Il y a un homme que j'évite soigneusement : mon banquier. Ou plutôt, j'adore l'avoir au téléphone, il a une voix jeune, chaude, sexy… Sûrement pas de banquier. Je évite donc soignement de le rencontrer par crainte de découvrir un jeune cadre dynamique engoncé dans un costume par taillé, ou pire, un banquier grisonnant et bedonnant qui n'aurait de sexy que la voix.
Prétendant : Le banquier
Objectivement, il est… le garde-fou de tes dépenses les plus folles, le gestionnaire de ton assurance-vie, celui qui décide de la taille de ton futur appartement.
C'est l'homme idéal parce que… d'un coup, d'un seul, tu pourrais enfin avoir le prêt dont tu as rêvait pour acheter cette décapotable sublime qui te fait de l'oeil de la vitrine du concessionnaire près du bureau. Ou pour enfin passer une année sabbatique à Bali. Ou pour tout plaquer et vivre la vie de château malgré tout. Mets-la main sur un employé de banque sans oublier de vérifier à quel point ses supérieurs ont confiance en lui.
Oui, mais… on finit toujours par claquer un smic (ou même un demi) dans un sac à main (ou même des chaussures)(ou même des bottes de pluie, pour les moins citadines d'entre nous). On finit toujours par le cacher (même temporairement) à l'homme auprès de qui on se réveille chaque matin (ou presque). C'est un peu plus compliqué si cet homme est aussi celui qui gère vos comptes, et le PEL qui vous a acheté des cuissardes à semelle rouge.













