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jeudi 21 janvier 2010

Non ma fille tu n'iras pas danser


Il y a quelques mois, il est arrivé une chose folle: je suis allée au cinéma. J'ai mis les pieds au ciné un samedi soir, ce qui en règle générale est trop mainstream pour moi. Je suis snob sur trois fois rien, mais j'aime ça.
Revenons-en au cinéma. A l'époque (en 2009, quand même), j'avais jeté mon dévolu sur Non ma fille tu n'iras pas danser, film de Christophe Honoré dont le titre m'a attirée, parce qu'il n'y a que dans le cinéma français qu'on pond des titres pareils (dans la lignée de Ceux qui m'aiment prendront le train, Je vais bien ne t'en fais pas, Viens chez moi j'habite chez une copine...). Un film très beau même si tout y va mal, très touchant, un peu longuet parfois, scindé en son coeur par un conte breton révélateur. (En revanche je me rends compte avec le recul que le rôle de Chiara Mastroianni n'a pas vraiment l'air taillé pour elle, mais on ne peut pas tout avoir, hein...)

Mais ce que j'en retiens surtout, surtout, c'est que les meilleurs dialogues ont lieu à table.

Et j'en tiens pour preuve cette réplique:
"Mais personne n'aime des endives braisées dans la vraie vie, Maman."
Non mais c'est vrai, il fallait bien lui dire. Et redire en DVD à partir d'hier. (Ou pas.)

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