jeudi 10 novembre 2011

des histoires mises sous verre.


Je ne sais rien de l'amour. Pas grand-chose, en tout cas, à mon âge, bien que je ne sois pas sûre qu'on apprenne vraiment avec le temps.
Comme dans la vie de toutes les filles (hétérosexuelles, non-nonnes), il y a eu les garçons que j'ai aimés, les coups de cœur, ceux qui n'ont fait que croiser mon chemin et ceux qui se sont installés avant de suivre une route différente de la mienne.
Et il y a une catégorie rare, très rare, faite de garçons d'exception. De garçons devenus inoubliables en quelques heures, quelques jours, quelques phrases. De garçons jamais consommés, malgré une attraction mutuelle. De garçons dont la rencontre rappelle qu'il est plus beau de désirer quelqu'un que de le posséder.
Avec eux, des souvenirs uniques, faits d'instants d'équilibre fragile qu'un simple baiser aurait pu anéantir à jamais. Des images, des rires des mots.
Et puis rien de plus qu'un mail énamouré tous les six mois, ou quelques phrases échangées en se croisant par hasard entre deux rendez-vous. De petites bulles de rien au goût d'irréel du passé.
La tentation de se revoir est grande, mais il y en a toujours un pour freiner l'ardeur de l'autre. Heureusement. Hors de question de courir le risque de découvrir qu'ils auraient mal vieilli, changé du tout au tout, ou qu'on ne s'entend plus.
Mes plus précieuses histoires d'amour sont celles que je n'ai pas vécues.
Sans regrets. Aucun.

2 commentaires:

  1. Andrea, je t'ai déjà dit qu'entre nous c'est pas possible, t'es polonaise.

    RépondreSupprimer
  2. Agréable à lire de d'entendre murmurer à ses oreilles les passantes http://www.dailymotion.com/video/x3gncl_georges-brassens-les-passantes

    RépondreSupprimer