mardi 29 juin 2010

Je préviens, je me plains

Je n'avais pas prévu du tout de vous faire une note plaintive, mais. Mais tout est parti d'un mail envoyé à une copine, plaintif, certes, mais qui m'a fait rire (un peu, d'autosatisfaction) quand je l'ai relu. D'un coup d'un seul, j'ai eu une folle envie de vous donner accès à ma correspondance privée en enlevant les passages sexuels. En espérant bien sûr qu'aucune personne citée ne passera par ici avant la fin de la semaine (parce qu'il y a délit de beaufisme, et que les beaufistes se vengent souvent vilement)(cela dit je me plains en douce, mais juste pour ne pas pourrir l'ambiance).

Contexte. Je donne des cours de français en Allemagne, dans un voyage scolaire à la campagne en ex-Allemagne de l'Est. On se nourrit des pâtes et du pain à tous les repas et ça se remarque quand on me voit de profil.

Ma collègue française est su.per.en.thou.siaste. Trop, même. Comme dans (je cite) "je préfère bosser avec des enfants parce que je m'entends mieux avec eux qu'avec les adultes". Elle a une tendance emphatique toute marseillaise et candide. Par exemple, "je voyage beaucoup" signifie chez elle "J'ai passé 6 semaines en Corée l'an dernier, un Erasmus en Angleterre, et 10 jours en Italie quand j'avais 12 ans". Ah bah oui évidemment, et oui, bien sûr, les trois ont la même importance. D'ailleurs, je n'avais pas compris que l'Erasmus appartenait au passé. Je ne dirai pas pourquoi parce que se moquer de l'accent des gens, c'est mal. Même quand ils ne savent pas aspirer un h.


 Troisième réponse Google images pour "ouverture d'esprit".
Ca me fait plus penser à "esprit saint", mais bon...
La même collègue française a assené à ma collègue québécoise: "Non mais tu vois, c'est plus facile pour toi d'apprendre le français aux enfants, parce que tu as un vocabulaire plus limité, donc plus proche de celui des gamins".
Je n'arrive pas à réagir avec second degré et ce n'est pas faute d'essayer. Surtout qu'elle veut passer sa vie à voyager en étant prof de FLE, et se vante d'avoir une grande ouverture d'esprit. Au secours sauvez ses futurs élèves.
Note de moi (dans une note de moi): Je serai à Montreal samedi. Forcévidemment, je m'inquiète un peu de ma compréhension du québecois. Surtout que le français de France et le français d'Outre-Atlantique sont deux langues de la même famille, séparées récemment, donc très proches, mais différentes. Di. Fé. Rentes. Bordel.

A part ça. Je suis beaucoup plus à la campagne que lorsque j'enseignais pour la même entreprise il y a deux ans. Pour ceux qui me connaissent: imaginez-moi deux secondes à campagne. Les autres: imaginez à la campagne un sac à main avec un Mac, un Blackberry, un lecteur MP3 petit-donc-pratique (contrairement à son casque), une trousse à maquillage rarement-ouverte-mais-on-ne-sait-jamais, un numéro de Beaux-Arts et une paire de ballerines parce que les talons ça fait mal.
Il n'y a pas de transport en commun pour la "ville" la plus proche, pas un endroit où aller faire du lèche vitrines spécial pute-shoes, pas une once de bar décent. Je dors dans une roulotte récupérée sur le plateau de la Petite maison dans la praire. J'ai dormi sous trois couvertures cette nuit tellement j'avais froid. Il y a trois habitants dans le hameau (nous 10 et les 28 enfants à qui on enseigne inclus) et environ 10 millions de moustiques par habitant. Cela dit, je ne suis pas une fille à moustiques, je me fais bouffer par les araignées. Autant vous dire que j'attends avec la plus grande des impatiences la nuit de vendredi à samedi, celle que je passerai dans l'aéroport d'Hambourg.

Je suis une putain de caricature de citadine ultra-snob sortez-moi de là.
Heureusement que Dieu est amour et qu'il a installé le wi-fi dans le gîte-camping.
Si je craque, j'écris la prochaine note en Comic Sans MS.
Et je mets des gifs.

Des bisous d'amour de Teutonie.


(Sinon il y a plein de trucs bien, comme les autres collègues et le soleil, mais qui remarque le positif? Qui?) 

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Edit du 30 juin: Aujourd'hui, visite de station balnéaire. Ma collègue, que dis-je, la collègue a acheté des alcopops aux enfants. Ils lui ont dit "on a besoin de toi pour acheter ça", et face à son perplexité, ont rajouté "nan mais on en boit souvent, c'est pas un problème". And here we go.

Edit du 1er juillet: "Tu crois que ça va être dur de revenir en France? Parce que j'ai pris mon Erasmus en Angleterre très au sérieux, et j'ai peur de rentrer."
Edit de 20h28: Elle vient vraiment de me demander si les moustiques transmettent de sida, là?

vendredi 25 juin 2010

Périple, étape 1


Ce soir, je quitte Paris. Un train de nuit m'emmène en Allemagne, où je verrai une amie que je croise tous les 3 ans avant de travailler une semaine non loin d'Hamburg.
A la fin de cette semaine, un nouveau continent, de nouvelles aventures, et surtout... de nouvelles notes de blog (enfin).

mercredi 23 juin 2010

samedi 19 juin 2010

Je suis une débutante

Ou plutôt: jeudi soir, pendant 3 minutes, j’ai été une débutante.

Il y a quelques semaines, le Secret Square a lancé la folle idée d’un Bal des Débutantes, histoire de donner aux bleues du pole dance l’occasion de faire vibrer leur corps autour d’une barre. En public avec des gens autour. Par “gens”, j’entends : individus qui fréquentent le Secret Square aux heures d’ouverture ; et pas : coupines en short en éponge qui essayent elles-mêmes de faire un spin entre le déj et le goûter. Comme je me souviens encore de ma communion où j’ai dû mis reprendre à deux fois pour lire un texte devant une église pleine à craquer parce que la première fois le trac m’avait rendue aphone, je me suis tâtée avant d’aller tâter la barre. Entre autres parce que j’ai arrêté de fréquenter les églises après ma communion, et ç’aurait été dommage d’arrêter le Secret Square pour délit de trac aggravé.
Le bon sens m’a assez vite rattrappée, avec la question suivante :
Quand c’est que ce sera la prochaine fois que tu pourrais aller faire la belle sur le podium de pole dance du temps du glamouuuuur avec des gens qui n’ont d’yeux que pour toi (ou presque) ?
Bah voilà, ja-mais. Et quand l’occasion est unique, on la saisit. Une heure d’entraînement et trois jours de courbatures plus tard, on rigolait moins, mais on avait toujours autant envie d’y aller.

These are certainly not my legs.

Le jour J, tu commences à chercher de bonnes excuses pour ne pas venir (j’ai pas de vernis, c’était pas moi mais ma jumelle je perds les eaux,) et finalement tu es accueillie par Gaëlle qui t’emmène te changer dans la loge des danseuses (les vraies), avec Galliane, Petite Cervoise, Maïa, et trois autres filles que je ne peux pas linker parce qu’elles n’ont pas de blog. Même si l’ambiance est toute détendue et que la robe adorablement prêtée par le Secret Square est soublaïme, le stress commence à te faire trembler sur tes stillettos.

(ellipse narrative, parce que si tu as lu jusque là, je suis déjà très fière de toi,
tout ce que je peux dire, c’est que le champagne, ça détend)

Ah. La première débutante est passée, les danseuses qui séparent son moment du mien aussi. On appelle Andie. Comme dans “il est trop tard pour faire marche arrière, alors mon sur ce podium, bébé.” Là commencent tes 3 minutes rien qu’à toi. Tu glamoures, tu jambes, tu sensualitues, tu chutes de reins, tu poitrines, tu oeillades, tu ondulationnes, tu fascinances, tu sexytudes. Tu essaies, au moins.
Tu descends du podium, ta confiance en toi est à peu près remontée de 290%, tou es belle dans ta tête. Les autres débutantes sont soublaïmes dé sensoualité, jeux de jambes, figures anti-gravité, sourires, regards langoureux, mise en scène, peau qui se découvre, une danse, deux danses, ou même trois...
On l’a fait, sans qu’aucune de nos craintes ne devienne réalité, et on nous a même applaudies ! On a des cojones.

Merci au Secret Square, à Gaëlle, à Colette, à Lea et à Marina qui nous ont coaché pour ce moment d’exception, et aux débutantes avec qui j’ai eu la chance de le partager...


Note au mec qui a baillé pendant que je dansais: 
je t’ai vu, et si je te retrouve, je t’envoie mon frère, non-mého, goujat !

lundi 14 juin 2010

Grande Braderie de la Mode, le butin.

Je vous en avais parlé mercredi, ce week-end avait lieu la Grande Braderie de la Mode....
A Paris en tout cas, parce qu'à Marseille, ça sera les 23 et 24 juin.

(Exceptionnellement, on va faire ce truc étrange qui consiste à parler achat de fringues et accessoires comme si on était sur un blog de vraie fille)

Evidemment, la GBM, j'y étais, et le moins qu'on puisse dire, c'est que je ne suis pas rentrée bredouille. Bien sûr, j'ai pas mal fouillé, mais j'ai fait l'acquisition de quelques petites pièces à prix réduit qui m'ont mise en joie, de beaux objets qui ont vocation à survivre à la mode saisonnière (sauf les bottines, qui ne seront jamais faciles à porter...) !


Une pochette Sequoia, le même modèle que la rouge sur l'image,
mais en bleu électrique, démentiellement belle, à 57 euros au lieu de 155.
(Image introuvable sur le net, et pochette géographiquement
éloignée à l'instant où j'écris)
Une charmante paire de bottines Chloé,
qui semblaient sagement m'attendre, à 50 euros au lieu de 250.

...Et un pantalon de smoking YSL, noir, simple, bien coupé, YSL en bref, à 55 euros au lieu de beaucoup plus mais je sais pas combien, parce que l'étiquette indiquait 1846, mais j'ai comme un doute, tu vois tu, n'y aurait-il pas un chiffre en trop?

 J'ai déjà hâte d'être en décembre pour dégotter
de nouvelles petites merveilles à petit prix !

(Avoir des goûts de luxe quand on est pauvre demande une vigilance constante,
 je continue donc bien sûr à guetter le bon plan d'ici là)

mercredi 9 juin 2010

La Grande Braderie de la Mode

Si tu n'as jamais entendu parler de la Grande Braderie de la Mode c'est mal. La Grande Braderie de la Mode, c'est un évènement que je ne raterais pour rien au monde, et ça tombe  bien, c'est ce weekend.

(Consulter la liste des donateurs sur facebook)

Comme son nom l'indique, la GBM est l'occasion rêvée d'acheter des grandes marques à prix carrément donnés, d'Yves Saint Laurent à Kris Van Assche en passant par Agata et Lancôme.
Pourtant, la Grande Braderie de la Mode n'est pas seulement un lieu de rencontre pour fashionistas en détresse qui n'arrivent pas à mettre la main sur ce fa.bu.leux-top-zadig&voltaire-de-la-saison-dernière. La GBM, c'est surtout l'occasion d'apporter son soutien à Aides, première association de lutte contre le SIDA et les hépatites. Quel meilleur moyen de conjuguer l'utile et l'agréable, le grave et le frivole? Aucun, exactement.


Alors tous à la Grande Braderie de la Mode...

...à Paris, chez BETC Passage du désir
85/87 rue du Faubourg Saint-Martin, dans le 10e
M° Château d'eau ou Gare de l'Est
Vendredi 11/06 - 12h-20h (ouverture exceptionnelle dès le vendredi cette année !)
Samedi 12/06 - 9h-19h
Dimanche 13/06 - 12h-18h

...à Marseille, Espace Mode Méditerranée
11, La Canebière, Marseille 1
Mercredi 23 et jeudi 24/06 - 10h-17h

dimanche 6 juin 2010

Durex Baby App


Parfois, quand je m'ennuie (mais vraiment parfois, et vraiment quand je m'ennuie très fort, hein), j'écris des scénarios de pub pour préservatifs. Alors forcément, là, Durex me parle.

samedi 5 juin 2010

Paris-Feni je t'aime

Tu vois Feni sur la carte? C'est de là que les gérants viennent!

Le Paris-Féni, c'est un bar à fruits que j'ai trouvé par hasard. C'est un bar à fruits bangladeshi qui est très vite devenu ma cantine à l'époque où j'habitais encore le 11e. C'est simple : les plats, les jus, la bière bangladeshi, les petits prix et la terrasse me gardaient captive pendant des heures. "Eté" rime pour moi avec la terrasse du Paris-Féni. Si tu prends le lieu de l'intérieur, tu vois un bar à la déco un peu thématique, mais globalement pas folichon et tout petit. En revanche, la terrasse est située dans une rue sans voitures. Sans voitures du tout, le soleil et le silence sont donc vos seuls compagnons le temps de traîner au Paris-Féni.
Forcément, maintenant que j'ai déménagé et qu'il fait enfin beau, le Paris-Féni me manquait beaucoup. J'ai donc pris une copine sous le bras, et youplà boum, direction Oberkampf.

(ellipse narrative, j'allais pas non plus vous filer les potins)

Milkshake framboise et jus banane-fraise-kiwi (kiwi? Je ne sais plus)

Joyeux constat: la carte est toujours aussi variée et abordable : 10 euros pour un plat et un jus de fruits frais. Je dis "variée", mais j'ai en fait dû manger 1000 fois des chapatis (délicieux rouleaux de pains indiens farcis de légumes et de poulet, mozza, saumon fumé ou thon), et m'écrier 400 fois: "Viens, on se partage l'assiette apéro!" Il faut néanmoins se rendre à l'évidence : tout ce que j'ai simplement vu dans l'assiette des voisins (soupes, salades, byrianis) avait l'air tout aussi délicieux, et très copieux.

La fameuse assiette apéro:
crème de sésame, concombre, carottes, pommes, tout y est!

Les jus sont une tuerie : le petit (mais qui est déjà grand) coûte 3,50€ et le grand 4,50€, et l'on y trouve des associations à base de fraises, banane, orange, pomme, mangue, franboises, gingembre, carotte, persil, basilic (etc), mais aussi des milk shakes au lait, sans glace pilée !

Mangue-basilic : Waouuu sur tes papilles

J'avoue ne pas avoir testé les desserts, parce que les jus font une merveilleuse fin de repas, et que le Paris-Féni, c'est surtout un endroit où on vient pour manger bon, sans se poser de questions, pour pas cher, sur une terrasse exceptionnellement calme. Un havre de paix bangladeshi dans Paris.

*******************
Les infos
Paris-Feni, 15, rue Ternaux, dans le 11e, métro Oberkampf
Ouvert du mardi au dimanche jusqu'à 22h.
Gamme de prix: toute petite !

jeudi 3 juin 2010

Carried away


Writing, painting, cooking, baking,
moving out, seeing friends, meeting new people,
going to parties and restaurants, travelling...
I guess I got a little carried away with real life.

mardi 1 juin 2010

Vade Retro, goujat!

J'ai beaucoup hésité avant de vous parler d'un de mes talents cachés, mais la journée d'hier m'a aidée à prendre conscience de l'urgence de la catharsis.
Avant d'en venir au coeur du sujet, évoquons mes deux autres dons: 
- sortir en avance et arriver en retard (même si je me débrouille pour ne plus intimider les foules avec cette abilité exceptionnelle) ;
- me perdre dans un quartier que je connais avec une boussole, un plan, un GPS, une adresse ET en demandant aux passants. Pour ça, rien à faire, ça m'est chevillé au corps, le talent au pouvoir, ça ne se bride pas.


Revenons-en à notre propos. J'ai un talent incontrôlable, qui s'exprime de façon inopinée, et souvent un peu gênante : j'attire le relou. Par "relou", j'entends "personne de sexe masculin qui a eu son permis de parler au sexe opposé dans une pochette surprise, et qui aurait beaucoup mieux fait de tomber sur des cotillons, des chausettes de foot ou un pistolet à eau."
Parmi les exemples les plus flagrants, je citerai le chauffeur de taxi voulait m'emmener "jusqu'au bout du monde", le mec qui m'a draguée en me demandant si j'étais vierge, celui qui s'est frotté à moi dans un métro quasi-vide un lundi matin. Il y a aussi le travesti au style militaire de Camden Market, mais ille n'était pas vraiment relou, les travestis ne sont simplement pas mon genre. Je suppose qu'il est inutile de mentionner ceux qui commencent par "hé mad'mwaselle" et qui finissement par "zyva, teupu, tu pourrais répondre", alors que non, je ne peux pas répondre, je suis en train de discuter chiffons au téléphone.

Mais que s'est-il passé hier pour que je vous parle de tout ça? Un homme m'a giflée. Une petite gifle, hein, pas un truc qui fait mal. Ou pas physiquement en tout cas. Au commencement, un homme m'a sifflée alors que je passais à côté de lui. Bercée par la toute-puissante rebelle et rock que je ressens à chaque fois que j'écoute Live Through This de Hole, j'ai répondu au goujat par un doigt d'honneur, certes peu subtil, mais pas suffisant à mes yeux pour que l'idiot m'agrippe et me gifle, sans que personne autour ne bronche.
La gifle a mis une seconde à atteindre mon cerveau, j'ai ravalé mon féminisme et mon honneur, et je suis partie. Parce que je n'y peux pas grand-chose si sa mère ne lui a pas dit que:
1. S'il siffle les filles et qu'aucune ne lui a encore fait de doigt d'honneur, il y a un souci ;
2. Non, un râteau violent (et grossier, je l'admets) ne te donne pas le droit de frapper la personne qui te la mis. Tu en ressens le besoin? Consulte.

Une note de douceur pour la fin? On m'a déclamé un jour ceci:
Tu es venue me dire que tu t'en vas,
et que mes larmes n'y pourront rien changer...
Le mignon minois de la jeune fille qui a pris mon ticket au vestiaire d'une soirée gay, son joli loup en dentelle et ces quelques mots m'auraient presque fait changer de bord...
...mais c'est une autre note...