dimanche 28 février 2010

Les vacances, suite et fin


Aujourd'hui s'achèvent pour moi, pauvre étudiante, les vacances.
Dressons un bilan: j'ai été malade du premier dimanche au dernier samedi (même que j'ai déclenché une méga quinte de toux la nuit parce que j'ai éclaté de rire pendant un rêve sur les régionales). Je constate également que j'ai pas bossé des masses, parce qu'en temps normal je me divertis la première semaine et je travaille la seconde, or ces vacances n'ont duré qu'une semaine... Je suis tellement en retard que de toute façon je vais voir Un Prophète cet après-m, on n'est plus à ça près. Et les César m'ont donné envie d'aller voir le film d'Audiard. C'est d'ailleurs peut-être la seule chose positive qui est ressortie de ma soirée devant les Césars (ah si, Adjani remerciant Zidane de l'avoir inspirée, c'était pas mal non plus).

Néanmoins, point hautement positif des wakans, j'ai trouvé des entreprises dans lesquelles ça m'intéresserait de faire un stage cet été. Autrement dit, la perspective de passer l'été au Canada prend corps, et ça, c'est top.

samedi 27 février 2010

Celle où on parle à M'sieur l'Agent

Hier, peu après minuit et peu avant une heure, en pleine marche du cinéma vers le métro, nous sommes tombés sur trois agents de police et un civil à terre. Là où une bonne partie des gens alentours passaient sans les voir, nous avons décidé d'aller jeter un oeil. Pas pour assouvir nos envies de voyeurisme, pas non plus pour nous assurer qu'il n'y avait pas de bavure policière, mais parce que le civil à terre avait peut-être perdu connaissance, et que l'Homme a son brevet de secourisme (et que les policiers, on sait pas).
Comment vous dire, l'accueil des policiers a été plus que froid. Dès que nous nous sommes trouvés à un peu de 5 mètres de la scène, la jeune femme en uniforme nous a interpelés: "Allez-y, prenez des photos, vous gênez pas!", suivi d'un "On vous rassure, il a couru le premier" du deuxième agent. Et là, le troisième agent se relève, nous regarde, et assène en désignant le virage du couloir du métro: "Vous savez, on lui a encore rien fait, on attend que vous soyez partis par là pour le latter". On a bien dû rester quelques secondes à nous demander quoi répondre à ça (si vous avez des idées...), puis nous avons repris notre chemin.
Sans dire que ces trois agents étaient représentatifs de leur profession, je crois que l'épisode, aussi court qu'il soit, a montré la méfiance mutuelle qui s'est installée entre une partie de la population et une partie des forces de l'ordre. D'accord, les uniformes m'inquiétaient beaucoup jusque là, mais c'était une angoisse irrationnelle, sans fondement aucun, qui me poussait à chantonner le générique des Tortues Ninja en passant près des CRS pour me donner du courage. Toujours est-il que l'on voit beaucoup plus de policiers dans les rues de Paris que dans celle de Varsovie ou d'Amsterdam (tu vois la tête des touristes, à Amsterdam?!), et que je ressens du coup cette angoisse plus souvent à Paris qu'ailleurs.
Seulement, ces policiers m'ont vraiment inquiétée, en montrant que a) ils se méfiaient de nous parce qu'on aurait pu les gêner dans l'exercice de leurs fonctions, b) hahaha, faire des blagues sur l'éventualité d'une bavure policière c'est trop fun. Ils ne sont pas nécessairement représentatifs de leur profession, mais ils ne m'ont sûrement pas aidée à lui faire confiance.


PS: Waouh, Océans, tellement beau! (Sauf quand les bélugas se prennent dans les filets de pêche, là, c'est triste.) Allez le voir!
PPS: J'ai quand même fait rentrer une bouteille d'eau dans un UGC. Pas froid aux yeux, hein.

vendredi 26 février 2010

Nuggets de poulet au zahtar

Ca fait longtemps qu'on avait pas mangé, ici, non? C'est réparé!

Voilà une recette parfaite pour les enfants ou pour présenter la viande d'une façon qui change un peu de l'ordinaire. Et le poulet trempé dans le lait est teeeeeellement tendre...
Pour ce qui est du zahtar, le jour où on m'en a mis entre les mains, ce fut un véritable coup de foudre! C'est un délicieux mélange d'épices que vous trouverez facilement dans toute bonne épicerie orientale. Cela dit, vous pouvez utiliser toute autre épice pour la recette (je la vois bien avec du curry...) ou des herbes fraîches hâchées, plus savoureuses que leur version séchée.

Liste de courses:
- 1 escalope de poulet par personne
- du lait
- 1 oeuf (pour 4 escalopes)
- de la chapelure
- du zahtar (ou autre épice/mélange d'épices)

Découper les escalopes en dés d'environ 3 cm.
Mettre les morceaux dans un plat creux et couvrir avec du lait.
Laisser reposer au frais au moins une heure.
Battre l'oeuf dans un petit bol (type bol en porcelaine chinoise).
Dans une assiette creuse, mélanger les épices et la chapelure en mettant au moins 3/4 de chapelure. Vous pouvez commencer par faire une petite quantité de mélange et en refaire si besoin est.
Tremper un à un les morceaux de poulet bien essorés dans l'oeuf avant de les rouler dans le mélange de chapelure et d'épices.
Faire frire les nuggets à feu moyen dans de l'huile (olive ou arachide, de ce côté du clavier), jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés et cuits à coeur.

A servir avec des frites et une salade pour une version maison du fast-food! Enjoy!

mercredi 24 février 2010

Boltanski vs Les Bienveillantes

Cela va sans doute vous paraître étrange, mais je vais vous parler d'un évènement passé. Cet évènement, c'est Monumenta 2010 et l'installation "Personnes" de Christian Boltanski. Si je vous en parle 3 jours après sa clôture, c'est que j'y suis allée très tard, et surtout, que je devais digérer. Emotionnellement parlant. Surtout que j'ai visité l'installation dans un contexte littéraro-personnel particulier.
Pendant 2 mois et 3 semaines, j'ai traîné un ouvrage de 1400 pages (pour l'édition poche) dans tous mes déplacements. Une fresque au narrateur malsain et fascinant à la fois, j'ai nommé Maximilian Aue, officier SS, dont les mémoires fictifs ont été consignés par Jonathan Littell dans Les Bienveillantes. L'auteur s'est extrêmement bien documenté avant de s'atteler à l'ouvrage, et les crues descriptions laissent souvent place à des reflexions éminemment fines. Si le thème central est la seconde guerre mondiale, le narrateur se laisse parfois aller à des récits personnels ou à des flashbacks dans lesquels se mêlent foutre, sang, merde et onirisme. Au moment de voir "Personnes", j'étais à quelques 15 pages de la fin des Bienveillantes.


Lorsque je suis entrée dans la Nef du Grand Palais, j'ai ressenti un malaise. J'étais là, dans une oeuvre symbolisant la Shoah, et les allées bordées de vêtements me semblaient aussi interminables que les battements de coeur diffusés étaient assourdissants. J'ai été physiquement malade de la surimpression des émotions de mes lectures et des émotions suscitées par l'installation de Boltanksi. Pourtant, je suis restée, comme enveloppée par tant de Mort, et la Mort, on n'en sort pas. Cette première impression vaincue, j'ai concentré mon attention sur l'impressionnante colline de vêtements de seconde main. La pince qui en animait le sommet me semblait avoir un dessein, une vie propre, et ma présence en ce lieu, bien que pleinement justifiée, m'avait rendue voyeuse de son activité. J'ai détourné les yeux avec gêne. Seulement, détourner les yeux, c'était se tourner vers le sol couvert de vêtements et en avoir les larmes aux yeux. Je suis sortie précipitamment et l'air frais du soir parisien sur mes joues m'a plus que jamais fait prendre conscience que j'étais vivante. Je pense avoir erré une petite heure, sur les Champs-Elysées, avant de retourner dans le ventre de Paris. Je sais que j'ai eu des cauchemars la nuit suivante, et que Boltanski tout comme Littell y ont contribué.

A ceux qui n'ont pas visité l'installation de Boltanski, je dirais simplement que c'est regrettable. Pour ce qui est des Bienveillantes, c'est un livre que je ne conseille ni ne déconseille. C'est un livre qui se lit jusqu'au bout
, en prenant son temps. C'est un livre qui se digère.

lundi 22 février 2010

Celle où j'habite dans le 16e

Par un étonnant (et vil) coup du sort, j'ai emménagé il y a peu dans le 16e arrondissement parisien. Le 16e, au début, je l'imaginais comme un quartier ennuyeux, dans lequel rien ne se passe et où je n'aurais pas grand-chose à faire. Comme j'avais tort! Après moins d'un mois passé dans le 75116, je vois bien que le quartier a beaucoup à apprendre à une jeune fille de 20 ans qui avait l'habitude de se complaire dans les vices (et les bars) du 11e.

La vue à la sortie du métro est tout de même plus sympa...


Observation n°1: Il n'est pas choquant de ramener de chez le teinturier un T-shirt noir et un T-shirt blanc. Surtout si on a amené au préalable ces T-shirts chez ce même teinturier.

Observation n°2: Si tu as quelque chose à cacher, gare à toi. Parce que c'est le concierge qui récupère le courrier des 30 appartements et dépose les lettres et colis sous la porte correspondante.

Observation n°3: Si tu rentres par le dernier métro avec une grosse faim, tu as tout intérêt à avoir un casse-croûte qui t'attend à la maison.

Observation n°4: Les Porsche moches, surtout en blanc, ça existe. Les gens qui les achètent aussi.

Observation n°5: Après comparaison avec le 16e, tu te rends compte que la région transfrontalière entre le 6e et le 7e est en fait extrêmement animée après 20h.

Observation n°6: Oui, il est tout à fait possible d'avoir l'air d'une bonne chrétienne avec une mini-jupe et des talons. Il suffit de collants noirs et de beaucoup de gris. Maintenant que je sais ça, je n'ai plus d'excuse.

Je ne doute pas que mon nouveau quartier, même si je n'y resterai sans doute que quelques mois, m'apprendra encore beaucoup. Tout comme j'espère que les gens de mon immeuble apprendront à dire bonjour aux voisins qu'ils croisent...

dimanche 21 février 2010

Coloro

Une très jolie vidéo qui montre ce qu'on peut obtenir avec une excellente maîtrise de la lumière.
Enjoy!

samedi 20 février 2010

Non à l'envahisseur d'outre-Rhin!

Cette semaine sont apparues dans les couloirs du métro parisien des affiches de concert qui m'ont fait faire un bond dans le temps. C'était un matin de 2006, où, entre deux cuillères de céréales, j'ai prononcé la phrase: "Wer ist bitte dieses Mädel?" (Mais c'est qui cette fille?) La réponse est tombée comme un couperet: "Ich glaub', es ist ein Junge" (Je crois que c'est un mec). C'était ma première rencontre avec Tokio Hotel.


Depuis le clip de Der Letzte Tag, j'avoue ne pas avoir écouté très souvent les morceaux du groupe. Tokio Hotel, ce sont deux jumeaux qui ont des problèmes capillaires, et d'un batteur et d'un bassiste qui ont des faux airs d'Hanson brothers (et eux non plus n'étaient pas heureux dans leurs cheveux). Preuve que le ridicule ne tue pas et peut apporter une certaine renommée. Et parce que moi aussi, ado, j'avais des problèmes capillaires - qui réapparaissent, d'ailleurs, mais là n'est pas le propos - j'ai très vite classé TH dans "groupes des jeunes filles en fleur qui se rebellent contre leurs parents en se teignant les cheveux". Pas tout à fait à tort, je crois bien:


J'aimerais bien que le Petit Journal filme devant Bercy le 14 avril.
Vraiment.

Néanmoins, sans cautionner le massacre musical auquel procède régulièrement le groupe, il faut lui reconnaître un mérite. Tokio Hotel a déringardisé la langue allemande, souvent considérée comme inutile (au mieux) par les parents de jeunes qui choisissent une langue. Voilà, le passage de la langue de Goethe à la langue de Tokio Hotel en passant par celle d'Hitler (la germaniste en moi est en souffrance physique et psychique à cet endroit de la note) a aidé les profs d'allemand à reprendre confiance en leur matière, devenue un moyen de communication avec les idoles d'une génération.


vendredi 19 février 2010

Speed Painting


J'ai failli oublier de vous dire!
Si vous êtes amateurs d'art, ou que vous vous posez des questions sur l'art, vous risquez de trouver votre bonheur chez Magda Danysz. Sa galerie, nichée dans le 11e, accueille jusqu'au 2 mars l'exposition Speed Painting 01. Le lien entre les toiles? Elles ont toutes été peintes en 99 minutes top chrono. Le résultat est sublime, et surtout, abouti. Un joli pied de nez à la perpétuelle question du "Combien de temps cela prend-il à faire?" et un très bel hommage à la peinture.
Allez donc très vite découvrir les six artistes et leurs oeuvres à la Galerie Magda Danysz, 78, rue Amelot (M° Saint-Sébastien Froissart), jusqu'au 2 mars.

Et si vous voulez m'offrir le tableau de Vuk Vidor ou celui de Stéphane Pencréac'h,
on peut en discuter...

jeudi 18 février 2010

La Princesse aux Yeux Verts

Hier, alors que je n'avais pas grand-chose à dire (ça arrive même aux meilleurs, vous savez), jya m'a suggéré d'écrire la suite du début d'un conte posté sur son blog, La Princesse aux yeux verts. Pour lire le début, cliquez là. Voici ma suite.


...Une fois en route, elle se rendit compte que malgré son envie de trouver un prince, elle ne savait pas tellement où commencer à chercher. C’était après tout la première fois qu’elle partait du château simplement avec sa bulle, et ce départ était un peu précipité. Elle décida donc de marcher aussi loin qu’elle le pouvait, en se disant qu’elle trouverait bien un foyer prêt à l’accueillir. En chemin, sa bulle lui conseilla de réfléchir aux qualités du prince qu’elle souhaitait rencontrer. Après tout, la princesse savait juste qu’il devait avoir les yeux verts et qu’elle souhaitait s’y refléter. A la tombée de la nuit, elle s’arrêta dans une auberge, et, sans révéler son identité, s’assit à une table, commanda un verre de vin rouge et une assiette de soupe, et coucha sur le papier ses idées du jour. Elle décida que le jeune homme aurait des bras parfaits pour s’y lover, des dents bien droites, et qu’il serait instruit, autant pour comprendre les fluctuations de la bourse que pour trier le linge. Elle ne savait toujours pas où chercher son prince, mais pensa, après avoir fait chabrot, que la nuit lui porterait sans nul doute conseil.…


La suite est sur Rêverie Lunatique...

mercredi 17 février 2010

Théorie de l'évolution

Transmission des gènes. Schéma.


Voilà une image que j'avais envie de partager depuis bien longtemps, parce que je la trouve Oh So Cute. Elle vient du fort intéressant blog Why Evolution Is True? Euh... je mets le lien, tout en prévenant que le deuxième article sur la page d'accueil en ce moment est "les 50 animaux les plus bizarres", illustré par une photo d'une chauve-souris à gueule fripée (oui tout à fait, c'est son nom scientifique).

mardi 16 février 2010

Humour de traducteur

C'est triste, mais c'est vrai, l'humour de traducteur existe. Il s'apparente à un Kamoulox en langue étrangère, à une suite de mots qui ont un semblant de sens aux yeux d'un rédacteur non-initié. Le fou rire est bien souvent obtenu grâce à un simple traducteur automatique, et toujours grâce à quelqu'un qui pensait maîtriser une langue. Les sites qui font rire les traducteurs sont nombreux. Avec, en tête de liste, engrish.com.

Et mon image préférée est sans doute celle-ci:

Pour les non-anglicisants, traduit par Babelfish, ça donne ça:

La manière de faire du thé.
1. La quantité de thé utilisée dépend de personnellement aime flotter, la quantité de thé et l'eau imbibe l'heure d'avoir le rapport inverse, les commentaires du monde que la quantité d'identification de thé utilisée est les thés 3g, enfonce l'eau bouillante de 150 cc, bonne quantité gonflée plusieurs fois.
2. Affrontez les bosses de ce thé la porcelaine ou l'ensemble de thé en verre de système comme est bon, faites le thé nettoie certainement doit, évite l'odeur peu commune, le thé met dedans d'abord à l'eau bouillante a brûlé l'ensemble de thé, peut recevoir garde l'effet chaud concurremment de la lixiviation de goût de thé d'accélération.

Autant te dire que les traducteurs sont rassurés quant à l'utilité de leur métier quand ils lisent des textes comme celui-ci (et contrairement à ce que l'on peut entendre, non, les logiciels de traduction automatique ne sont pas une solution).

lundi 15 février 2010

I Love You Phillip Morris


Comme tu le sais peut-être, hier, c'était le Nouvel An chinois. Pour fêter ça, point de défilé costumé ou de potage pékinois pour nous, mais un bon vieux ciné. Comme tu l'auras compris grâce au titre de cette note (et si tu n'as pas compris, je ne peux pas grand-chose pour toi...), nous sommes allés voir le dernier Jim Carrey. Parce que j'adoooooore Jim Carrey.

L'histoire est simple: c'est celle d'un flic, mari et père de famille heureux, qui décide vivre pleinement après un accident de voiture qui lui a presque coûté la vie. Autrement dit, sortir avec des hommes et acheter tout ce qui lui fait envie. Pour s'assurer un train de vie extravagant, il commence par l'arnaque à l'assurance et les fausses cartes bleues. Très vite, le b.a.-ba de la fraude ne suffit plus, et c'est avec talent que Steven Russell nage dans le luxe. Rien ne l'arrête, même son premier séjour en prison, durant lequel il rencontre Phillip Morris, qui devient son compagnon. Des séjours en prison, il en fera plusieurs, et s'évadera toujours de façon étonnante pour reprendre son activité de fraudeur.
Aujourd'hui, Steven Jay Russell moisit en prison, avec une heure de douche et de promenade pour jour. Il a pris 144 ans. Oui, c'est une histoire vraie, qui n'est pas sans rappeler celle de Frank Abagnale, maître de la fraude aujourd'hui au service du FBI. Steven Russell est sans contexte l'autre roi de l'arnaque, avec un don pour s'échapper de prison en plus (et 163 de QI, accessoirement).

I love You Phillip Morris, un film à voir, parce qu'il est rythmé, parce qu'il y a Jim Carrey dedans, parce qu'Ewan McGregor vaut le détour, parce que c'est drôle, sérieux et triste à la fois. Parce que l'arnaque est au coeur du sujet, et que pour la première fois je vois au cinéma un couple d'homos qui ne jouent ni les folles, ni les bonnes copines de shopping, ni les amoureux incompris, mais que le film a quand même eu du mal à trouver un distributeur aux Etats-Unis.

Une bonne sortie en cette Saint-Valentin...

samedi 13 février 2010

Elisabeth Badinter vs Blanche-Neige

Hier est sorti le nouveau livre d'Elisabeth Badinter, Le conflit, la femme et la mère. Bien que n'ayant pas eu l'ouvrage entre les mains, sa sortie m'a donné l'occasion de me pencher sur les théories de Dame Badinter, que je connaissais assez mal jusque là. Je préfère vous prévenir tout de suite, je parle sans doute d'idées que je ne maîtrise pas tout à fait dans la suite de cette note. Question de ressenti.


Pour écouter Elisabeth Badinter répondre aux questions des auditrices, cliquez là.

C'est après avoir écouté cette interview d'Elisabeth Badinter que je me suis posé la question suivante (et je l'ai posée sur fesse de bouc, aussi, pour cogiter tou(te)s ensemble):

Pourquoi parle-t-on aux petites filles de Blanche-Neige et Cendrillon et pas d'Elisabeth Badinter et Simon Veil?

Jetons un oeil aux personnages.

A ma gauche, Badinter, Veil, et puis Simone de Beauvoir, tant qu'à faire. L'idée qu'une femme ne s'accomplit pas par la maternité, qu'elle peut même choisir de ne pas être mère, qu'elle peut aller à l'encontre de ce que l'inconscient collectif attend d'elle et faire, au hasard, du trekking dans l'Himalaya au lieu de passer son temps à être une "bonne mère". Ou monter sa boîte et y consacrer tout son temps.
A ma droite, Blanche-Neige, Cendrillon, et Ariel la petite sirène. La première attend qu'un prince la sorte de la torpeur, la second attend qu'un prince la sorte de la misère, la troisième oublie sa nature pour suivre un prince. Reste le mystère non-élucidé du "beaucoup d'enfants" qui semble, dans leur monde, compatible avec la robe meringue à froufrous.


La réponse est tombée: Badinter, de Beauvoir et Veil font moins rêver.
J'ai comme un doute. Font-elle moins rêver ou a-t-on décidé qu'elles faisaient moins rêver en même temps qu'on a mis des dînettes et des poupées entre les mains des filles?
En cherchant un peu plus loin, on apprend qu'on peut avoir aimé les arcs, les flèches et les petites voitures et pourtant trouver que les princesses font grave rêver.
A moins qu'on n'ait tout simplement pas trouvé comment parler d'Elisabeth, Simone I et Simone II aux enfants, sans les nommer et avec des mots simples, et qu'il est plus évident de présenter des princes sur chevaux blancs comme catalyseurs vers la féminité et l'indispensable maternité.

Revenons maintenant à ce qui semble être le sujet central du livre d'Elisabeth Badinter: la bonne mère telle qu'on l'imagine aujourd'hui. Du haut de ma nulliparité, de ma jeunesse, de mes études en cours, je ne suis pas prête à être/d'être mère. Pourtant, comme dirait mon gynéco (j'aime bien mon gynéco), ça serait dommage de gâcher des yeux pareils. Un jour, peut-être. Mais sûrement pas comme le présente Dame Badinter. Evidemment, je crois aux couches jetables et à la péridurale, et je ne me vois pas abandonner mon occupation professionnelle pendant 3 ans pour fusionner avec mon enfant, mais je crois aussi au lait maternel et aux brocolis bios. Et surtout, je crois au tire-lait et à l'implication du père (parce que je n'ai aucun scrupule à recourir au chantage, certes).

Alors oui, un jour, je jonglerai entre ma vie à moi et ma vie avec mon enfant, mais pas toute seule, et transmettrai aussi bien à mes fils et à mes filles rien n'est impossible.
Comme Wonderwoman.

vendredi 12 février 2010

Celle où j'ai le blues

Non, je ne pense pas à me noyer, j'aime bien l'image, c'est tout. Et je l'ai trouvée .


On ne va pas se mentir, ça ne va pas des masses. Malgré toute la bonne volonté que j'ai d'écrire une note drôle, ya pas moy'z, comme disent les jeunes.
Peut-être l'idée de déménager, puisque je m'habitue à une nouvelle cuisine tous les 4 à 6 mois en moyenne, et que ça ne m'amuse plus tellement. Peut-être le retour de Pologne et la charge de travail qui accompagne les retrouvailles avec les bancs de l'école. Peut-être la conscience que les études dureront encore 2 ans et demi et que j'ai l'impression de piétiner. Peut-être la perspective de chercher un stage de l'autre côté de l'Atlantique. Peut-être le manque de sommeil, tout simplement. Peut-être la neige et le froid. Peut-être les amis que je n'ai pas vus depuis très longtemps et qui me manquent.
Un peu de rien, un peu de tout.
Toujours est-il que j'ai les joues humides et salées.
Je vais donc me jeter à corps perdu dans le travail, et profiter de toutes les vacances de l'année pour faire le tour de l'Europe et prendre dans mes bras des êtres chers que je ne vois que trop rarement. Et rencontrer plein de gens, au quotidien, des gens que j'aime, qui me font rire, qui me rappellent que la vie est belle, surtout quand on va danser.

jeudi 11 février 2010

Je suis vieille et j'aime ça


J'adooooore les soirées où tôt ou tard, un convive commence à passer de la musique des années 90s. Que des morceaux au moins un peu second degré, comme Gala, Manau ou Corona. Et surtout, j'aime beaucoup quand un autre invité, né trop tard, n'arrive pas à comprendre (oui sauf qu'un jour cet invité, c'était moi face à un disque de Billy Idol. Oui, Billy Idol. Non, je ne citerai pas de noms).
Florilège.







J'aurais pu continuer, mais c'est déjà pas mal, non?

mercredi 10 février 2010

Sauce à la iande

Chers petits pâtés en croûte arrosés de porto à l'apéro, voilà une petite recette sortie du tiroir "recettes fétiches" avec beaucoup d'amour. Elle est parfaite pour les soirs un peu frisquets (c'est quoi ce froid, cette neige qui reviennent? On est pas en Pologne, zut quoi!), le seule petit bémol étant que la courgette n'est pas exactement de saison...

Liste de courses pour 3 à 4 personnes:

- 450g de viande (boeuf, veau, poulet, porc, dinde, comme vous voulez...)
- un petit oignon
- une échalote
- deux-tiers d'une (petite) courgette
- une bouteille de crème épaisse (20cl)
- de l'huile d'olive
- des épices
- une cuillère à soupe de vin blanc

Découper la viande en morceaux de taille assez régulière (en gros dés, lanières épaisses... comme vous voulez).
Couper l'oignon et l'échalote en tranches et bien séparer les cercles.
Dans une grande poêle, faire chauffer de l'huile, puis saisir la viande avec les oignons et laisser cuire.
Pendant la cuisson de la viande, détailler la courgette en tranches fines ou petits dés.
Une fois la viande presque totalement cuite, ajouter la courgette, un peu d'eau chaude (la courgette sera plus vite tendre avec de l'eau chaude) et la cuillère à soupe de vin blanc.
Assaisonner.
Lorsque la courgette a l'air fondante, ajouter la crème, mélanger et laisser chauffer jusqu'à l'apparition des premières bulles dans la crème.

Tu sers ça avec du riz - bastami, what else? - et tu te régales.

Bon app à toi, je me coucher (nan parce qu'on rigole, on se met l'eau à la bouche, tout ça, mais il est quand mêm super tard).

mardi 9 février 2010

dimanche 7 février 2010

A la dernière minute

Oh oui! Une grosse fête improvisée!

J’aime bien ces copines qui m’appellent un samedi pour me dire qu’elles sont à Paris pour un week-end, et que ça serait cool que je leur trouve un moment. Je les aime bien parce qu’elles fonctionnent un peu comme moi, un peu en avance, mais un peu au dernier moment ; un peu en coup de vent, mais avec finalement beaucoup de temps ; suffisamment organisées pour vivre sans programme.
Pour appeler à la dernière minute, deux critères indispensables : voir la personne rarement et merveilleusement bien s’entendre avec elle (d’où l’espoir insensé que cette personne irait jusqu’à annuler une visioconférence avec la Corée du Nord, parce que pour te voir, c’est dans une heure ou jamais). Ca permet de se raconter avec joie et bonheur des histoires persos vieilles de trois mois, des histoires communes vieilles de deux ans, et de prévenir des projets insensés que l’on a pour les mois qui viennent.

Alors à Toi, copine qui part à Novossibirsk pour bosser ton russe, à Toi, copain qui m’a emmenée shaker mon booty sur un colorful dancefloor, et aux autres, j’adore quand vous m’appelez au dernier moment.

JK Rowling & Harvard

Well well, here's a little video that made me laugh quite a lot but most of all made me think. Talking about the fringe benefits of failure in front of the elite of the US was an awfully good idea.
Enjoy!

J.K. Rowling Speaks at Harvard Commencementfrom Harvard Magazine on Vimeo.

mercredi 3 février 2010

Paronymes.

Vous l'aurez compris (enfin, ceux qui ont lu le titre), j'ai la langue qui s'emmêle. Je te briefe rapidement sur les circonstances: je rentre d'un concert impromptu proposé par une invité impromptue. Et je suis crevée comme un pneu de Punto après un champ de clous.
Comme j'avais déjà le cerveau en tiramisu au début de la soirée, j'ai interverti deux mots qui n'ont pourtant pas grand-chose en commun.
Tout a commencé lorsqu'on m'a interrogé sur mon récent retour de Pologne, et que j'ai souhaité parler de mes excès la tradition de l'alcool en Pologne. Là, tout s'est mélangé avec ma journée et son débat sur le voile intégral. Et toute la soirée, j'ai enchaîné les lapsus, avec pour seule pensée "Mais faites-moi taire!".

Ainsi, dans mon dico perso de l'intérieur de mon cerveau, nous avons désormais:

Une burqa
De la vodka
Et mon dico perso de l'intérieur de mon cerveau, vous donne, comme le TFLI, des exemples d'utilisations:
- Non mais je bois plus d'alcool depuis que j'ai un peu trop tiré sur la corde avec la burqa, c'est fini.
- Rhalala, il sert à rien le débat sur la vodka, il y a 50 femmes qui la portent, ça va rien changer au chômage.


Ah oui, tant qu'à faire: le concert. C'était le groupe napolitain Guappe carto, qui est gé-nia-li-ssime. Imagine que Johnny Depp a un trio festif où il joue du violon, et ce entre un accordéon et une guitare. Fantastique. A voir en résidence mensuelle à l'Alimentation Générale (gratuit) ou bientôt au New Morning (pas gratuit). Inratable.

Le plus vieux métier du monde

Prostituée d'une culture qui n'est la nôtre,
parlant une langue qui n'est pas la nôtre.



"J'ai l'habitude de dire
que l'interprétation est le plus vieux métier du monde...
avant l'autre, parce qu'il fallait négocier les prix"

Voilà ce que m'apprennent les études.

mardi 2 février 2010

La vraie vie dans le taxi


En Pologne, et même un peu à Paris avant de partir (oui, en septembre, c'est ça aussi l'info instantanée sur Internet), j'ai pris la mauvaise (?) habitude de me déplacer en taxi. Parce que je suis souvent rentrée tard, que j'en avais parfois simplement assez des talons, et qu'en Pologne, à 2€ la course à 3h du matin, j'avais du mal à dire non. Hé bien je peux vous dire que prendre le taxi est la clef de rencontres exceptionnelles.

Le premier chauffeur de taxi qui m'a interpellée avait... un master en langues orientales. C'était à Paris, en fin de soirée, et cet homme a anéantit un bonheur fait de bulles et de petits fours. Un master en langues'o, quelque soit la langue, reste signe d'intelligence. Voyons les choses en face : ce chauffeur avait un diplôme beaucoup plus difficile à obtenir, et beaucoup plus rare, que celui que je prépare, mais il était chauffeur de taxi, faute d'autre emploi...
En Pologne, j'ai croisé le chauffeur qui m'a expliqué qu'il avait beaucoup de travail en quelques années: la ville avait perdu de sa vie, de ses jeunes, de son animation. Ah ouais, j'avais pas remarqué. J'ai aussi vu celui qui connaît les gens chez qui j'étais invitée, parce qu'il avait déjà ramené des expats à cette adresse. Et le chauffeur qui, alors que les trains ne circulent plus, te propose de te ramener jusqu'à Varsovie (250 bornes environ, je n'ai pas osé demander le prix de la course). Celui qui un jour m'a engueulée, parce que deux taxis étaient garés sous mon immeuble, de deux entreprises différentes, et que j'ai d'abord ouvert la portière de celui qui ne m'attendait pas. Avec des variations, assez impressionnantes, sur le thème du nan-mais-vous-imaginez-si-j'étais-venu-pour-rien.

Laissez-moi pour finir vous parler du chauffeur de taxi qui m'a le plus attendrie. Comme tous les Polonais, il m'a demandé d'où je venais (parce que je ne fais pas exactement couleur locale...), et quand très vite, il s'est rendu compte qu'il était né à 30 kilomètres de ma ville de province. Son père était mineur, et sa famille, contrairement à beaucoup d'autres, a fini par rentrer en Pologne. Il n'avait pas fait d'études, mais voulait que ses enfants aient plus de choix que lui, et leur a financé des études qui leur ont permis de s'expatrier. Cet homme-là, derrière son volant, je l'ai trouvé sincère, et tellement révélateur de ce que la Pologne est aujourd'hui.

lundi 1 février 2010

Top vidéo?

Hier, en épluchant le dossier spam de ma boîte mail dédiée au spam (sait-on jamais), je suis tombée sur le top 3 vidéo 2009 de la partie française d'un site de vidéos très très connu. Non, pas toitube, l'autre.

Sur la troisième marche du podium, j'ai nommé....

Pas étonnant, m'enfin c'est quand même du mal à définir si on nage en pleine soupe musicale portée par un personnage ou si Lady Gaga aurait cartonné avec une personnalité un personnage classique. Sans doute que pas. Sans doute que faut-il un personnage hors du commun pour sortir du lot. J'ai du mal à trouver un contre-exemple dans la pop.
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Le numéro deux est un very frenchy amuseur...

Je n'ai pas grand-chose à dire, ça se savoure tout seul (et il est tard).
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Et la médaille d'or revient à...

J'aime bien le texte (surtout les jeux de mots), mais le clip aurait-il fonctionné autrement qu'avec des jeunes femmes nues? Sachant qu'en plus il n'y a pas grand-chose à grignoter dessus... M'enfin, la chair buzzera toujours.