mardi 31 août 2010

mon voyage toronto (2)

Youplàboum, voilà les dernières images de Toronto dignes d'être bloguées (et encore, hein, et encore)... Cette fois-ci, prenons la ville d'un côté plus "arty".

Dormir tout près de China Town nous a permis d'admirer ces très jolies portes/colonnes présentes à chaque station de métro...

... et ce graffiti soublaïme à chaque fois que nous sortions.

Nous sommes ici sous la partie du Musée des Beaux-Arts qui est soutenue par des mikados géants...

...et là, nous sommes sous le préau qui surplombl'entrée.

Devant le Hockey Hall of Fame, des jeunes trop fougueux ont été transformés en statue de bronze.
Le lac Ontario était tourmenté, ce qui ne nous a pas empêchés de passer la seule heure sans pluie à regarder les canards et des bateaux dignes de Tom Sawyer offrir aux touristes leur quart d'heure de Mississippi profond en à la frontière canadienne...

jeudi 26 août 2010

mon voyage toronto

Et hop, voilà quelques photos de Toronto, où j'ai passé deux journées très... pluvieuses (d'où la sublime lumière sur les images), mais pas assez pour m'empêcher d'apprécier le délire architectural de la ville ! Un vrai petit New York ! Dans le centre-ville, les gratte-ciels côtoient de toutes petites maisons, églises ou villas anciennes, perdues entre les immenses barres de fer et de verre. Et comme des images valent mieux qu'un grand discours...

Petit panorama en apéritif (vue de China Town)


En entrée, un bâtiment qui a l'air de se tasser devant deux grosses tours

Un groooooos immeuble en plat principal

Pour le fromage, une galerie délirante, avec, à gauche, une fausse façade de banque
(même matériaux qu'à DisneyLand)

Au dessert, petit Times Square et écrans publicitaires (Eaton Centre)

Et pour digérer... Si vous regardez bien l'image,
vous y trouverez quatre styles architecturaux différents! (Université)

mardi 24 août 2010

pourquoi le féminisme, c'est mal

Hé non, ce ne sont pas les images de Toronto que je vous poste aujourd'hui, suite à des imprévus qui m'ont empêchée de les trier (mais où est donc passé le câble USB de l'appareil?!), alors je vous laisse regarder un reportage/exposé sur la masculinité et comment son image s'est construite au travers des médias.


Dans cette vidéo, Jackson Katz explique comment l'engrenage de la violence dans lequel se retrouvent principalement les hommes est une conséquence de l'image de l'homme fort véhiculée par les médias, respecté, dénué de sentiments, pourvu d'une tonne de muscles qui font de lui un homme, par opposition à la douceur, à la réflexion et au sentimentalisme associés aux femmes et aux gays (Non, je ne dis pas que les gays ne sont pas des hommes, je dis juste que si l'insulte "pd" existe, c'est qu'ils sont encore des sous-hommes pour certains). Il établit un lien entre la violence et le manque d'éducation, qui permettrait d'acquérir le respect autrement que par la force.


(La vidéo dure près d'une heure et est en anglais, mais elle mérite vraiment d'être vue en entier)



Ce genre de vidéo me rappelle à quel point il est merveilleux d'être une femme dans un monde dominé par des hommes (faisant donc de moi à tout jamais une grosse connasse d'anti-féministe, tout à fait, oui, merci).
Remarque 1. Je ne pense pas qu'il soit merveilleux d'être une veuve transmise d'un frère à l'autre et lapidée en cas d'adultère, donc on va réduire la réflexion aux pays où les hommes et les femmes ont les mêmes droits sur le papier.
Remarque 2. C'est aussi un peu merveilleux d'être un gay, mais bon, pas d'adoption, pas de droit sur le conjoint même en cas de PACS, et remise en question dans sa virilité par les hétéros alentour.

Citez-moi un artiste homme hétéro qui aurait joué avec des codes pour introduire ne serait-ce qu'un début de secousse dans son milieu. Freddy Mercury? Pas vraiment controversé, et très gay à moustache. Julien Doré? La barrette ne peut pas être vue comme une révolution. Elton John? Encore raté. Maintenant, cherchez une femme qui aurait fait ça. Madonna. Lady Gaga. Angelina Jolie (je sais, j'ai dit artiste, whatever). Et trouvez des gays. Elton John. Les noms ne tombent peut-être pas par milliers, mais ces gens existent. Selon moi, si les femmes et les gays ont une plus grande capacité à innover et à s'affranchir des normes que les hommes, c'est qu'ils ne peuvent pas descendre plus bas dans l'échelle sociale homme-femme-gays. Alors que les hommes ont une position dominante à maintenir. Si un homme échoue, s'il montre des sentiments, il sera vu comme un raté -au mieux-, une tapette -au pire-, son estime de lui-même sera endommagé, tout comme le respect que ses congénères lui portent. Si une femme échoue, ce sera normal, on la félicitera d'avoir essayé, on lui dira que ce qu'elle a entrepris était trop gros pour elle, mais on ne la remettra pas en cause en tant que personne. Si un homme réussit, ce sera normal ; si c'est une femme qui arrive au succès, tout le monde le soulignera et elle marquera les esprits. C'est sans doute pour ça que les hommes s'attèlent à des projets plus sûrs de réussir, mais empruntent du même coup rarement des chemins qui leur sont propres. C'est sans doute aussi pour cela que les femmes hésitent moins à explorer des voies qui sont inhabituelles ou inattendues. Que l'on pousse les petites filles à faire des trucs qui leur plaisent et les garçons des métiers qui ramènent des sous et un poste assuré.
Pour garder cette capacité à explorer des voies qui nous sont propres, je prie les féministes de ce monde non pas forcément de baisser les armes, mais au moins de changer de combat. Je ne veux pas vivre dans un monde où il est acquis que les femmes ont le même statut social que les hommes. Je veux garder, même sans en profiter, le droit de faire des choses exceptionnelles pour devenir un jour peut-être, l'égale des hommes. Ou même pas tout à fait.

lundi 23 août 2010

Je ne suis pas morte...

... et je compte bien reprendre ce blog à bras le corps.

If you want something done, ask a busy woman.

Ca fait tout juste 10 jours que je n'ai pas écrit, ça commence à me manquer, j'ai l'impression de rouiller, c'est même pas comme si j'avais une vraie bonne excuse (j'aurais pu faire de la peinture, mais non, j'ai une toile mais pas de matériel...).
Pendant ces dix jours, j'ai organisé une réception, recommencé à avoir de ta vraie peau sur la hanche après avoir vaincu une infection (bon appétit!), désespéré de ne pas pouvoir mettre de pantalon sur la dite hanche, traîné dans une ambassade, commencé mon rapport de stage, beaucoup lu Wired, enfreint au moins 12 fois ma résolution d'arrêter les restos, picolé comme une malade suite à l'apparition d'une grande quantité d'alcool dans ma chambre, réfléchi à un moyen malin de gagner des sous à la rentrée, invité des amis chez eux (ou profité d'une cuisine mille fois mieux que la mienne), eu des grandes phases de mélancolie où je pensais enfin réussir à finir un texte qui traîne depuis un mois et en fait pas du tout, retrouvé un semblant d'activité sexuelle (rapport au fait que le bandage sur la moitié du ventre, c'est pas encore trop fashion, mais je suis sûre que le courant arrive), et maté plein de séries (Lie to me, Daria, Weeds!)...

Et je suis même allée à Toronto. D'ailleurs, ça, je vous le raconte bientôt.

vendredi 13 août 2010

un (petit) pavé dans la mare

Les traducteurs ont parfois un humour et des questionnements particuliers que je ne détaillerai pas ici pour être sûre que toi, lecteur, petite grue du japon en papier de soie mauve, tu ne me signaleras pas comme déviante à blogger.
Tôt ou tard, le traducteur se met à trouver agaçantes et répétitives les expressions figées martelées par la presse et les médias en général. Forcément, quand Owni.fr a publié cette image recensant les poncifs des journalistes sans imagination, je l'ai trouvée belle.


Les chiffres ont été établis grâce au compte twitter @alertecliche qui twitte dès qu'un journal publie une expression trop figée pour passer inaperçue et l'image a été réalisée par Elsa Secco.

lundi 9 août 2010

finalement, j'ai pas mal


Samedi, j'ai atterri avec l'Homme aux urgences d'un hôpital montréalais, rapport au fait que j'arrêtais pas de hurler à cause d'une théière kamikaze à l'heure du brunch. Je vais pas te décrire la brûlure, hein, ici on est clâsse, et si tu veux en savoir plus, file sur wikipédia. L'infirmière jette un oeil à mon ventre, non sans avoir ri du fait que j'étais en train de refroidir le truc avec une poche de lait, mais que voulez-vous, c'est tellement pratique. Comme je n'ai pas d'assurance sociale locale (car en fait je suis ici sans permis de travail, puisque je suis en stage en Pologne pour la Pologne), je dois passer par la case inscription, où la secrétaire nous demande si nous sommes prêts à avancer le coût de la consultation. Evidemment, nous sommes prêts à le faire, après tout, nous sommes peut-être aux urgences, mais dans un hôpital public, le genre de visite qui ne coûte pas plus de 50€ dans notre douce France, sécu ou pas sécu.

C'est là qu'elle nous annonce le prix: 883 dollars et quelques centimes, soit à peu de choses près 650 euros. Clairement, j'ai beaucoup moins mal.
Après un coup d'oeil sur le papelard que nous a remis l'infirmière, la secrétaire souligne qu'une blessure de niveau II, même superficielle, requiert l'avis d'un médecin... Gros moment d'incertitude, on se demande si on paye (ou plutôt, comment on débloque une somme pareille aussi vite), elle se demande comment faire, et finit par dire que le médecin présent est assez sympa: on peut payer 160$ maintenant, le reste plus tard. Ca ne change pas vraiment le problème, je commence à me demander à quel point ma mutuelle prend en charge ce genre de choses. J'ai beaucoup moins mal, d'un coup d'un seul.

Finalement, la secrétaire, visiblement habituée à ce genre de situation, nous donne une feuille A6, avec un petit plan, celui d'un cabinet médical privé qui se trouve à 5 minutes, où les consultations sont à 100$, et où on me fera passer sans attendre du tout...

Samedi, le fait que ma nouvelle carte vitale soit perdue dans les limbes de l'administration est devenu le cadet de mes soucis: avant de venir ici, je ne trouvais pas énormes les 22€ à avancer, maintenant je crois que je serai carrément contente de n'avoir que ça à avancer.

vendredi 6 août 2010

for this post in english, press one


Ayant passé au moins de juin de nombreuses heures au téléphone avec divers services censés me faciliter mon séjour à l'étrangr, je pensais avoir tout vu en matière de service téléphonique, de touches à presser, de mots clefs à articuler, de toutes-nos-lignes-sont-occupées. Et puis je suis arrivée à Montréal. Ici, tout appel téléphonique à une association, entreprise, administration commence par une voix de femelle électronique qui annonce: "For this menu in English, press 1" (au Québec) ou encore "For this menu in English, press 1. Pour écouter ce menu en français, faites le 2" (dans le reste du Canada).

Une fois que tu as pressé 2, la femelle continue "Bienvenue sur le serveur vocal du bureau tagadatzointzoin, munissez-vous d'un papier et d'un crayon pour noter les choix proposés par le menu ou les renseignements obtenus". Le message est clair: tu ne pourras pas noter et les touches à presser du serveur vocal, et les renseignements que tu auras demandés, par manque de patience ou de place sur ta feuille A3.

"Pour le service des carambars en vrac, faites le 1. Pour le service des olives en bocal, faites le 2. Pour le service du saumon fumé en tranches, faites le 3. Pour le service du saumon fumé à l'aneth, faites le 5."
Evidemment, tu veux du saumon fumé en tranches à l'aneth, c'est logique, c'est dans les lois de Murphy. Tu finis par faire le 4, un peu parce que c'est entre 3 et 5, un peu parce que tu as compris qu'il fallait s'en remettre à la fatalité.

"Le serveur n'a pu enregistrer votre choix. Pour le service des carambars en vrac, faites..."
Tu t'énerves, tu n'as pas noté les choix, alors que la dame t'avait bien demandé de le faire, tu tapes sur 2.

"Bienvenue au service des olives en bocal. Les olives en bocal sont un fruit merveilleux, parfois vert, parfois noir, parfois fourré aux anchois, parfois garni d'une amande. Les olives sont les amis de la pizza, des salades, et évidemment, de l'apéritif. Ainsi, elles se marient parfaitement avec différents types d'anisette, le rosé, et certains cocktails. Pour les olives vertes, faites le 1, pour les olives noires, faites le 7."
Aucune proposition de retour en arrière. Si tu es comme moi, tu sais qu'en France le serveur se lasse et te connecte à un être humain si tu ne lui donnes rien, alors tu attends sans toucher les touches.

"Le serveur n'a pu enregistrer votre choix. Pour les olives vertes..."

Raccroche, respire, évite la crise de nerfs, conseil d'amie.

Au cinquième appel, tu devrais connaître les choix par coeur, sans en avoir utilisé ton stylo une seule fois, ou alors pour dessiner les pentagrammes. Résigné à atteindre au moins le saumon fumé à l'aneth, tant pis pour les tranches, tu finis par faire le 5, la femelle t'annonce qu'un conseiller va te répondre, elle lance la musique d'attente pendant 20 secondes qui semblent être une éternité qui te sépare du but de ta quête, mais qui te laisse le temps de te rappeler que demain, tu pars en weekend, tu entends trois signaux, les trois mêmes que quand tu essayes de joindre un véritable être humain, tu commences à fondre de joie, quand la femelle électronique te tire de ta rêverie:

"Toutes nos lignes sont actuellement occupées, veuillez rappeler ultérieurement. Pour votre confort, notez que nos journées les plus faciles d'accès sont jeudi et vendredi... Et que nous sommes jeudi, évidemment"

mercredi 4 août 2010

un saut à soweto


Dans la série Oh-tiens-un-rêve-tordu, je demande le rêve où je prends un Soweto-Paris.
Et pour changer un peu, cette note s'écoute!

lundi 2 août 2010

celle où j'échappe à la mort


Je suis revenue hier soir d’un très chouette week-end à Ottawa, jolie capitale nichée dans un écrin de verdure au bord de la rivière des Outtaouais. Pour le retour, tout comme pour l’aller, j’ai tout misé sur le co-voiturage. En fait de co-voiturage, nous avons eu droit à un pro qui fait des Montréal-Ottawa toute la journée avec 7 passagers dans son mini-van aménagé pour y vivre. Mathusalems de coca, brioches, sandwiches, vêtements de rechanges, tout y était.
Comme j’ai assez peu dormi durant le week-end, j’ai exploité ma capacité à m’assoupir partout et dans n’importe quelles conditions dès les dix premières minutes du trajet.
Ce qui m’a réveillée, c’était le vent de la fenêtre du conducteur, j’ai donc demandé à l’Homme mon gilet qui se trouvait sur le siège à côté de lui et qu’il m’a tendu en murmurant qu’il était impossible que j’aie froid, puisque le véhicule était en surchauffe.
Ah chouette. Un coup d’oeil sur le tableau de bord pour y voir l’aiguille du thermomètre qui était déjà sur la petite barre blanche après la zone rouge. Des voitures en surchauffe, j’en ai vu plein, de Die Hard à certains épisodes de Walker Texas Rangers - on noie tous ses dimanches en famille dans quelque chose -, et autant te dire que je ne suis pas sûre de m’en sortir sans John McLane. Je ne peux pas me rendormir, puisque je panique. Alors j’essaie d’occuper mon esprit avec autre chose. Comme les odeurs qui se succèdent dans l’habitacle sans vraiment se ressembler, d’abord une douce odeur de brûlé, très vite remplacée par ce parfum que j’ai appris à reconnaître en 4e, en TP de techno: le plastique fondu. Pour nous distraire, le jeune homme sur la place passager à l'avant entreprend de nous expliquer qu’une température trop haute peut fausser l’indicateur de batterie, alors par réflexe je regarde l’aiguille de température qui n’est plus du tout dans la partie graduée, et je remarque que tous les voyants sont allumés, c'est grave? Mon instinct de survie me dit de descendre immédiatement, j’hésite à invoquer l'idée que dans certaines sociétés ancestrales, la femme était gardienne de la vie, donc une pointure dans ce genre de situation.
Finalement, j’attendrai la station service la plus proche, où le conducteur se sera résigné à nous libérer sans nous faire payer.
Je commence à marcher vers Montreal, le long de l'autoroute, tellement je ne suis pas prête à remonter dans une voiture et tellement on est à l’extrémité du réseau de bus, donc assez près de notre destination, sans doute trois-quatre heures de marche.
On me force à faire du stop, on arrive à bon port, j’accepte même de prendre le métro, j’en sors, je vais faire les courses, je suis super contente de rentrer chez moi où ça ne sent ni le brûlé ni le plastique fondu.
Ah bah j’ai pas mes clefs.