vendredi 20 avril 2012

mercredi 18 avril 2012

en passant...

Untitled
L'image n'a a priori pas grand chose à voir avec la note, 
mais ce que j'avais ressenti face au Leviathan de Kapoor colle assez bien.
Sérénité et mouvement.

Cher petit loup d'amour,
Cher lecteur en fraise Tagada,
Tu l'auras remarqué, je ne blogue plus des masses, en ce moment. J'ai plein d'idées de notes en tête, mais pas vraiment le temps de les construire, de les approfondir, et voilà pourquoi :

- Je bosse. Beaucoup. Je bosse parce que ce sont les 6 dernières semaines d'études de ma vie (en gros), et que tout instant passé sur autre chose me fait culpabiliser.

- Je bosse sur d'autres trucs, aussi. La bonne nouvelle, c'est que tu seras au courant au fur et à mesure (ouiiiiiii, je vais publier sur les vastes internets, imagine mon excitation !!!!).

- J'ai repris la lecture. J'ai retrouvé le plaisir perdu de prendre un livre, de m'asseoir deux heures avec un thé, et de me laisser absorber par un univers. J'ai enfin fini L'Or de Cendrars, dans lequel j'avais eu un peu de mal à avancer, mais dont j'ai adoré les dernières pages, sans doute parce que ce sont celles que j'ai vraiment pris les temps de savourer. Mon livre du moment, c'est Journal d'un parfumeur de Jean-Claude Ellena, de la maison Hermès. Je l'ai acheté un peu par hasard, il pleuvait trop pour le vélib, je n'avais pas ma bibliothèque sous la main et l'idée de prendre encore une fois les transports en commun sans livre me faisait frissonner. L'ouvrage parfait pour se laisser happer par le monde du parfum et oublier le chaos urbain.

- J'ai repris le sommeil. Je suis repassée à mes 6h habituelles après 6 mois à 3 ou 4h par nuit. Je commence à sentir pour de vrai la fatigue accumulée au fil du temps, j'ai l'impression que je pourrais dormir des semaines entières, mais je tiens 6h tout au plus. Voyons les choses en face, ça fait toujours 2 à 3h disponibles en moins chaque jour.

- J'ai recommencé à sortir. Tout doucement, j'ai repris un bon rythme d'expos, de théâtre, de cinéma. J'aime bien, ça m'avait manqué. Une conséquence de la reprise de sommeil, je suppose. Ça, je vous en ferai une note assez vite.

- A force de sorties, justement, j'ai entrevu le métier idéal. Pas tout à fait dans ma formation, mais complètement dans mes cordes. Alors je me documente pour compléter mes lacunes en la matière, et surtout, je cherche des inspirations visuelles, tout plein tout plein. J'écoute beaucoup, aussi. Tout ça pour avoir un projet bien ficelé qui évitera une crise cardiaque à ma mère le jour où je lui annoncerai que je veux être freelance. Cela dit, je cherche aussi dans quel type de structure je pourrais m'intégrer. A construire. Pour l'instant, j'y crois. A mort.

- Mes besoins en production visuelle sont en ce moment plus importants que ceux en production écrite. La dernière fois que j'ai eu du temps, j'ai donc peint comme une folle, et j'ai des projets dans les tuyaux (ou "dans le païpe", pour faire branché).

On a fait à peu près le tour… Je vais essayer de revenir très vite, de prendre une heure par-ci par-là pour ce blog, parce qu'il me manque, que malgré tout, j'utilise mon temps de cerveau disponible à réfléchir à ce que je pourrais écrire, et que tôt ou tard, je vais finir par le coucher sur un clavier. En attendant, vous pouvez me suivre, retrouver mes coups de coeur et inspirations, mes photos, me faire un virement ou m'envoyer un mail… Et pour le reste, je vous tiens au courant !

vendredi 6 avril 2012

et dieu créa la maroillette.

On sous-estime souvent le potentiel du Nord. Alors oui, c'est le département le plus tuné de France (après le Pas-de-Calais), mais il a trois gros avantages gustatifs, que l'on peut résumer par : bières, tarte au sucre, Maroilles. En général, quand j'y vais, j'ai du temps devant moi, alors je me mets aux fourneaux et je teste des trucs. Cette fois-ci, ma mère a parlé de sa dernière sortie au resto avec trop d'enthousiasme pour me laisser indifférente. C'est ainsi que j'ai appris un nouveau mot : Maroilles + tartiflette = Maroillette. Le principe montagnard appliqué au Nord. What else?

(Désolée pour la qualité des photos,
je n'avais qu'un Blackberry 2 ans d'âge sous la main.)

Liste de courses (pour 6-8 personnes, mais plutôt 6, parce qu'en principe, tout le monde en reprend) :
1,5 - 1,8 kg de patates (on a fait ça avec des charlottes)
200 g de lardons nature (que nous avons pas mal découennés)
15 cl de crème liquide
un Maroilles assez ferme
un oignon en option (on a fait sans parce que je ne digère pas, c'était très bon aussi)

Préchauffer le four à 200°.
Eplucher les patates et les découper en demi-tranches grossières (1,5 cm d'épaisseur environ).
Dans une grande poêle sans graisse, blanchir les lardons, puis ajouter l'oignon détaillé et les morceaux de patates.
Mélanger de temps en temps.
Quand les morceaux de patates commencent à peine à cuire (au bout de 5 minutes environ), verser la crème liquide.
Continuer à mélanger régulièrement et couper le Maroilles en deux dans le sens de la hauteur.
Lorsque la crème arrive à ébullition, retirer du feu, et verser le mélange encore chaud dans plat à gratin.
Avant d'enfourner, poser le Maroilles sur le mélange, croûte vers le ciel... comme ça :


Au bout de 40-45 minutes, vérifier avec une fourchette si les patates sont bien cuites. Si elles le sont, c'est prêêêêêêêt !

Evidemment, ça se déguste aussitôt avec une bière.
... et une tomate, si vous tenez vraiment à un truc un peu sain.

mardi 3 avril 2012

asynchronisme


On ne le dira jamais assez, ça fait un bien fou de se couper un peu du quotidien, du stress, de la précipitation. D'enfin considérer les mails et sms comme ce qu'ils sont : des moyens de communication asynchrones auxquels ont prend le temps de réfléchir au lieu de répondre sous l'impulsion du moment. De se soucier de la réalité, mais de la prendre avec distance, avec des horaires qui nous conviennent mieux, avec du thé et des Balisto. De prendre le temps de faire ce qu'on aime avant de revenir à la contrainte, et à ce qu'elle a de plaisant, aussi.
Vivre selon son propre rythme, le temps de quelques jours.
On ne le dira jamais assez.
On l'oublie même trop.