vendredi 31 décembre 2010

bye bye 2010

10h53. Collée au fond de mon lit d'ado avec un reste de rêve lié à cet article, le blog de Mélodie Nelson, une cure de silence, des sueurs froides, plus d'humex gorge irritée dans le sang que la dose journalière maximale conseillée, une tonne de doliprane et de maxylase, histoire de pouvoir avaler ma salive peinard m'enfiler des caïpi sans souffrance ce soir. Si j'étais un homme, je serais mourant. La dernière journée de 2010 s'annonce enfiévrée (ou plutôt anti-fiévrée, puisque j'accuse un petit 36,2°). Une bonne occasion de faire semblant de tirer un semblant de bilan.


1. Une nuit dehors sous la bruine à l'improviste avec une (grosse, très grosse) bande de potes, sur le coup, c'est très long, mais ça permet de mieux les connaître, d'en rencontrer de nouveaux, et de relativiser beaucoup. Essayez, vous verrez.
2. Inviter des gens à goûter via ce blog, ou via twitter, ça permet de rencontrer des gens 'achement sympas. Je commence même à croire que les cons ne goûtent tout simplement pas.
3. Faire des sauvegardes du contenu de son ordi, c'est important. Surtout quand on te le vole avec 300 photos de vacances qui étaient quand même putain de belles.
4. Avoir un chez soi à retrouver au retour d'un voyage, c'est quand même vachement cool.
5. Plus on avance dans le temps, moins j'ai l'instinct maternel.
6. Surenchérir dans la provoc à deux balles est beaucoup plus drôle que de montrer qu'on maîtrise des références qui élèveraient le débat.
7. Ce blog prend de la place (non, pas "trop", juste "de la place") dans ma vie de tous les jours, en fait.
8. Je n'aime pas quand les choses stagnent. J'ai besoin que tout avance, tout le temps. C'est simple, quand ça n'avance pas, j'ai systématiquement l'impression de reculer.
9... avions pris cette année (considérant que le dernier vol a été pris en novembre, on arrive à 10 sur une période de douze mois). Mais je trie mes déchets. Ahem.
10. L'amitié, cette chose si précieuse que l'on peut perdre en quelques secondes d'inattention. 

mardi 28 décembre 2010

mangez-nagez, bordel

Un jeudi soir classique. Nocturne dans une piscine du douzième. Nageurs et aquagymnastes cohabitent dans une paix relative, entre celles qui se plaignent de n'avoir que la moitié de la piscine à disposition et ceux qui jalousent secrètement les manipulateurs de frites. Une catégorie d'intrus, que l'on remarque toujours après avoir touché le mur plusieurs fois : les couples. Les couples très amoureux, plein de passion et d'énergie sexuelle inépuisable. Les couples qui confondent la piscine avec le jacuzzi qu'ils ne pourront jamais s'offrir. Les couples qui la jouent - pardon pour le coup de vieux - Loana et Jean-Edouard, ou presque.


Piscine : milieu aqueux dans lequel tous les fluides versés se mélangent volontairement (comme dans le cas du chlore) ou par les remous des nageurs et aquagymnastes, qui évoluent ainsi dans une mixture homogène à laquelle il s'agit d'éviter d'ajouter les fluides qui n'y ont pas leur place.
Je répète : éviter d'ajouter les fluides qui n'y ont pas leur place. Parmi ceux-là : le jus d'orange pressée, l'eau minérale, le mauvais pinard, les liquides à connotation sexuelle ou procréatrice et la sauce barbecue (entre autres).
A la piscine, la salive échangée entre les individus en couple l'est souvent d'une façon qui porte à croire que sous la surface, des liquides à connotation sexuelle ou procréatrice le sont également. Le monsieur ayant parfois des difficultés à viser de sa frite dans la dame (qu'est-ce qu'on écrirait pas pour permettre aux mineurs de lire ce blog, hein ?), sans doute parce que l'une comme l'un sont ceints de maillots ou slips de bain, il est inévitable que tout liquide sortant de la frite soit propulsé dans l'immensité de l'eau chlorée, pour y être mixturé homogènement par les remous des nageurs ou aquagymnistes, qui sont ainsi tous couverts sans le savoir de liquide C'est ainsi qu'au premier pda (public display of affection, voyons, sale geek des années 90 !) aquatique, je me précipite vers l'échelle avec la grâce d'un bélouga qui aurait une crampe dans l'aileron gauche, et je quitte des lieux, non sans m'être frottée frénétiquement de solution antiseptique.
Souvent, le jeudi soir, pour me rassurer sur ma propre normalité, je m'empresse de rejoindre des amis, histoire de dîner à l'oeil et de chercher quelqu'un qui sait si Endemol a fait changer l'eau de la piscine après ce soir-. A table, deux couples, de la quiche, du vin blanc, et une montagne de pâtisseries au chocolat. Tout le monde s'accorde à dire que la piscine, t'y nages ou tu la quittes. C'est là qu'entre deux gorgées de vin, le couple d'en face décide de partager des miettes de quiche. Des miettes de quiche qu'ils avaient déjà commencé à mâcher. Comme les mères-oiselles servant de la bouillie d'orge et de son à leur progéniture duveteuse. Je les ai regardés, interloquée, avant de leur suggérer, doucement, d'aller nager ailleurs.

dimanche 26 décembre 2010

l'homme idéal #6 : le Filf

Qui dit fêtes de fin d'années dit famille, qui dit famille moderne dit famille recomposée, qui dit famille recomposée dit famille préalablement décomposée. Etudions aujourd'hui un type d'homme qui a le vent en poupe depuis la popularisation de la décomposition familiale...

George, what else ?

Prétendant : le Filf.

Objectivement, il est... l'équivalent masculin de la Milf, terme popularisé par pornhub pour désigner une femme en âge d'être ta mère (ou juste mère, d'ailleurs) qui a gardé tout son pouvoir d'attraction d'hommes dans sa couche. Tape "milf" dans Google, passe la première réponse donnée par wikipédia, et tu comprendras très vite de quoi on parle (mais ne le fais pas si tu es intégriste religieux).

Le Filf est comme les vins merveilleux qu'il sait apprécier, il se bonifie avec le temps.

C'est l'homme idéal parce que... contrairement à la milf, le Filf ne se fait pas déf... n'est pas un personnage de porno, mais une figure bien réelle, rassurante, protectrice. Grâce à la sagesse de la patte d'oie,  le Filf te prendra sous son aile et te guide à travers les chemins cahoteux de la vie. Grâce à l'élégance de la ride frontale, le Filf est un être qui t'emmènera avec une allure folle en escapade à São Paulo ou au Royal Monceau. Grâce au compte en banque d'un mec qui a déjà une carrière, le Filf te laissera te consacrer entièrement à ta collection d'objets d'art post-moderne ou à tes lattes caramel hazelnut entre copines. Grâce à l'expérience du poivre et sel, le Filf te fera grimper au rideau en moins de temps qu'il n'en faut pour calculer votre différence d'âge.

Minute de silence pour la personne de mon entourage
qui a un jour vu sa meilleure amie rester pour le petit déj.

Oui, mais... le Filf, contrairement au prototype George C., a souvent enfanté avant de connaître une deuxième jeunesse dans tes bras de jouvencelle (comme le premier "F" l'indique plus ou moins). Ses enfants, il faudra en être proche, mais pas trop, parce que tu ne seras de toute façon jamais aussi bien que leur mère. Surtout si tu es plus jeune que l'aîné de la fratrie. Ses enfants, il faudra en être proche, mais pas trop, et ne surtout pas les utiliser pour approcher le Filf. Et ne jamais oublier que si on arrive à surmonter la rencontre avec la marmaille, rester longtemps avec un Filf, c'est se condamner, un jour, à ne plus filtrer les spams pour viagra.

samedi 25 décembre 2010

a huge footprint of love

If God takes you
he leaves a huge footprint of love
and kindness behind
which is where you once stood...



Les fêtes ne seraient pas grand-chose sans 
almost a full moon, l'album de Noël d'Hawksley Workman, écouté en boucle.
Parce que finalement, Noël, c'est fait pour distribuer de l'amour...

mardi 21 décembre 2010

brunch ! the great canadian pub

Samedi, histoire de fêter les vacances dignement, nous avons choisi de bruncher avec des amis (dont une coupine qui a passé 7 mois à Ottawa) dans un bar canadien. Notre choix s'est porté vers le Great Canadian Pub, testé et approuvé quelques soirs plus tôt par la coupine qui revient d'Ottawa : The Great Canadian. Le TGC, c'est un bar très canadien de l'intérieur, plein de boiseries, de tricots des Canadiens de Montréal et de rediffusions de matchs de hockey.
La carte comporte 5 formules de brunch : the Great Canadian Brunch, un brunch avec omelette (végétarienne ou pas), un brunch avec club sandwich oeuf-cheddar-bacon, et deux autres qu'aucun de nous n'a choisis, et dont je ne me souviens donc pas. Chaque brunch est servi avec une boisson chaude - café régulier pour nous (un americano avec du lait et du sucre, comme tout bon Canadien qui se respecte) - et un jus (de canneberge, évidemment !). Evidemment, les portions sont gargantuesques, dignes des meilleurs brunchs montréalais pris avant de croiser nonchalamment Edouard Baer. Et comme au Canada, tu peux bien sûr repartir avec un doggy bag !

Le brunch avec sandwich oeuf-bacon-cheddar. J'ai renoncé à la salade.
C'en était trop.

Le brunch avec omelette (admire la pire photo que j'ai jamais prise).

 
The Great Canadian Brunch.
Servi avec des toasts et un pancake au sirop d'érable que tu sais pas où tu le mets.

Un bel aperçu du mug de café, et de la jolie couleur du jus de canneberge !
Note to self : arrêter de fréquenter des lieux qui ont de l'HP sauce en pensant à chaque fois que j'en ferais bien un stock et penser à aller à l'épicerie anglaise pour faire un stock d'HP sauce.

Après ce brunch délicieusement réussi, je n'ai qu'une hâte :
découvrir tout le reste de la carte du Great Canadian Pub !!

The Great Canadian Pub,
25, quai des Grands Augustins, 75006 (M° Saint-Michel)
01.46.33.54.20
Brunch à 14,50 euros les samedis et dimanches de 10h à 23h.

dimanche 19 décembre 2010

l'homme idéal #5 : le père noël

Fêtes de fin d'année obligent, penchons-nous sur le cas d'un homme fantasmagorique, mille fois imité mais jamais égalé (principalement parce que jamais vu, sans doute), un homme qui nous a toutes et tous fait rêver, et qui a pourtant été la source de nos plus grandes désillusions (voire même de notre plus grande désillusion).

On peut considérer que nos rêves de Noël ont bien changé.

Prétendant : Le Père Noël

Objectivement, il... est à la tête d'une usine sans grèves, sans éclats, sans scandales. Traite des lutins  cautionnée par les puissants de ce monde ou jouets équitables distribués personnellement ? Nul ne le sait vraiment.

C’est l’homme idéal parce que... Quoique tu veuilles, il te le trouve, et ce sans dépenser un centime. Il a un coeur gros comme ça : ⎝_o_⎠, et sera sans doute prêt à écouter et exaucer chacune de tes prières, comme il écoute et exauce celles les enfants du monde depuis le XIXe siècle. Au hasard : tu aimes les animaux et rêves de faire de l'équitation sur renne ? Pas de problème.

Oui, mais... tu seras toujours une "femme de." On se demande d'ailleurs pourquoi le MLF ne s'est pas indigné contre le personnage. Et puis, un mec dispo tous les jours sauf quand les familles se réunissent, ça sent la double vie, non ?

samedi 18 décembre 2010

crise d'ado


Après quelques années à me prendre des coups de vieux inexplicables et incompréhensibles, je vis depuis une semaine une période dont j'avais oublié de profiter il y a quelques années. C'est la crise, ma bonne dame, rien ne va plus. La crise d'adolescence. Celle que je n'ai pas vraiment faite il y a 8 ans (7 ? 5 ?), par instinct de survie. Celle qui n'a plus vraiment lieu d'être quand on a passé l'adolescence, qu'on habite seule, et qu'on ne dépense plus l'argent de sa mère. Celle qui n'a plus vraiment lieu d'être quand plus personne n'impose de permission de minuit. Contre qui se rebeller quand on croit à l'illusion d'indépendance ? Contre soi-même, sans doute. Il ne reste qu'à lentement saborder ce que l'on a atteint et qui est susceptible d'avoir le goût d'une réussite aux yeux d'autrui. L'éducation, le couple, les responsabilités, pour n'en garder qu'un plaisir pur. Un éclatement des limites du raisonnable, tout en restant dans les limites du raisonné. Savourer la liberté en étant son propre garde-fou. Vivre pour soi sans oublier les autres. Et trouver un équilibre à l'envie de tout plaquer.

vendredi 17 décembre 2010

liste de noël #4 - home sweet home

La voici, la voilà, ma dernière liste au Père Noël pour cette année 2010 !


En plus d'être d'inspensables fournitures,
ces crayons donnent la moustache quand on se les coince sous le nez.
Enfin du plaisir dans le travail.

Des stickers muraux Keith Haring.
Parfait pour faire rentrer un peu de couleur et d'humour chez soi.
Si vous êtes sûrs de votre coup, vous pouvez même les peindre vous-mêmes.

Pour ceux et celles qui sont aussi frileux que superficiels, une jolie bouillotte.
Celles des bouillottes de Béa sont élégantes et... personnalisables.


Un luminaire LivingColors,
permettant de choisir entre 16 millions d'ambiances lumineuses.
Depuis un an, je ne veux que lui.

Un robot sur socle Artisan Kitchenaid. What else ?

Yapuka voir ce qui se trouvera sous le sapin !

mercredi 15 décembre 2010

miam ! le loulou de bastille

Ca faisait bien longtemps que j'avais envie de te parler, cher lecteur assis devant ton écran avec de petites fraises des bois au champagne, d'un restaurant absolument charmant niché au coeur du 11e. Let's donc talk about le Loulou de Bastille.
Le Loulou de Bastille est tout en haut de ma liste des bonnes tables parisiennes, celles où l'on dîne pour pas trop cher, mais délicieux et copieux, et en plus la déco a du style, l'équipe est sympa, l'ambiance est cool mais intime, et tu t'y imagines aussi bien avec des cop's qu'avec ta moitié ou ton boss. Développons.

Foie gras maison, pain maison, et, en arrière plan, le tarama aux framboises.
Une fois tout ça fini, nous étions déjà presque rassasiés.

Le Loulou est un endroit tout mignon, prévu pour une 30aine de couverts, à la déco soignée. Aux murs, d'anciennes publicités pour alcool, chocolats, une carte indiquant la provenance des produits. Le tout dans de jolies couleurs qui confèrent au lieu son ambiance tamisée et chaleureuse. Souvent, au bar, des amis du patron discutent avec la serveuse, qui est donc attentive sans se jeter sur toi. Le Loulou, c'est l'art de la mesure.

Au Loulou, tout est fait maison. Les plats, évidemment, mais aussi le foie gras, le tarama de saumon aux framboises, le pain, tous les desserts, tout tout tout. La qualité est donc toujours au rendez-vous, les plats sont de grands classiques, mais avec un "truc en plus". Curry de poulet, oui, mais aux crevettes. Magret de canard, oui, mais à la sauce à la mangue. Filet mignon, oui, mais au gingembre. Le chef est un passionné, et la passion se ressent dans l'assiette. Seul petit bémol, comme le chef est seul en cuisine, les accompagnements ne sont pas très variés, mais ils restent délicieux. Et puis les plats sont tellement copieux que c'est le seul lieu où j'aie renoncé au dessert !
Pour accompagner les mets, vous aurez le choix entre deux cartes des vins : et la liste des vins classiques et naturels (ceux qui font moins mal à la tête en cas d'ingestion en très grande quantité...) est longue ! Tous les vins ont été sélectionnés avec soin, et chose un peu inhabituelle à Paris, on peut commander presque chaque vin au verre (ou en quart, en demi, en bouteille). Parfait pour éviter les disputes viticoles (vigneronnes ?) avant le dîner !

Magret de canard sauce à la mangue.
L'angle de la photo ne rend pas au canard sa place imposante dans l'assiette.

Filet mignon au gingembre.

Passons aux desserts... Après avoir longuement hésité entre crème au chocolat, chocolatine à l'orange et crème brûlée, j'ai opté pour un dessert un peu inhabituel : une tarte au citron vert absolument merveilleuse. Consistance parfaite, zeste fondant, part généreuse... Un régal pour clôturer la soirée !

Tarte au citron vert


Le Loulou de Bastille,
11, rue Richard Lenoir, 75011 (M° Voltaire)
01.40.09.03.31
Ouvert le soir du mercredi au samedi
30-40€/pers entrée-plat-vin-dessert

lundi 13 décembre 2010

définition

Ils m'ont quand même trop bien cernée sur l'urban dictionary.
Clique sur l'image pour comprendre qui je suis.


(J'essaie de me souvenir d'une occasion où j'ai été encore plus auto-satisfaite,
je ne trouve pas. Ca doit être le manque de sommeil.)

dimanche 12 décembre 2010

l'homme idéal #4 : le gros geek

Attaquons-nous a un type d'homme souvent critiqué, décrié, mal-aimé, mais sans doute capable d'être tendre et mignon comme tout...
Oui, je sais, ça n'est pas une photo de mec, mais j'ai tapé "gros geek" en recherche d'images,
et je te déconseille fortement d'en faire de même. Tu sera prévenu(e).

Prétendant : Le gros geek

Objectivement, il... ne jure que par linux, pense “carte” quand il entend “mère”, mange des légumes - comment ça, des chips ? c’est pareil ! - pendant ses LAN parties.

C’est l’homme idéal parce que... grand enfant entouré de gadget, il risque de ne pas vouloir d’enfants lui-même avant un moment. A toi l’éternelle insouciance nullipare. Si tu es fan de porno des années 80s, il pourra t’en télécharger tout plein, mais surtout, à chaque fois que ton ordi tombera en panne, il pourra te rejouer une scène de ton choix. Déguisé en Mario, même. "Oui, bonjouRR, on m’a dit qu’oRRdinateuRR vous poRRts bouchés. Moi vous montRRer comment bien inséRRer clef ouèsbè." (et pas de remarques sur l’anachronisme total des clefs USB dans les années 80s, merci.)

Oui, mais... en dehors de ces petits moments de pur plaisir eighties à moustache,  j’espère pour toi que tu aimes être touchée comme une trackball. Voire même passer après un smartphone, une keynote, ou... un LAN party-cacahuètes-coca. Tu veux draguer du gros geek ? Commence tout de suite à chercher sur WoW.

samedi 11 décembre 2010

j'ai le ticket d'une copine, je peux avoir mon sac ?

Vendredi soir, nuit de folie, nuit de gala, nuit de vestiaires. Nuit de vestiaire, tout à fait.
Avouons-le, nous sommes étions tout à fait inexpérimentés en matière de vestiaires avant vendredi soir, et que maintenant nous savons une chose : les vestiaires, c'est l'enfer.
Les vestaires, c'est l'enfer, parce que l'enfer, c'est les autres, et que dans un vestiaire, tu as affaire aux autres. Tu as même les affaires des autres.

En début de soirée, c'est rigolo, 300 personnes débarquent en même temps, tu le savais mais c'était pas très clair dans ta tête. Quand tu vois la file, tu réalises que 300 personnes, en fait, c'est beaucoup. Surtout converties en cintres, manteaux, et en tickets de vestiaire oubliés sur le comptoir. Lorsque les gens déposent leurs manteaux, boléros, vestes et sacs Pliage, deux faits pourtant remarquables t'échappent complètement :
- le signe distinctif de la plupart des manteaux, c'est qu'ils sont noirs ;
- en dehors des Pliage de chez Longchamp et des Charlotte de chez Darel, très peu de sacs satisfont une fille ;
- garder son ticket de vestiaire, c'est essentiel.

(Ah j'ai dit 2 faits ? C'est la crise, ma bonne dame.)

Maintenant que sont posées les bases indispensables à tout novice complètement inexpérimenté en vestiaire, je tiens à donner quelques conseils au client lambda du vestiaire de bar. Oui, ça peut être toi, toi, toi ou toi (surtout si tu as tendance à perdre ton ticket), alors ouvre bien tes yeux.
1. Dépose un joli manteau au vestiaire, de préférence de couleur ou à motifs, avec des détails dans tous les sens, pour pouvoir donner de véritables indications à la personne en face de toi. Parce que dire que tu cherches "un manteau d'hiver, noir, en laine, mi-long, avec des boutons noirs, sans marque", ça peut être vrai, mais considérant que la moitié de Paris arbore ce genre de manteaux, ça n'aide pas grand-monde (cf. fait remarquable 1.).
2. Garde ton ticket. Retrouver ton boléro noir (si tu es une fille, tu a forcément déposé un boléro noir au vestiaire) sur la base du ticket de la copine ou de ton mec arrivé 25 minutes avant toi, n'est pas… évident. Dans le cas où tu as deux tickets, ne pars pas du principe que c'était deux numéros successifs, ou pire, que les deux articles étaient côte à côte. Partir de principes, c'est se fourvoyer. (cf. fait remarquable 3.)
3. Tu viens de mettre beaucoup de soin dans le choix de ton manteau, mais mobilise le reste de ton imagination pour le choix de ton sac. Bannis simplement les modèles Longchamp et Darel de tes petites mains, ou alors personnalise ta sacoche. Même avec des pin's, si tu n'as rien d'autre. C'est joli, les pin's, c'est nineties, ça brille, ça se retrouve facilement dans un amas de sacs tous identiques. (cf. fait remarquable 2.)
4. On arrive à mon conseil préféré. Parce que je n'arrive pas à savoir sur quoi l'intention de départ se fonde.
Même si tu as beaucoup bu et que tu as l'impression que c'est trop cool d'encore te souvenir de la personne qui a pris tes affaires en début de soirée, inutile de recracher son nom de façon compulsive en fin de soirée. Si Pierre-Henri n'est pas là, il y a peu de chances que Jean-Charles sache où pH a mis ton sac. Pire, pH ne se souvient sans doute pas de l'emplacement de chacun des 120 sacs qu'il a pris pendant la soirée.

Pour vous, pH et JC, côté cintre, j'aimerais avoir des conseils à vous donner,  mais malheureusement, je reste idiote. Ah si. Jurez-moi que c'est la dernière fois que vous faites ça vous-même.

vendredi 10 décembre 2010

liste de noël #3 - arts et culture

Après la girlytude et la geekerie, attaquons nous à l'art, la culture, toutes ces choses qui nous permettent de nous évader vers d'autres horizons tout en nous apprenant une foultitude de petites choses qu'il est de bon ton de lancer avec détachement dans un dîner mondain...

Un livre acheté chez 0fr. Tout ce qui se fait de mieux en mode, style, arts visuels y trouve sa place. Tombée sur le lieu par hasard, j'y suis entrée une fois, et je n'ai rien acheté, parce que j'aurais dû dévaliser le lieu pour être heureuse. Chaque livre de cette librairie est un indispensable.
0fr. Librairie, galerie, 20, rue Dupetit-Thouars (Carreau du Temple), Paris (M° Temple)

Parfois perçue comme vieillotte, la collection Pléiade et sa galerie de grands morts est une source inépuisable d'inspiration en matière de cadals. Vous adorez un auteur et n'arrivez pas à mettre la main sur UN sonnet super rare et jamais republié depuis 1870 ? Son intégrale est peut-être chez la Pléiade. Si le prix vous fait peur, les volumes sont un peu moins cher dans certains magasins de seconde main (chez Gibert, pour les Parisiens). Mon choix ? Andersen, dont je ne me lasserai sans doute jamais...

Des places pour aller voir Au revoir Parapluie, le spectacle de James Thierrée, au Théâtre Marigny (enfin... quand les places seront effectivement en vente !).
Petit fils de Charlie Chaplin et fils de la talentueuse Victoria Chaplin, James, qu'il est impossible de résumer par ses illustres ancêtres, est un artiste hors pair. Si tu as vu Liberté de Tony Gatlif, alors tu te souviens sans doute de Taloche, ce Tsigane au corps possédé. C'était James. James, c'est mon idole. En plus, sa mère a fait des costumes sublimes de ses douces mains. Si tu ne connais pas encore James, fais au moins connaissance avec le spectacle, déjà acclamé partout dans le monde (et à Paris), en cliquant ici.

C'est tellement essentiel d'avoir un laissez-passer du Centre Pompidou dans son portefeuille, les chouquettes, que je ne vois même pas pourquoi je lui trouverais des arguments.

Un voyage guidé par l'amour de l'art. Biennale de Venise, pièce de Gogol à Berlin, expo sur l'expressionnisme abstrait au MoMA, ou encore visite d'Istanbul, toute évasion est prétexte à carnet de voyage...


Et rendez-vous la semaine prochaine
pour une dernière (oh !) liste consacrée au Home sweet home !

mardi 7 décembre 2010

T'as vu, t'as vu, t'as vu ?

Tu l'as vu, le changement, hein, tu l'as vu ?
Voilà, j'ai une nouvelle bannière, parce que l'ancienne me collait la honte, vu qu'elle était faite sur un logiciel que je n'ose même pas citer ici tellement il craint.

Il y a tout plein de mois, quand j'ai lancé un appel à bannière sur twitter, et c'est la merveilleuse @parpaing (Est-ce son vrai nom ? Je l'ignore.) qui m'a répondu. Elle a reçu un mail qui dégoulinait de mon égo, et des mille trucs évoqués dans le pavé, elle a gardé deux lieux, et une paire de grolles.

En ne gardant que Varsovie, Paris, et Annabel Winship, elle m'a transformée en bannière, et si j'ai mis des mois à vous montrer ces pixels avec lesquels je suis tombée en amour, c'est que je craignais que vous ne les appréciez pas à leur juste valeur.

Enjoy.
Hip hip hip hourra & merci à Parpaing !

lundi 6 décembre 2010

de l'agriculture, du suspense et du sang

NB : Cher lecteur, petite tasse de poupée en porcelaine rose à fleurs,
j'espère que cette note n'affectera pas la vision que tu as de moi,
héroïne mi-drôle, mi-glam, mi-pouffe.

Vendredi soir, ou plutôt samedi matin très tôt, nuit de folie, nuit de beuverie, nuit de gala. L'alcool coule à flots, la barbe à papa colle bien comme il faut, chacun est à son poste. Le mien, à cette heure-ci, c'est de checker si tout va bien partout, si tout est à sa place, si le pop-corn est bon, si les bars ne manquent de rien. D'eau par exemple. Oui, les bars servaient aussi de l'eau. Gratuite.

J'en profite pour rappeler qu'il est bien vu de s'hydrater au cours d'une soirée arrosée.
Un verre avec, un verre sans, et le foie est content !
Je dis ça, je dis rien.

Soirée arrosée, donc, tellement arrosée que je soupçonne des individus de sexe féminin d'avoir essayé de faire pousser des grains de maïs égarés de la machine à pop corn. De sexe féminin parce que 1. les filles étaient majoritaires, 2. un mec qui voit du maïs par terre, il le laisse mourir. D'ailleurs je suis persuadée que c'était un mec qui faisait la cuisine dans la pub du grain de maïs esseulé au fond de sa boîte.
Note pour les lectrices qui se trouveraient un jour face à un grain de maïs égaré (ou une feuille de mâche)(ou un bâton de réglisse) : n'arrosez pas, ça ne sert à rien, au mieux vous pouvez pousser une rivale pour qu'elle glisse sur votre tequila, au pire vous vous casserez le coccyx sur cette même tequila. En plus, le maïs (et la mâche)(et la réglisse) supporte mal l'alcool. Surtout la tequila.
Bref.

Revenons-en à l'hydratation des humains. On m'appelle pour remplir deux cruches d'eau. Je m'exécute, ravie de voir que la reine des boissons gratuite a son petit succès. J'emporte donc les deux cruches en cuisine, non sans traverser la piste de danse d'un pas enjoué et leste grâce à mes chaussures à paillettes. Je traverse le pays des merveilles, c'est trop cool, il y a de la musique et des jeunes qui dansent partout, et pourtant les cruches restent saines et sauves. Je marche dans quelques flaques, mais active le mode anti-dérapant en serrant les fesses. Je pousse la porte battante de la cuisine, mes copines cruches dans une main. Personne. Je suis arrivée, je baisse ma garde. Et hop, ni j'te vois,ni j'te connais, je glisse, genoux en avant. Quel est le réflexe de toute personne glissant dans un couloir ? S'agripper à un mur. Et donc exploser une cruche (personne ne glisse dans un couloir sans cruche à la main, c'est bien connu).

Un non-évènement me direz-vous. Certes. Sauf quand j'ai remis mes collants à 6h du matin et que j'ai eu drôlement mal à la cuisse. Sauf quand je me suis réveillée un peu plus tard ce même samedi, que j'ai remis des collants, et que j'ai eu l'avant de la cuisse en feu. Réfléchissant autant que mon état de fatigue me le permettait, je fais le lien entre les micro-éclats de verre qui ont dû caresser ma cuisse un peu plus tôt et l'irritation sous le collant. En enlevant le dit collant, je commence à traîner sur des sites d'astronomie. Ma cuisse contient à peu près 38 constellations de cicatrices sur la surface d'une main.

Tout ça à cause de la culture de maïs hors-sol.

dimanche 5 décembre 2010

l'homme idéal #3 : hyperpotamus

Alors que j'avais rendez-vous avec l'homme idéal #1, j'ai découvert celui qui faisait la première partie, un homme qui a eu pendant de longues secondes l'air, une bière à la main, d'un techos bourré lâché sur scène en route libre. Intrigant.


Prétendant : Hyperpotamus. Non, ça n'est pas son vrai nom, en fait il s'appelle Jorge Ramirez-Escudero. Tout de suite moins glam, mais passons.

Objectivement, il est... chanteur qui fait des loops vocaux, espagnol, et, ne nous voilons pas la face, un peu beau gosse, quand même.

Pourquoi est-il l'homme idéal ? Parce qu'il fait vibrer les femmes avec 4 micros et sa voix, et qu'il l'a déjà fait un peu partout dans le monde (il peut donc t'économiser l'achat d'un guide touristique lors d'une escapade en amoureux, c'est toujours pratique). Il enregistre un son, puis un autre, les passe en boucle, pour en faire de bien jolis morceaux. Un peu comme s'il était un instrument complet et tous les instruments en même temps, le tout a cappella. Même sans voir le prétendant jongler entre les micros, c'est beau. En images, c'est plus clair :

C'est une reprise (tu l'auras reconnue, hein ?), mais il a aussi des compos très chouettes.

Oui, mais... Si l'on débranche ses micros, parle-t-il sans s'arrêter pour compenser ? Mystère.


En attendant son site, son myspace
Pour plus de vidéos, sa chaîne ToiTube.
Et si toi aussi tu veux l'épouser, tu peux bien acheter son CD.

vendredi 3 décembre 2010

liste de noël #2 - geek'n gadget

Et voici notre deuxième liste au Père Nowël !
Comme prévu, de petites trouvailles mi-geek, mi-gadget ! Enjoy !

(Si vous avez un bon contact avec Papy 24 décembre,
n'hésitez pas à m'envoyer un mail pour avoir mon adresse, surtout.)

 Un radio réveil Lego pour retomber en enfance chaque matin.


Un iPad. Avec l'offre de l'opérateur mi-rouge, mi-jaune, ça va être dur de résister.


Un scanner portable. Il faut être paré à toutes les urgences.
(J'avais un super bon test comparatif de mini-scanner fait par Wired à vous linker,
impossible de le retrouver.)

Un nPower PEG. Marcher, utiliser de l'énergie et en produire.
Ce petit bâton produit de l'énergie par le mouvement, et un tour du pâté de maison vous permet d'envoyer un mail urgent de votre smartphone mort de chez mort.


 
Un disque dur Armor A-10 de chez Silicon Power. Résistance physique approuvée par l'armée américaine, tout simplement.


Des gants conducteurs. Pour tripoter son écran tactile sans geler.


...A vendredi prochain pour la liste arts et culture !
(celle qui vous permettra de passer pour un intellectuel sous le sapin, tout à fait.)

jeudi 2 décembre 2010

ich bin au régime.

(Un titre avec de l'allemand dedans pour plus de Disziplin.)

Tout d'abord, répondons à la question que vous vous posez tous :
Andie Crispy, petite sirène sans écailles, mais pourquoi diable fais-tu régime voyons ?

Réponse - même pas besoin de retourner l'écran comme un vulgaire emballage de Carambar :

J'ai gala J-1.

(Et je viens de perdre mon lectorat gauchiste anarcho-autonome avec un mot de quatre lettres qui sonne anti-prolétariat.)

 Elle, c'est Gala.

J'ai gala J-1 et je suis un peu pétasse parfois souvent bref. Et puis c'est à gala, faut être bonne un minimum, et autant tous les mecs se demandent en ce moment si ils ont un costume, autant toutes les filles se font des cachotteries sur quelle robe elles porteront. Donc ich bin au régime, pour pouvoir au moins répondre, à celles qui me demanderont avec des étoiles dans les yeux ce que je compte porter :
"Une robe dans laquelle je rentre"
Ce n'est pas le cas des plus téméraires d'entre nous.
J'ai donc bâti un méga plan d'attaque pour les quelques jours qui viennent de s'écouler.
Oui, "quelques jours", il faut savoir ne pas abuser des bonnes choses, surtout quand ces choses sont meilleures pour la santé physique que mentale.

Nous disions donc :
Samedi - 2 mini-pizzas et un peu de soda, mais j'ai pas mal profité d'un virus émétique. J'ai perdu 600g (au moins)(une balance ? connais pas). 
Dimanche - brunch. Arrivée au moment où tout le monde en était déjà au vin, j'ai bu un jus histoire de ne pas avoir l'air d'une soiffarde du matin, pour ensuite être moins soucieuse des apparences. Le soir,  vers 22h, après des heures d'âpre labeur, je force l'Homme à ouvrir une conserve de petit salé aux lentilles, parce que c'est la seule putain de forme de viande présente chez lui. J'ai dû le menacer d'un couteau.
Lundi - journée trop saine pour être digne d'intérêt.
Mardi - me suis demandé toute la journée quoi manger pour finalement honorer un parmentier de confit de canard + crumble aux pommes + vin entre copines en post-concert. Des mails envoyés me rappellent que picole et jeûne ou presque durant la journée font assez mauvais ménage.
Mercredi - On me parle de kebab allégé et je trouve l'idée risible. Persuadée de m'être baffrée toute la journée, je réalise avec tristesse que mon menu du jour ne contient qu'une soupe à la tomate, un mini cake jambon-emmental, deux carrés de chocolat, de l'earl grey et deux camomilles en rentrant de concert. Ah oui, une part un peu maousse de très bon tiramisù en goûter tardif pré-concert, aussi. Détail.

Réfléchissons : qu'est ce qui unit toutes ces journées, à part le froid ?

Elles précèdent le gala.

(Ceux de mon lectorat gauchiste anarcho-autonome qui n'avaient pas vu le four-letter word la première fois se sont enfuis maintenant.)

Attendez, j'ai dit que je participais à l'organisation ? Je ne suis pas au régime, j'oublie de manger, nuance. Un peu comme d'habitude, mais un peu plus quand même.


(Voui, bien sûr que cette note est dédicacée aux mamours qui organisent ce gala.
On y a mis tout notre tendresse et notre énergie,
Atropos s'occupe de nous dès samedi soir, je crois bien.)