vendredi 30 décembre 2011

j'ai deux amours

J'adore les Parisiens.
Je m'en suis rendue compte avant hier, en descendant de l'avion qui me ramenait de Varsovie. Je les trouve souvent désagréables, égoïstes, impolis, mais intellectuellement stimulants. Ils ont des avis. Ils construisent des avis, ils les construisent dans le débat, la dispute, la confrontation. Ils se frottent et s'agrippent les uns aux autres. Des plus désagréables, on apprend à sélectionner les gens que l'on fréquente. Des plus intelligibles, on découvre une aventure humaine d'une seconde ou d'une éternité.
Je le revis à chaque fois que je reviens de Varsovie. A chaque fois, avant de monter dans l'avion, à l'aéroport Chopin, je suis fâchée avec la ville. A chaque fois, quand je descends de l'avion, je me jure de ne plus jamais y retourner. Il y a ce décalage étrange entre Varsovie et moi. Ou plutôt : il y a ce décalage étrange entre ses habitants et moi. Une gêne. Je vis toute l'année dans un monde où l'Eglise ne décide plus de ce qu'on fait le dimanche. Où le mariage n'est pas l'étape incontournable précédent la vie de couple. Où il est admis que l'homosexualité existe. Où les filles qui se font sauter le jeudi soir dans les soirées étudiantes assument. Où le fait d'enlever les signes religieux des bâtiments publics n'est plus une question. Où tous finissent par se ressembler, mais par leur quête de la différence.
Oui, bien sûr, il s'agit là d'un tableau quelque peu manichéen auquel il convient d'ajouter les nuances que constituent mes amis jeunes et ouverts d'esprits et anticléricaux d'un côté ainsi que mes connaissances frontistes ou presque ou catho-coinços de l'autre.
Malgré ces nuances, je reste souvent mal à l'aise dans les débats d'idées étriquées dans lesquels je prends souvent le contrepied des courants dominants, parfois par pur esprit de contradiction. Je repars donc souvent de Varsovie avec ce sentiment de ne pas réussir à rentrer dans ce moule-là, ce moule dont je ne suis pas censée dépasser mais pour lequel je n'ai pas l'air à la bonne forme.
Me voilà alors grommelante, frustrée, ermite, à Paris. Une nuit de sommeil, et ça va mieux. Pas encore réconciliée, mais moins en colère.
Et tôt ou tard, je croise quelqu'un qui part à Varsovie, et qui me demande de lui en parler. J'hésite toujours un peu, parce que c'est très intime, ça revient à ouvrir son coeur en devenant bavarde d'itinéraires, d'anecdotes, de petits détails à distinguer. J'éprouve un plaisir certain à parler de ces murs. J'éprouve ces murs, j'y trouve une émotion que je ne trouve pas ailleurs, cette impression d'appartenir à un lieu et d'y être en équilibre : la plénitude.
Je ressens Varsovie.

Je pense souvent au tout début de ce blog, et comme les mots "ici c'est partout" m'avaient paru évidents quand je les ai entendus. Tout avait commencé par un déplacement, une quête, un avion. On pourrait dire que j'ai voyagé plus que d'autres depuis 8 ans. On pourrait dire que j'ai à tout prix voulu trouver une voie qui me soit propre. On pourrait dire c'est grâce à ça que je cerne qui je suis. Mais que ça m'angoisse de ne pas savoir où j'ai envie de l'être.

Varsaviana

mercredi 28 décembre 2011

crumble pommes-fruits rouges

Ma grand-mère voulait absolument que je lui fasse un gâteau pour Noël… J'ai réfléchi un peu à une recette qu'elle aimerait bien mais qu'elle trouverait un peu inattendue, et surtout… que j'arriverais à improviser sans internet et sans balance ! Le côté tradi vient du côté pâte+pomme qu'on retrouve dans un dessert que tous les Polonais connaissent (un jour, si vous êtes sages…), le côté novateur (pour la Pologne) est tout simplement apporté par les fruits rouges et l'absence de pâte en-dessous du gâteau.



Liste de courses pour un moule carré de 25x25 :
3 grosses pommes
450 g de fruits rouges surgelés
2 sachets de sucre vanillé
0,75 verre à nutella de sucre
25 g de beurre fondu (mais pas trop chaud)

pour la pâte
175 g de beurre
2 verre à nutella de farine
1 à 1,25 verre à nutella de sucre cristal
0,5 verre à nutella de flocons d'avoine

La veille, mettre les fruits rouges dans une passoire et laisser décongeler de façon à ce que le jus s'écoule (vous pouvez le boire, on n'en aura pas besoin).
Le jour même,  découper les pommes en quartier puis en tranches épaisses dans le sens de la longueur. Si vous le faites la veille, réservez la nuit avec deux cuillères à soupes de jus de citron pour éviter aux pommes de noircir.
Mélanger les pommes, les fruits rouges, le sucre, le sucre vanillé et le beurre fondu.
Beurrer un moule, y verser le mélange de fruits.



Préchauffer le four à 150°.

Réserver et préparer la pâte, en mélangeant à la fourchette le beurre et la farine puis le sucre et ajouter les flocons d'avoine. Pétrir à la main pour obtenir une pâte uniforme.
Effriter grossièrement la pâte sur les fruits en recouvrant bien toute la surface.



Enfourner pour 45 minutes (ou jusqu'à ce que la pâte soit dorée).
Servir tiède avec de la glace vanille, chocolat blanc…

Bon appétit !

vendredi 23 décembre 2011

trop.


Je ne sais pas exactement quand tout cela a arrêté de m'amuser. Entre deux coups de rein, en tout cas. Probablement entre deux orgasmes, aussi. Car non, les orgasmes ne manquaient pas. Peut-être étaient-ils même en excès. Mille fois, je me suis sentie repue. Cent fois, je me suis ennuyée. Il ne faut pas croire qu'elles aiment ça, dans les films, tu sais. Je n'en sais rien, en fait, j'essaie juste de mettre en perspective tes sources d'inspiration et mon ressenti. Pourtant, tout avait bien commencé, tu étais un excès bienvenu. Puis très vite, je t'ai trop senti, trop profond, trop longtemps. Les premières extases étaient passées, et avec elles les premières joies de retrouver un corps au plaisir assuré.
Alors j'ai commencé à voir le reste. Ce décalage dans nos attentes. Ces érections interminables dont tu semblais si fier. C'est qu'il en faut, du sang, tu sais, pour faire tenir tout ça ? Au moins, je sais maintenant que ce sang utile ne peut y rester indéfiniment, même si tu t'obstinais à le croire. C'était mieux qu'un cours d'anat. Je me suis écoutée, aussi, quand tu ne le faisais pas assez, alors j'en ai beaucoup appris sur mon propre corps, et je t'en remercie. Je sais désormais qu'après la douleur de l'orgasme trop fort, il y a l'engourdissement, l'ennui, l'envie de fuir. Et la fuite.

mercredi 21 décembre 2011

les filles pensent que... le livre

Après une semaine de trucs de garçons, parlons un peu de nous les filles avec un conseil de cadeau de Noël pour ceux et celles qui n'auraient pas encore tout acheté, et en même temps un conseil de cadeau pour toute l'année, sans occasion, parce que faire des cadeaux ex nihilo à des gens qu'on aime fait partie des petits plaisirs du quotidien. Trêve de blabla et parlons du livre que toutes les filles devraient avoir lu pendant ces vacances...


Au fil du surf, on découvre des blogs, on les aime, on prend l'habitude de les lire, ils nous accompagnent de leurs bons conseils, de leurs pointes d'humour, de leurs questionnements, parfois. C'est le cas de Les filles pensent que…, un chouette blog à paillettes roses qui parlent de garçons mais pas que, et qui a valu à la délicieuse Lucie de Paola le prix des blogueuses Elle en 2010.
Si je vous en parle aujourd'hui, c'est qu'en octobre, Les filles pensent que… est devenu un livre (et qu'en parler avant aurait spoilé le cadeau de Noël d'une super copine) joliment illustré par Diglee. Un livre qui décrypte nos relations avec les garçons, nos comportements et les leurs. Un livre dans lequel on reconnaîtra forcément des copines, les crapauds qu'on a croisés… et les princes charmants, aussi. Un livre qu'on a irrépressiblement envie d'offrir à toujours plus de copines au fil de la lecture, parce qu'il permet de remettre quelques idées en place, mais "avec un ton frais et sans le côté cynique et l'ironie qu'on trouve dans plein de blogs aujourd'hui" (dixit Copine-qui-l'a-lu-puis-en-a-offerts-deux), et parce que tu as peut-être, comme moi, une copine fan qui blog qui a réussi à zapper la sortie du livre.
Les filles pensent que… il faut embrasser beaucoup de crapauds avant de trouver le prince charmant, un très joli cadeau de Noël, mais aussi et surtout le cadeau à offrir toute l'année en 2012 !

dimanche 18 décembre 2011

jolis boutons de manchette de samuel gassmann

Et hop, on achève la semaine spéciale
Paris pour les hommes par mon obsession personnelle...
Promis, la prochaine note revient à des trucs de filles ;)

Comme toutes les filles, j'ai mes petites marottes, ces petites choses qui me font craquer chez les garçons. Des détails, sans doute, mais assez révélateurs de leur capacité à avoir du style dans le cadre finalement assez strict de l'élégance masculine. Tout ça ne tient pas à grand-chose : une cravate nouée à la bonne longueur, des coutures discrètement contrastées sur un costume noir, des boutons de manchettes choisis avec soin. Non, messieurs, les boutons de manchettes ne sont pas un accessoire désuet. J'en tiens pour preuve les jolies pièces créées par Samuel Gassmann dans son atelier parisien. Samuel Gassmann, qui est aussi commissaire d'exposition, tombe dans le bouton en 2007 au fil de recherches pour proposer à Arte un sujet sur "le plus petit élément du vestiaire masculin". Deux ans plus tard, il crée une collection toute en matériaux d'exception et savoir-faire créatif, structurée autour des 5 moments définis par la tradition du vêtement masculin (négligé, jour, soir, sport et apparat). Oubliés, les boutons à bascule et les tiges droites dont les boutons parallèles "cassent" les manchettes. Ici, le souci du détail permet autant de mettre en valeur le bouton que de respecter la chemise…
Allez, quelques images…

 4 couleurs, 4 cabochons de nacre avec lien en argent...



Jour, soir, sport. Notez que les boutons sport sont blancs...
On peut donc les personnaliser avec un joli visuel.

Boutons d'apparat.
Les petits rouges sont en corail ramassé à la main sur une plage d'Asie.
Une jolie paire éditée à deux exemplaires.

 Vous le saviez, vous, que les boutons d'hommes avaient
traditionnellement 4 trous pour un diamètre de 11 mm ?

Alphabets du soir (minuscules parce que chuchoter suffit)
et du jour (majuscules pour se faire entendre. Nacre gravée de la typographie Poppie,
mélange de lettres bâtons, manuscrites et d'imprimerie réalisé par Alex Wiederin,
le M. typo du luxe.

Boutons créés à partir des clous qui servaient,
aux Etats-Unis, à numéroter portes et volets.

 Photos prises dans la boutique de Haute Mesure Eglé Bespoke...

...où on ne trouve donc pas que des chemises et costumes sur mesure.

Pour en savoir plus sur les jolies créations Samuel Gassman, c'est par ici !

vendredi 16 décembre 2011

Atelier Corthay, souliers sur mesure

Chose promise, chose due : 
cette semaine, je partage avec vous les lieux découverts 
grâce à Thierry Richard et son Paris pour les hommes

Jusque là, parmi les bonnes raisons d'être une femme, il y avait évidemment le choix infini de chaussures qui peuplait nos placards, du talon bobine à l'aiguille, du mocassin noir à l'escarpin à plateforme et paillettes. D'un côté, les chaussures d'un soir, pas chères, qui font mal et qui fondent à la moindre goutte de pluie ; de l'autre, les objets de désir, parfaitement équilibrés, confortables, que l'ont garde précieusement des années durant. En regardant le placard des hommes, on y voyait du triste, du noir et du marron, un camaïeu uniforme de chaussures passe-partout.

C'était avant de connaître les souliers de l'atelier Corthay. L'atelier a ouvert ses portes il y a 21 ans, et depuis, des artisans y fabriquent du sur-mesure (et de la demi-mesure depuis peu), de la chaussure à la patine discrètement colorées, du détail élégant. Minutie, passion, tradition sont les maîtres-mots.

Et comme des images valent mieux qu'un long discours, découvrez les photos prises aux portes ouverts de l'atelier Corthay, dont les créations rendront jalouse toute chaussure addict qui se respecte.

DSC_0295DSC_0296DSC_0297DSC_0300DSC_0301DSC_0302
DSC_0304DSC_0309DSC_0310DSC_0311DSC_0312DSC_0313
DSC_0317DSC_0327DSC_0328DSC_0330DSC_0332DSC_0334
DSC_0337DSC_0339DSC_0342DSC_0348DSC_0350DSC_0354


PS : L'affiche de l'exposition Luxinside, c'est un soulier Corthay. C'est un signe, les gars.

mardi 13 décembre 2011

Francis Kurkdjian : du génie en flacon

Chose promise, chose due : 
cette semaine, je partage avec vous les lieux découverts
grâce à Thierry Richard et son Paris pour les hommes
Vous allez très vite comprendre qu'on parle 
aujourd'hui d'un petit plaisir tout aussi adapté 
à la gente féminine qu'aux mâles de la capitale.

Vous aimez les parfums ? Moi aussi. Ou plutôt : j'ai une tante, folle de parfums et grande adoratrice Habanita de Molinard, qui s'est donné beaucoup de mal pour nous convertir, mon odorat fragile (donc réticent à toute substance olfactive appliquée sur la peau) et moi, à la religion des parfums. Il y a six ans, elle m'a mis entre les mains un très joli parfum, qui, selon ses dires, devait à tout jamais me faire entrer dans cet univers. Ce fut le cas, mon nez s'est adapté et je découvre aujourd'hui avec plaisir de nouveaux parfums dans de jolis lieux où les odeurs ne sont pas étouffantes.
C'est donc avec bonheur que je suis entrée dans la boutique de la Maison Francis Kurkdjian, au 5 rue d'Alger. La boutique-écrin laisse présager du meilleur : le long de l'entrée, un joli décor fabriqué dans le même zinc que les toits de Paris (dans lequel sont aussi fabriqués les bouchons des flacons) et au plafond de la boutique, des dorures qui rappellent celles des coupoles de la capitale.


Francis Kurkdjian, vous le connaissez forcément : Le Mâle et MaDame de Gaultier, c'est lui, avec l'envie de capturer la maison JPG dans un parfum, Narcisco Rodriguez For Her et For Him, c'est lui aussi, Le Parfum d'Elie Saab, c'est encore lui. Il a reçu en 2001 (à 32 ans à peine) le prix François Coty pour l'ensemble de ses créations et a ouvert la même année son atelier de création de parfums sur mesure. Entre deux installations artistiques (notamment avec Sophie Calle ou dans la nef du Grand Palais), il fonde en 2009 la Maison Francis Kurkdjian pour créer des parfums pour chaque moment de la journée.


Sa fragrance phare, Aqua Universalis, un parfum mixte d'une pureté parfaite, avec des notes de muguet (ma petite faiblesse), que l'on imagine bien se fondre avec la peau, avec toutes les peaux. Mon second coup de coeur est allé à Lumière Noire pour homme, un subtil mélange de rose, cumin, cannelle, patchouli et armoise. Un effluve que j'adorerais porter parce que j'ai toujours un peu de mal à accepter que les parfums soit réellement sexués… Le troisième parfum qui m'a séduite fut Cologne pour le Soir, dans lequel Francis Kurkdjian a voulu rendre hommage à son grand-père qui ne se parfumait que le soir en recréant l'odeur des manteaux de fourrure de sa mère. J'y ai retrouvé les imposants manteaux de fourrure de ma grand-mère, qui me servaient de déguisements quand j'étais enfant.


Après avoir découvert également la ligne de parfums d'intérieur et les lessives (imagine que tes vêtements sentent enfin le toi et pas la Cajoline, imagine), nous avons pu jouer à sautiller après les Bulles d'Agathe, bulles parfumées que l'on ne peut sentir que si on les perce avec le nez. Du génie.

Et puis je suis rentrée, j'ai commencé à écrire cette note, j'ai consulté le site de la Maison Francis Kurkdjian et j'ai compris. Green Tea d'Elizabeth Arden, ce parfum que ma tante m'a glissé il y a six ans, mon tout premier parfum, celui qui me fait toujours ressentir une culpabilité adultère quand j'en porte un autre, c'était déjà Francis Kurkdjian…

dimanche 11 décembre 2011

Petits plaisirs de Parisiens, par Thierry Richard

Nous sommes dimanche soir, et à quoi s'attache-t-on le dimanche sur ce blog ? Aux hommes. Pour une fois, on ne va pas se demander qui est l'homme idéal, mais on va évoquer ses petits plaisirs. Et comme personne ne sait mieux qu'un homme de ce qu'aiment les hommes, je vais vous parler d'une visite exceptionnelle que j'ai faite la semaine dernière (avec d'autres blogueuses, hein) dans des lieux choisis par Thierry Richard, auteur d'un guide de Paris unique en son genre, Paris pour les hommes.



Avant de le rencontrer, je connaissais de Thierry Richard son blog gastronomique (où il parle de plus en plus du reste) Les Chroniques du Plaisir, aux tables tellement bien choisies que j'avais évidemment envie de découvrir ses autres adresses.
Paris pour les hommes est construit autour des friandises de la vie quotidienne des Parisiens, comme regarder les jambes des filles, porter une cravate, aller au cinéma un après-midi de semaine, offrir un bijou une jolie femme (essentiel) ou encore dîner entre hommes. En plus de nous livrer sa raffinée sélection de 420 lieux d'exception, Thierry Richard a demandé à quelques Parisiens célèbres de partager leurs petits secrets. Le guide renferme ainsi également les petits bonheurs de Nicolas Bedos, Frédéric Taddeï ou Frédéric Beigbeder. Pour ne rien gâcher, l'ensemble de l'ouvrage est très bien écrit.

Voilà un très joli à guide à poser au pied du sapin (que celle qui n'a jamais rêvé de son homme en mieux me jette la première pierre) ou à garder en source d'inspiration (que celle qui n'a jamais manqué d'idées cadeaux pour un garçon me jette la première) à l'approche de Noël.


Revenons-en à la fameuse visite... Thierry Richard a choisi de nous emmener dans la boutique du parfumeur Francis Kurkdjian, de nous faire découvrir les chemises sur mesure d'Eglé bespoke ainsi que les boutons de manchettes de Samuel Gassman et enfin les souliers sur mesure du bottier Pierre Corthay. Des rencontres passionnées dont j'ai gardé de si jolies images que la semaine à venir sera consacrée aux petits bonheurs masculins...
Merci Thierry Richard !

mardi 6 décembre 2011

foie gras - dos and don'ts par fauchon.

Photos par Céline Moustache.


Oh oh oh ! C'est bientôt Noël ! Et qui Noël, dit bûche, dinde et surtout foie gras.

La semaine dernière, le temps d'une jolie soirée chez Fauchon, nous avons pu en déguster sous plein de formes imaginées par le chef Jean-Pierre Clément. De quoi donner quelques pistes pour bien choisir son foie gras et le présenter de façon originale…

Jean-Pierre Clément découpe le foie gras qui sera bientôt dans nos assiettes.

La première gourmandise que nous avons goûtée était une escalope de foie gras cru avec huile de noisette, vinaigre de pomme, baies roses et pointe de fleur de sel sur un lit de capucine. Petite tuerie florale et végétale à la fois.

Avec du Roederer 2006 sur fond de chemise froissée.

Ensuite est arrivé le foie gras rôti en terrine vs. la mousse de foie gras. Pas complètement conquise par la mousse (je n'ai jamais été fan de la texture), j'ai été séduite par le goût très légèrement fumé et poivré juste ce qu'il faut du foie gras rôti. J'ai d'ailleurs passé la fin de la dégustation à en piquer sur les petits plateaux qui circulaient…

 Pique-assietting with Lucie de Paola ? Yes, we can.

La troisième pièce que nous avons goûtée était un tempura de foie gras. Je vous la fais courte : foie gras + friture dans l'huile = gras. C'était parfaitement "croustillant puis fondant" niveau texture, mais au final assez huileux…

Ca me donne envie de creuser le foie gras croustillant.
Je le tenterais bien en feuilles de brick au four.

Mon tout petit regret est de n'avoir pu goûter le foie gras aux fraises mara séchées et celui truffé. Mais je sens qu'ils seront quand même à table d'un de mes Nowel, parce que j'ai la curiosité bien trop titillée. J'ai bien envie de tenter le revival canadien avec foie gras au vin de glace accompagné de vin de glace, aussi.
(Ce moment étrange où tu te rends compte que ton estomac est trop petit pour tout ce qu'il y a à manger sur Terre. Ou juste pendant les fêtes.)


Sans transition (je prépublie cette note d'un bar à vin, je ne peux pas chercher de transition, là tout de suite, déjà que j'évite les fautes de frappe)


Les DOs and DON'Ts du foie gras

DOs :
- faire son propre foie gras
- associer un bon foie gras à du bon champagne (on a eu la joie de goûter un Roederer de 2006, un Gosset, un Lanson… et surtout un Roederer millésimé de 93 qui est épuisé ♡)
- servir un bon foie gras avec un bon chutney (je fais partie de la team figue. Ou de la team pomme quand je le fais moi-même.)
- laisser mariner le foie gras.

Foie gras faux pas :
- associer foie gras et fruits de mer. No way, nous a dit Jean-Pierre Clément.

"No way."

Special thanks :
Les photos sublimes photos qui donnent faim ont été prises par Céline Moustache.
Les infos ne sont pas aussi détaillées que pour la session fromage parce que Lucie de Paola m'a empêchée de prendre des notes par ses bavardages intempestifs.
La chemise froissée vue plus haut appartient à JL Maverick.

Merci à vous trois et merci à toute l'équipe Fauchon pour cette soirée qui fut, encore une foie (hahaha), exceptionnelle. C'est fou comme on peut être bien, chez vous.


La prochaine fois, on parlera de comment le macaron au citron amer m'a tueR.
Parce que je ne pense qu'à ça depuis une semaine,
c'est rare qu'une pâtisserie m'obsède autant.
J'ai une vie un peu difficile.