne revendique pas mon droit à être vaccinée rapidement, et même à être vaccinée du tout, parce que comme ma mère, je pense que "dans 10 ans, il y aura un scandale parce que le vaccin n'a pas été assez testé"; et que oui, je crois profondément au fait que la grip'A évite aux médias de parler d'autre chose.

J'espère que vous avez bien saisi les instructions à suivre pour ne pas arriver au stade de pandémie: on se lave les mains, on se mouche éternue dans son coude, même chose quand on tousse, et on évite toutes relations sexuelles avec les malades. Fort bien. Que ceux qui ont toujours du savon dans leur fac me préviennent, je voudrais changer de filière et ai du mal à choisir.
Néanmoins, à mon humble avis, au dernier conseil, les problèmes apparaissent. En effet, relations sexuelles est à prendre ici au sens large: on essaie autant que faire ce peut de ne pas faire la bise, serrer la main ou se trouver dans la même pièce qu'un malade de la grip'A. Pourquoi diable cela pose-t-il problème? Parce qu'une fois que tu as passé ton 18e anniversaire (ou ton bac, c'est un peu flou) et que tu es en bonne santé, tu fais partie des gens vaccinés en dernier.

Développons.

Prenons un établissement universitaire classique. Les étudiants vont, viennent, rencontrent les amis qu'ils ont eu le temps de se faire avant les études et qui sont potentiellement en période d'incubation ou en train de se remettre de la grip'A. Contagieux, donc. Sachant que les étudiants vont et viennent, qu'ils s'échangent des postillons, on se rend très vite compte que ces postillons contiennent les microbes et virus d'une partie de leur entourage.
Si les amis de mes amis sont mes amis, les microbes des amis de mes amis sont mes microbes, aussi.

Maintenant, prenons le cas d'un établissement universitaire axé sur l'international, où toute une promotion, mettons 120/150 personnes, part en échange. Tous ces étudiants commencent alors à en recontrer d'autres, des quatres coins du monde. Des étudiants qui en ont vu d'autres, d'un peu partout aussi, et qui mélangent le pouvoir de leurs maladies infectieuses (n'ayons pas peur des mots). Et que se passe-t-il quand on mélange des pouvoirs du monde entier? On appelle le Capitaine Planète, qui est plus fort que tout. Sauf qu'ici, point de Capitaine Planète, mais une bonne grosse épidémie de grip'A qui se propage grâce à d'innocents étudiants transformés en bombes bactériologiques.


Pour ces étudiants, point de salut, puisqu'ils sont trop sains pour être vaccinés rapidement, et trop "de passage" à l'étranger pour faire partie du plan de vaccination des Français expatriés. Ils dépendent donc entièrement du pays où ils se trouvent, et de sa capacité à faire paniquer les gens (qui n'est pas toujours claire: ma grand-mère est persuadée que tous les malades du moment ont la grip'A et que les autres maladies n'existent plus... bonne ou mauvaise nouvelle?). Et dépendre de la peur des autres, on a beau dire, ça craint, non?

jeudi 3 décembre 2009

Blanquette de veau plus facile tu meurs

...parce que sans béchamel. Bouh la tricheuse, me direz-vous. Et vous aurez... tort. Fondamentalement. Parce qu'entre nous, la béchamel, c'est bon, mais c'est quand même une plaie à préparer. Je dirais même plus, que celle qui prend plaisir à préparer une béchamel me lance la première poêle. Cette recette est simple, mais looooongue, parce que la iande, c'est meilleur mijoté.


Liste de courses:
-de l'huile d'olive
-600g de blanquette de veau
-trois champignons de Paris
-un gros oignon
-20cL de crème épaisse
-une cuillère à café de moutarde à l'estragon
-2 cuillères à soupe de vin blanc

Emincer l'oignon. Couper les champignons en fines demi-tranches.
Couvrir le fond d'une casserole/cocotte avec de l'huile. Faire chauffer.
A feu vif, saisir les morceaux de blanquette de veau.
Verser la crème fraîche, le vin, la moutarde.
Lorsque l'ébullition a repris, ajouter l'oignon émincé, puis les champignons.
Laisser mijoter pendant au moins 30min en remuant de temps en temps.

Servir bien chaud avec des pommes de terre (écrasées avec un peu de lait, par chez moi) ou du riz.

Call me Bernie!

mardi 1 décembre 2009

Jean-Pierre Pernaut sort de ce poste!

Attention, cet article, à l'image de ce qu'il décrit, s'enfonce dans le malheur du monde. Âmes sensibles s'abstenir.

Elle sourit parce que Jean-Pierre Pernaut est en elle. Oui, vous avez bien lu.

Les journaux télévisés polonais ont la Jeanpierpernite. La Jeanpierpernite est une maladie non-contagieuse, mais destructice. Socialement dégénérative, plus précisément. La Jeanpierpernite, c'est ce qui fait que tous les jours, à 13h, sur la première chaîne française, tu découvres que la saison du rifle a démarré à Saint-Laurent-de-la-Salanque (mate ce reportage, juste pour les 3 blagues du présentateur à 1'23). Que celui qui n'a jamais regardé le 13h de tf1 et les Feux de l'Amour dans la foulée me jette la première pierre.

Le JT polonais, quelque soit sa chaîne, a enrichi la merveilleuse formule du reportage folklorique qui séduit tant la ménagère de plus de 50 (60? 70?) ans. En effet, les rédacteurs ont eu la bonne idée d'ajouter un côté misérabiliste à la chose. Le JT est donc un merveilleux moment où l'on fait pleurer dans les chaumières, à coups d'enfants malades, de chiens maltraités et de maisons de retraite où les pommes de terre ont moisi. Bref, si avant les infos, tu étais malheureux et pauvre, après les infos, tu es content de n'avoir ramené qu'une double fracture ouverte du fémur de ton séjour au ski et tu fais des dons pour la famille de la petite Irena qui a la mucovicidose dans un 37m2 qui a des problèmes d'humidité.

Evidemment, le journal télévisé ne pourrait pas ce permettre de ne parler que de chiens écrasés et enfants malades. Ok, on parle d' une émission qui commence par "Bonsoir" et qui te démontre que la soirée est pourrie, mais son but n'est pas de provoquer plus de suicides que le management de France Télécom (ça fait longtemps, d'ailleurs, non?). Alors oui, les grandes astuces de ce monde sont aussi d'actualité. La preuve avec ce fermier qui a installé un péage à l'entrée d'une route boueuse qui est aussi un pratique raccourci face à la nationale embouteillée. Ou alors avec cet homme qui va tous les jours au travail en vélo aquatique.


Je te sens dubitatif: mais où sont diable les vrais infos? Le Nobel d'Obama? La crise qui ne passera pas par la Pologne? Les scandales politiques? La libération imminente de Polanski? La réponse est simple: en fin de journal. Oui, il y a comme une inversion des priorités qui fait que je suis incapable de regarder le journal en entier tant les premiers sujets ne captent pas mon attention.
Cela dit, j'y vois un avantage: entre le moment où le journal commence et le moment où tu dois vraiment t'asseoir devant la lucarne, il y a dix bonnes minutes pendant lesquelles tu peux finir ta rangée de tricot ou ta mousse au chocolat. Tu te sens pas obligé d'être ponctuel, en gros.