(Je m'apprête à enfoncer des portes qui devraient être grandes ouvertes.
Ce billet ne va peut-être servir à rien, et, par avance, cela m'agace et m'indigne.)
Faire un songe d'une nuit d'été / Risquer le SIDA.
Après quelques années de matraquage médiatique ou publicitaire et d'éducation sexuelle, qu'en est-il de l'usage de la capote chez les jeunes ? Je n'en sais rien, je n'ai pas de chiffres, et je ne vais vous parler que de mon entourage. (Coucou, les copains ! Si vous passez par là, vous vous reconnaîtrez, ce billet est pour vous !)
Au cours du dernier mois, au moins 4 personnes de mon entourage ont eu des relations sexuelles non-protégées dans des situations qui peuvent être qualifiées comme "à risque". Autant vous dire que si l'on rapporte ce chiffre au nombre de gens qui me parlent de leur vie sexuelle, c'est énorme.
Peu importe qu'il s'agisse de précipitation, d'alcool ou de plaisir à conserver intact, chacun se justifie différemment, chacun ses partenaires à gérer, chacun ses circonstances à résoudre. Ce qui m'inquiète, c'est la réaction de ces quelques personnes quand on leur fait remarquer que le sexe sans capote et sans passer par la case test est tout sauf une bonne idée.
D'un côté, les filles qui ne prennent pas de contraception et qui ont juste peur d'être enceintes. De l'autre, tous les autres qui se sentent cons un quart de seconde avant de répondre que "oui non mais ça va, on est clean, on se fait confiance". Très bien. La confiance, ça marche super dans un monde où le mensonge n'existe pas. Seulement, nous sommes humains.
Petit rappel que j'aurais voulu inutile : Il suffit qu'on ait fait confiance à 2 partenaires qui ont fait confiance à 2 partenaires, qui ont chacun fait confiance à 2 partenaires qui ont a leur tour fait confiance à 2 partenaires pour risquer la transmission des potentielles MST d'une grosse quinzaine de personnes (si aucun, dans la chaîne, ne ment sur son nombre de partenaires). Parmi ces personnes, des inconnus, des gens avec qui vous n'auriez jamais couché, et peut-être même des gens à qui vous ne faites pas confiance.
Bien sûr, personne n'est à l'abri. Bien sûr, même dans une relation stable, un écart sans capote n'est pas impossible. Trouver les mots pour en parler est essentiel. Par respect pour soi comme pour l'autre, nul ne devrait se passer de préservatif sans avoir fait de test depuis son dernier rapport non protégé, et ce même en sortant d'une relation longue. Et même en plein milieu d'une relation longue.
Alors je ne sais pas. Je ne sais pas si les jeunes blanc(hes) hétérosexuel(les) de bonne famille qui ne se piquent pas se sentent à l'abri du SIDA. Je ne sais pas si on parle tellement du SIDA qu'ils ont oublié tout le reste. Je ne sais pas s'ils se disent qu'une nuit qu'ils espèrent réussie vaut une vie ou même quelques semaines d'emmerdes. Je ne sais pas si c'est une façon de montrer à l'autre qu'il ou elle est important.
Je ne sais pas ce qui vous passe par la tête, les copains, mais je m'inquiète pour vous.
[Edit : Des chiffres qui éclairent sur l'abandon du préservatif par les jeunes en France, via @Cho7AmanchKourT]
Edit 2 : Une appli iPhone pour localiser les distributeurs de préservatifs partout en France !]
[Edit : Des chiffres qui éclairent sur l'abandon du préservatif par les jeunes en France, via @Cho7AmanchKourT]
Edit 2 : Une appli iPhone pour localiser les distributeurs de préservatifs partout en France !]






























"Fous ta cagoule", le djeunz ! C'est pour ton bien !
RépondreSupprimerEnculés de jeunes blancs hétérosexuels de bonne famille qui se piquent pas !!
RépondreSupprimerLe pire c'est que tu as raison, je te l'ai déjà dit :P Aucune excuse.
RépondreSupprimerC'est une grande discussion du moment, dans mon entourage aussi. La conclusion qu'on en a eu est différente. Il y a 20 ans le Sida c'était la mort, maintenant les personnes séropositives vivent avec (enfin bon, si on peut appeler ça une vie de se surveiller constamment), d'où le relâchement, peut-être.
RépondreSupprimerMais bien sûr que c'est effrayant.
Certes, on vit avec, mais aussi avec les effets secondaires du traitement à vie...
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