mardi 29 mars 2011

et kylie hanta mes nuits

Oui, c'était vachement sympa de ne pas poster une semaine complète, sans culpabiliser de ne pas suivre le rythme effrené du net qui nous emporte dans le tourbillon de l'instant où une année 2.0 équivaut à moins d'une semaine de la vraie vie. Pendant cette année 2.0 d'absence, j'ai eu quelques idées de notes, qui ne seront peut-être pas mises en ligne cette semaine, rédaction de mémoire oblige.
J'ai eu un drôle de rêve, aussi. En voilà l'histoire...



dimanche 20 mars 2011

l'homme idéal #18 : le dragueur né

Messieurs qui ne savez pas draguer, mais aveez dû lire les pires articles donnant les pires conseils en matière de drague stéréotypée... Messieurs, si ça foire une fois, changez de technique, si ça foire deux fois, demandez conseil à une copine, et à trois fois, allez voir un coach (et priez, parce que vous n'avez pas tous le même potentiel).






Prétendant : le mec de jeudi soir (oui, c'est son nom.)

Objectivement, il est... physiquement quelque part entre Nicolas Sarkozy et Dany Boon, vocalement quelque part entre Isabelle Mergault, charismatiquement entre Sim et une personne que je ne citerai pas de peur qu'elle se reconnaisse.

C'est l'homme idéal parce que... son ouïe est fine et il sait sélectionner les infos qui sont importantes pour toi : ton prénom, par exemple. Même s'il ne te connaît pas vraiment, et qu'il l'a juste entendu lorsqu'une copine croisée dans la rue t'appelait pour retenir ton attention. Evidemment, lorsqu'il te hèle (par ton prénom, donc), il te replace parfaitement, même s'il ne t'a jamais rencontrée avant.

Oui, mais... toi, tu ne te souviens pas du tout de lui, même lorsqu'il te pose la question pour la troisième fois. D'ailleurs, c'est lorsqu'il comprend que tu ne te souviens pas des gens que tu n'as jamais vu qu'il se décompose peu à peu, et c'est lorsqu'il se décompose que tu comprends peu à peu que tu ne t'en souviens pas parce que tu ne le connais pas (tu suis ?). Et soudain, il abandonne. Déception. C'est tout ? Même pas il se bat ? Même pas il tente autre chose ? Même pas il t'explique d'où vous vous connaissez ? C'est tout ce que tu vaux ? Un coup de drague bas de gamme ? Une mauvaise impro ? Mais qui attire les mouches avec du vinaigre ?

samedi 19 mars 2011

tarte fine frometon-tomates

Un graaaaand classique de la cuisine estivale, rapide et facile à préparer, qui cuit pile-poil le temps de l'apéro (et qui va bien avec mon récent végétarisme)...


Liste de courses pour 4/6 personnes
- un rouleau de pâte feuilletée
- 200g de fromage à pâte dure (comté, appenzeller...) coupé en fines tranches
- 4 tomates
- 1 à 2 cuillères à soupe de moutarde
- des herbes de provence (ou du basilic frais)
- de l'huile d'olive

Préchauffer le four à 180°.
Dérouler la pâte sur la plaque du four couverte de papier sulfurisé et la piquer avec une fourchette. Enfourner 10 min.
Pendant ce temps, couper les tomates en tranches, les épépiner et les égoutter.
Une fois la pâte sortie du four, laisser refroidir un peu pour y étaler la moutarde, puis couvrir de fromage, et répartir les tomates.
Si tu as des herbes de provence, saupoudrer la tarte d'herbes de provence et agrémenter d'un filet d'huile d'olive avant d'enfourner à nouveau pour 45 minutes.
Si tu as du basilic frais, le ciseler et le répartir sur la tarte avec un filet d'huile d'olive après avoir enfourné pour 45 minutes.

Parfait avec une petite salade aux pignons de pin ou aux cerneaux de noix !
Bonne dégustation !

vendredi 18 mars 2011

mental health days.


Je m'éloigne de Paris. De ses mille choses à penser, à organiser, à gérer. De ses mille choses tétanisantes tant je sais avant même de m'atteler à une tâche qu'il y en aura 999 autres une fois la première achevée. Prendre l'air. A l'instant où ces lignes sont publiées, un train m'emmène vers un pays dont les habitants sont connus pour leur diction particulière, leurs fromages et leur excellente à mesurer le temps. Et pourtant, malgré un fou désir d'arrêter le temps pour enfin souffler, c'est là que j'ai choisi d'aller. Parce que seul un éloignement physique pourra faire perdre leur importance à tous ces mails, wall posts, twitts, textos, coups de fil, tsunamis et se-présentera-se-présentera-pas. Parce que l'attention constante accordée à ces milliards de stimuli quotidiens est démesurée face à celle qu'ils méritent, que la tension permanente dans laquelle ils maintiennent épuise, use, casse.
Alors je pars. Je pars parce que ce blog est une alerte. Si je ne publie plus, c'est que je n'ai plus de temps pour moi. À moi. La publication de ces lignes écrites cette nuit aura lieu dans la minute où mon train quittera le quai. Dans la minute où je commencerai à me demander laquelle des choses oubliées ces dernières semaines occupera le mieux la matinée de trajet. Magazine à la con ? Vernis à ongles ? Projets pour l'année qui vient ? Lecture concentrée de la Repubblica en prétendant comprendre l'italien ? Lecture tout court ? Dessin ? Episodes de séries en retard ? Mails à des amis de longue date ? Classement de ma bibliothèque iTunes ? Je reste indécise. Peut-être ferai-je tout cela à la fois, peut-être m'endormirai-je en regardant Paris s'éloigner. Je sais juste que je le ferai pour moi.


dimanche 13 mars 2011

l'homme idéal #17 : l'homme alpha

Cette semaine, nous allons répondre à une question assez essentielle, mais qui n'a pourtant jamais vraiment été posée :
l'homme idéal est-il idéal ?

Dans le monde du mâle alpha, l'homme est un...


Prétendant : le mâle alpha


Objectivement, il est... une sorte de gendre idéal amélioré : physique, carrière, réseau, compte en banque, responsabilités, tout y est pour séduire tes parents au premier regard.


C'est l'homme idéal parce que... comme on vient de le dire, le mâle alpha dégage en permanence une aura de perfection. Programmé pour plaire, il sera un merveilleux compagnon et partenaire de vie prêt à subvenir à tous tes besoins, toi, sa femme, la mère de ses enfants. Bien sûr, tu auras également la satisfaction de voir tes copines vertes de jalousie face à un homme qui ressemble en tout point à celui d'une pub Nivea, sauf que le tien, au moins, il ne fait pas semblant d'être cadre dynamique-dirigeant.


Oui, mais... le mâle alpha gagne de l'argent pour deux. Là, tu te demandes où est le problème. C'est simple : une fois que l'homme gagne assez d'argent pour nourrir toute sa petite famille, la femme n'a plus d'excuse pour jouer à la mère indigne toute la journée grâce à un boulot épanouissant. A moins d'avoir un mâle alpha très compréhensif à disposition, à toi les bavoirs, petits pots et autres puzzles Pocahontas ! Et tu pourras t'en plaindre autant que tu voudras, le mâle alpha t'écoutera, mais le mâle alpha ne comprend pas les problèmes des autres : "Si j'arrive à être heureux, pourquoi n'y arrive-t-elle pas ?!"

mardi 8 mars 2011

Les Beaux Mecs

En pleine journée de la femme, parlons de mecs. (ce post devait de toute façon avoir lieu, mais l'esprit de contradiction était trop tentant.)
Commençons par la question que tout le monde se pose : c'est quoi, un Beau Mec ? Un beau mec, c'est "un mec du milieu, un gangster" de la grande époque du grand banditisme. Tony est un beau mec. On le rencontre dans la cellule où il purge sa longue peine, en 2010, le jour où il profite de l'évasion de son codétenu, Kenz, pour se faire la malle. Lorsque ses anciens associés le balancent aux flics, Tony est contraint de rester avec Kenz et ses deux acolytes. Un conflit de générations entremêlant admiration et incompréhension commence alors entre le jeune caïd des cités et le gangster en taule depuis trop longtemps.
Alors que Tony découvre les nouvelles méthodes d'un milieu qu'il a quitté depuis des décennies, on découvre par de jolis flashbacks son passé, son enfance, ses débuts dans le métier, les femmes qui ont marqué sa vie, les liens qu'il lui reste avec ses anciens complices…
Cette mini-série est la digne héritière, dans un registre différent, de la précédente série-évènement du producteur Lincoln TV : Pigalle, la nuit. Plus qu'une série, c'est un vrai film de bandits en 8 épisodes, rythmé, bien réalisé, à la photo sublime, au scénario bien ficelé. La friction entre Tony et Kenz apporte aux dialogues des notes d'humour inattendues et rafraîchissantes.
Goûtez à ce juste mélange d'émotion, de tension, d'énergie, de légèreté, de Simon Abkarian et de Victoria Abril dès le mercredi 16 à 20h35 sur France 2, ou sur le site des Beaux Mecs, où vous pourrez voir dès demain le premier épisode avant sa diffusion à la télé !

Post publié sur hemcel.fr.

dimanche 6 mars 2011

l'homme idéal #16 : l'acteur porno

Ils sont une énigme face à quelle on détourne le regard ou que l'on observe d'un oeil mi-admiratif mi-dubitatif. Mettons aujourd'hui à l'honneur les acteurs pornos (mais juste ceux qui se protègent, ça devient compliqué sinon)(ah ça en exclut trop ? wha'ever !). Ouais.

J'ai failli vous coller Sagat, mais :
1. Tout le monde en parle en ce moment.
2. Personne ne résiste au charme de la cravate de PDG nineties.

Prétendants : Rocco, François, HPG... et les autres

Objectivement, il est... photogénique, endurant et attaché à son corps, dont il prend grand soin et qu'il expose souvent plusieurs heures par jour dans des positions parfois inattendues et improbables.

C'est l'homme idéal parce que... bien gaulé, c'est un plaisir pour les yeux. Endurant, c'est un plaisir pour la bagatelle. Pour peu qu'il soit un peu connu, tu sors avec une star. Si en plus il est doué, tu peux espérer poser un hot d'or sur la cheminée du salon. C'est joli, un hot d'or.

Si si, c'est joli, un hot d'or.

Oui, mais... trop d'endurance tue l'endurance (non, pas de dessin). N'oubliez pas que vous n'êtes pas à l'abri de voir une déformation professionnelle de votre Jules ressortir dans un instant intime. Oui, ça peut être une insulte. Oui, ça peut être un geste que vous trouverez déplacé. Oui, ça peut vous pousser à faire cette remarque qui restera à jamais gravée dans votre couple : "Chéri, c'est chouette, ça fait trois heures que tu bandes, mais je commence à fatiguer et puis c'est lassant, la demi-molle."

samedi 5 mars 2011

La science, un truc de nanas

Jeudi soir a eu lieu la cérémonie de remise du prix Pour les femmes et la science, délivré par l'Unesco et la fondation l'Oréal. Une belle occasion de se rappeler que la science n'est pas qu'un truc de mecs.

Cinq lauréates, une pour chaque continent, et dix boursières ont été honorées par le prix Pour les femmes et la science, axé pour cette 13e édition sur l'environnement. Les lauréates ont été récompensées pour leur parcours et leurs découvertes scientifiques, les boursières, plus jeunes, souvent doctorantes, ont vu leur travail reconnu et encouragé. Mercredi matin, ces femmes (hormis la lauréate américaine) étaient réunies pour des tables rondes qui leur ont permis d'expliquer leurs recherches, et surtout, ce qui les a poussées à se lancer dans la voie scientifique.
Alors que certaines des boursières ont entrepris leurs recherches par pure passion, par fascination pour l'océan ou les plantes, d'autres font des sciences pour servir leur communauté et leur pays. Les premières tâtonnent, font des erreurs et poursuivent des pistes qui les mènent vers des conclusions parfois inattendues. Les secondes cherchent à tout prix à trouver un résultat, qui est souvent une solution à un problème local. Les lauréates appliquent la première façon de procéder à leurs domaines, et trouvent que tout l'esprit de la recherche est là, dans la capacité à se laisser surprendre par le réel, qui peut contredire les postulats et hypothèses de départ. La scientifique imagine le réel avant d'essayer de confirmer ou d'infirmer ses hypothèses. De la poésie du réel, selon Boris Cyrulnik, seul homme invité à participer aux débats.

Bien sûr, un prix réservé aux femmes est une excellente initiative, qui met en valeur l'importance des femmes dans un domaine encore perçu comme très masculin. Il est simplement dommage que certaines questions posées mercredi matin n'auraient jamais été posées à des hommes. Il est assez rare qu'on demande à un homme comment il concilie une brillante carrière scientifique avec 5 enfants, non ? A croire que même dans une réunion purement féminine, on peut rappeler à des femmes exceptionnelles leur inévitable condition de mère et d'épouse…

Pour découvrir les travaux des lauréates Anne L'Huiller (Europe), Faiza Al-Kharafi (Afrique et Etats Arabes), Vivian Wing-Wah Yam (Asie/Pacifique), Silvia Torres-Peimbert (Amérique Latine) et Jillian Banfield ainsi que les 10 boursières, cliquez ici.

Note publiée sur hemcel.fr

mercredi 2 mars 2011

never let me go.


J'avais adoré le livre, parce que j'adore les écrits d'Ishiguro. Bien sûr, j'attendais avec impatience cette deuxième adaptation (après les Vestiges du jour) d'un roman de l'anglo-japonais. Avant de voir le film, qui sort aujourd'hui en salles, j'avais le livre en tête, sa retenue, ses personnages complexes faussement dénués de sentiments, sa narration lente et pourtant captivante.

L'affiche française ayant sans doute été créée sur paint
et piquant beaucoup trop les yeux, je vous mets celle-ci.

Le monde en apparence parfait et protégé dans lequels évoluent Kathy, Tommy et Ruth est une dystopie. Dans le livre, on s'en rend compte suffisamment tard pour s'interroger. La nouvelle arrive trop tôt dans le film pour qu'on se sente mal à l'aise. La gêne se retrouve simplement dans l'époque dans laquelle le film est ancré : le choix de placer cette évolution de la science dans un passé suspendu est finalement le point fort de cette adaptation. La friction de l'anachronisme. Sans doute l'exigence du cinéma. Dommage, cela ne retraduit pas tout le sentiment de l'oeuvre. Evidemment, la tristesse reste, évidemment, on est ému. Malheureusement, on est aussi, si on a lu le livre, un peu déçu.