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dimanche 3 février 2013

Tate Modern - Mondrian - The Bigger Picture

Je ne lis jamais les cartels dans les musées. La dernière personne de ma famille à lire les cartels en entier, c'est ma grand-mère. Au mieux, je les commence, saisis quelques mots-clefs et m'enfuis dès que possible. Et puis tout à l'heure, à la Tate Modern, j'ai découvert les cartels "The Bigger Picture", sur lesquels le musée a recueilli d'intellectuels qui ne sont en général pas spécialistes des arts plastiques (on y trouve aussi des commissaires d'expo) pour accompagner certaines oeuvres. Ils font des liens avec leur propre domaine, avec une oeuvre éloignée, ou ouvrent les portes d'une réflexion.
J'ai trouvé ces cartels intéressants d'une part parce qu'ils montrent qu'il n'est pas nécessaire d'avoir faire des études d'histoire de l'art pour en parler, d'autre part parce qu'ils soulèvent des points auxquels je n'aurais pas pensé (que je sois d'accord ou non) ou qui résument assez bien ma pensée.


Ci-dessous, le cartel "The Bigger Picture" qui accompagne la Composition B (No.II) with Red, peinte en 1935 par Piet Mondrian :

"I have to admit - I used to pass works like this and think 'that's rubbish; a child could've done it.'
Two things have changed since I made those sorts of comments. Firstly, a friend has eagerly explained the background of this piece to me and secondly, I now have a child. Looking at the work again, I feel differently. I don't think a child could have done it, but I also don't think it is an insult to say that it is like a child's painting. I think children see beauty and form in a very pure, honest way. I see it in the way my daughter gazes at colours, at steam, at objects. Seeing the world through a baby's eyes and understanding more about this artist's ideas, I can appreciate works like this now. I really like looking at it.

Hollie McNish, spoken word poet"

vendredi 20 avril 2012

mardi 19 avril 2011

une ville dans la ville


Il était une fois, à la fin du XVIe siècle, deux familles immensément riches originaires de la ville d'Augsburg, en Bavière. Elles se partageaient la domination sur le commerce européen et étaient suffisamment fortunées pour faire des prêts aux royaumes et empires en manque de monnaie. L'une de ses familles, les Walser, avait grâce à son argent acquis le Venezuela comme gage d'un emprunt à l'empire espagnol. L'autre famille, les Fugger, plus riche encore que la première, décida de construire une ville dans la ville d'Augsburg. Une ville de 150 appartements répartis dans 8 rues, avec une église et une brasserie, ceinte d'un mur dans lequel sont percées 7 portes, que l'ont peut passer librement jusqu'à 22h chaque jour. Une façon pour les Fugger de mettre leur argent au servir des plus pauvres et des moins fortunés, puisque le dénuement est une condition sine qua non pour accéder à un logement dans ce qui est la première cité sociale au monde. Les loyers annuels s'élèvent à un gulden rhénan par appartement, quelque soit le nombre d'occupants, ce qui est bien pour avoir un espace privé, chose à l'époque exceptionnelle. Aujourd'hui encore, dans la cité rénovée et modernisée, les loyers sont équivalents à la somme de l'époque : 0,88 cents et quelques factures à régler. Et la cité est toujours financée par la fondation de la famille Fugger. Une chance incroyable pour tous les miséreux d'Augsburg et des alentours.


Si les loyers étaient exactement d'un gulden rhénan, on pourrait croire les Fugger profondément désintéressés et généreux. Seulement, les loyers sont d'un gulden et de trois prières. La Bavière est à l'époque de la construction une région très croyante, les Fugger le sont donc aussi, mais ils sont trop aisés pour que Dieu écoute leurs prières. Louer à plus pauvres qu'eux leur permettait alors de demander en retour trois prières quotidiennes pour leur bonne santé et leur avenir. Aujourd'hui encore...

L'habitant le plus connu de la Fuggerei était, au XVIIe siècle,
le maître maçon Franz Mozart, arrière-grand-père de Wolfgang Amadeus.

mercredi 22 septembre 2010

allô allô ici paris



J'étais tellement contente de revenir à Paris. Bien sûr, il y avait la rentrée, mais il y avait tous ces vêtements personnes que j'allais retrouver et dont la pensée me mettait en joie. Malheureusement, j'ai vite déchanté au moment de quitter l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle-Etoile.

Pour une fois, le RER B n'était pas en grève. Pourtant, il ne circulait pas. A cause de travaux sur les rails. Je suis rage, colère et envie de prendre le taxi, mais décide courageusement de ne pas céder au désir de reprendre le train de vie délirant et déficitaire de mon juin parisien. Pas de taxi, je marche d'un pas décidé vers la navette prévue par la SNCF entre Roissy et Mitry-Claye. C'est en attendant cette navette que je me suis frottée à la bonne humeur et au festoiement à la française.


J'ai donc décidé de me plaindre des gens qui se plaignent.
Comme ça, the boucle will be boucled (oui, c'est la rentrée, je me remets à l'anglais.)


Juste derrière moi, une blonde, cheveux courts, la cinquantaine, iPhone et sac Marc Jacobs, revenant de je-ne-sais-où. Elle constate qu'elle devra monter dans une navette au lieu d'un RER. La première phrase que j'ai entendue sortir de sa bouche était "C'est quoi ce bordel ? ... Vous la faites payer, votre merde ?". La seconde question étant adressée à un très grand jeune homme, visiblement non-coupable de la situation. Elle s'est sentie prise en otage, parquée. Une navette toutes les dix minutes, c'est une honte !
J'hésite à lui proposer de me vendre son sac. Le plan : je lui file 70 euros, 80, peut-être, et elle peut se payer un tacos. Sauf qu'un homme à chapeau de cow boy acheté en Grèce me devance et lui propose aimablement de rejoindre Paris en transport moins commun. "Non mais vous avez perdu la tête ? Vous ne savez pas qu'on est dimanche soir et que les gens rentrent de week end ? Toutes les autoroutes sont bouchées !"
Autant de coïncidences... Elle doit avoir Jupiter en Verseau, moi aussi, ça me rendrait folle.

La petite dame continue de se plaindre, trifouille son iPhone avec air de gardien de prison à qui on aurait volé son déjeuner, monte finalement dans le bus, continue de gromeler, jusqu'à ce que l'homme au chapeau de cow boy ne lance un "Oh, ça va, arrêtez de vous plaindre, on se plaignait pas autant, pendant nos deux ans à l'armée !"

Des gens entassés dans un bus, un cow boy qui parle de l'armée, j'entrevois un point Godwin.

L'homme au chapeau, debout à côté, me parle de ses vavances en Grèce, où on va prendre un bus qui n'arrive jamais, alors on monte dans un taxi, mais on est heureux. Soleil, vacances, détente. Je lui réponds que ma vie va beaucoup mieux depuis que j'applique à tout va le merveilleux principe shadokiste suivant : S'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème.

La blonde finit par se taire. Et je commence à savourer le brouhaha bienveillant qui m'aurait entourée depuis bien longtemps dans n'importe quel autre pays, d'un train polonais coincé par -30°C au bus chinois où les ouvriers s'entassent en passant par les arrêts de bus canadiens où les gens font docilement la queue et entrent un à un, ceux pour qui il n'y a plus de place restant silencieusement sur le trottoir.

C'est alors que l'homme au chapeau m'indique une chose que nous n'aurions sans doute pas vue du RER. 

Le sublime coucher de soleil embrasant les plaines de la lointaine banlieue parisienne.

lundi 13 septembre 2010

yul-bru-waw

Vue de Montréal depuis le Belvédère du châlet du Mont-Royal
(avec un peu de chance la compression n'a pas été trop violente,
et tu peux avoir l'image en full qualité en cliquant dessus. Avec un peu de chance.

Larmes, brûlure, cris, larmes, stage, rires, amis, bars, balades à vélo, vodka-canneberge, souvenirs. A l'heure où ce message sera publié (aveu : je triiiiiche, et j'écris dans un Starbucks avec la larme à l'oeil), je serai dans un avion et j'aurai laissé tout ça derrière moi. J'ai croisé à Montréal beaucoup de voyageurs. Ils étaient tous du même avis. Ce qui fait que l'on savoure le voyage, c'est le retour chez soi.

mercredi 8 septembre 2010

un film polonais avec des nazis dedans



Alors que j'étais en pleine organisation d'une sauterie à l'occasion de la première mondiale de Venise de Jan Jakub Kolski au Festival des Films du Monde de Montréal, un ami m'a posé une question qui m'a turlupinée :

Pourquoi les Polonais ne font-ils que des films à propos de la Seconde Guerre Mondiale?

(J'en profite pour préciser que Venise se démarque grâce à une photo absolument sublime et qu'il a gagné le prix de la contribution artistique à Montréal, whatever it means)

Moi-même, quand je pense aux derniers films polonais que j'ai vus, je me souviens de : Katyń, Dzień Świra - Day of the Wacko, Dom zły - The Dark House, Benek, Le Pianiste (un peu américain, oui, mais comptons le pays de naissance du réalisateur), et d'autres titres qui ne vous diront rien du tout. Je me souviens aussi de Quatre nuits avec Anna de Jerzy Skolimowski, que je n'ai pas vu mais qui est sorti en France, popularisé par l'ouverture de la Quinzaine des réalisateurs 2008.

Je vous parie un Toblerone* géant qu'aucun de vous n'a entendu parlé de Day of Wacko, film joyeux et positif sur la lente déchéance psychologique d'un homme qui a des problèmes relationnels, ni de The Dark House, pourtant couvert de prix en Pologne et surnommé "le Fargo polonais", ni même de Benek, film plein de charbon diffusé une fois à dans un obscur festival parisien. En revanche, vous avez dû avoir vent de tout plein de films polonais qui parlent de la Seconde Guerre mondiale, des méchants Nazis et des Soviets qui puent.

Au bout d'une semaine de réflexion (Dieu sait que je peut être lente à digérer les infos), j'ai fini par comprendre : Non, les Polonais ne font pas que des films de guerre, et d'ailleurs la personne qui a soulevé la question est fan de Trois couleurs de Kieślowski et possède le DVD de Ferdydurke. Non, la vraie question, c'était la suivante : Pourquoi les films polonais qui s'exportent le mieux parlent de la SGM ?

Alors que j'étais en pleine sauterie à l'occasion de la première mondiale de Venise, j'ai posé la question à la représentante de la prod, qui n'a pas su me répondre, puis à Jan Jakub Kolski, qui m'a juste dit, avec un sourire en coin : "Je ne sais pas, peut-être parce que c'est un thème qui est commun à beaucoup de réalisateurs polonais... Dites-moi sur quoi je dois faire mon prochain film... Une histoire d'amour moderne ?"



*N'hésitez pas à me demander mon adresse pour le don de Toblerone.

mardi 27 juillet 2010

québec-ville : le moulin à images


Imaginez un écran de 30 mètres de haut et 600 mètres de large. Imaginez que vous êtes assis sur un dock et regardez les images défiler de l'autre côté du port. Fermez les yeux. Vous ne pouvez pas être ailleurs qu'à Québec. Vous ne pouvez pas être ailleurs parce que c'est là que se trouve le plus grand écran du monde. Cet écran, c'est le Bunge, les anciens silos à grain en béton du Vieux-Port qui deviennent, 5 soirs d'été par semaine, un lieu d'émerveillement grâce à un son et lumière sublime conçu par Robert Lepage. La projection (gratuite !) du Moulin à Images retrace en une courte heure 400 ans de la ville de Québec, des autochtones aux aux artistes contemporains en passant par les rois de France.

Et parce que des images valent mieux qu'un long discours, voilà l'une des séquences que j'ai enregistrées samedi soir. Sachant que le Bunge ne rentrait pas en entier dans mon appareil photo (am I clear?), ça tremble un peu et j'en suis absolument désolée, mais une araignée convuslait à côté de moi, j'ai donc moi-même commencé à convulser...


Pour voir un medley et surtout un panorama de la bête, filez vite sur le site du producteur, Ex Machina !

PS: Je n'ai pas essayé, mais il paraîtrait que vous pouvez faire un chouette truc avec vos potes en cliquant ici.

lundi 5 juillet 2010

Premier matin: lolwhat

J’ai très rarement été en avance dans ma courte vie. Je dirais même plus: j’ai une prédisposition naturelle pour le retard. Bien que cela m’ait posé problème bien souvent durant l’année scolaire, mes occupations estivales sont en général adaptées à ce handicap. Evidemment, je pensais qu’il en serait autrement dans un Consulat. Puis ma convention de stage indique 8.15, et j’ai quelque peu oublié de demander à qui je devais m’adresser pour commencer, je suis descendue de mon studio à 8.08, les cheveux encore humides (entre autres parce que ma douche ne délivre que de l’eau brûlante, ralentissant considérablement toute tentative de coquetterie matinale). Je suis dans le hall, j’attends. Je commence à trouver cette totale absence de vie inquiétante. Je ne peux pas remonter dans ma chambre, puisque l’accès à l’ascenseur est verrouillé d’en bas et que l’escalier est fermé au niveau du premier par une porte grillagée. J’entends du bruit, j’appelle la personne qui semble en être à l’origine, un homme sort de l’ascenseur, pour me dire qu’au Consulat, avant 9.00, voire même 9.15, il est difficile de rencontrer quelqu’un...

samedi 3 juillet 2010

Les voyages (dé)forment la jeunesse


Samedi dernier, premier jour de ces presque trois mois ailleurs. Une journée, une seule, là où tout a commencé. Mon premier vrai voyage, il y a 6 ans déjà, 6 mois autre part qu’en France, autre part qu’en Pologne. Cet ailleurs, toujours les mêmes personnes, les mêmes visages, toujours cette amie de la première traversée. Premiers brunchs en famille, première boîte de nuit sans rien dire aux parents, première saoûlerie entre copains, premier joint. Et même, quelques années plus tard, première véritable expérience professionnelle. Je n’avais jamais réalisé ce que cette ville représentait dans ma vie. J’y ai grandi. Pas grandi comme on grandit au sein d’une famille au fil des années, mais en passant des étapes. Cette amie, avec qui j’ai passé un an de ma vie, je ne la vois que rarement, tous les 12 à 18 mois. La faute aux voyages. Etats-Unis, Chine, Nouvelle-Zélande, Pologne, Argentine, Angleterre, Canada. Chacune de nous a pris des avions, jamais vers le même endroit.
Samedi, de trop courtes retrouvailles pour une conclusion si simple:
les départs consument l’envie de voyager.
Et pourtant, me voilà au Canada, et à elle, demain, le Viêt-Nam.

vendredi 25 juin 2010

Périple, étape 1


Ce soir, je quitte Paris. Un train de nuit m'emmène en Allemagne, où je verrai une amie que je croise tous les 3 ans avant de travailler une semaine non loin d'Hamburg.
A la fin de cette semaine, un nouveau continent, de nouvelles aventures, et surtout... de nouvelles notes de blog (enfin).

mercredi 12 mai 2010

Prague, le débriefing

Waouh, c'est bôôôôô...

Prague, j'y retournerai. Je ne vois pas très bien comment je pourrais faire autrement. Prague est une ville où il y a tout ce dont un touriste a besoin. Un centre ville historique sublime épargné par la guerre, des restaurants typiques moins chers que les fast-food, des bières à bas prix, et de l'absinthe qui coule à flots. Prague a rejoint Amsterdam dans la catégorie "Ville dont je ne parle pas la langue mais que j'aime bien quand même", sauf que j'aurai un jour envie d'y rester plus longtemps qu'à Amsterdam. A grands coups de gulash, de knedliki et au fil de grandes balades, je suis tombée sous le charme de l'horloge astronomique, du pont Charles, du parc entourant le mur de la Faim et de la maison qui danse.
Et j'ai envie de connaître tout le reste.

jeudi 6 mai 2010

Prague, H-6


14h30 - Je n'ai pas le temps de vous écrire une vraie note, je pars à Prague dans 6h, et je dois encore faire ma valise puis prendre connaissance avec réviser un cours avant 17h30. Dure, la vie. En tout cas, je vous glisse un petit mot pour vous dire tout de même que ce week-end, il y aura live tweet d'images pragoises (concept: live tweetage de ville), et que malgré mon absence, je vous ai préparé des petites notes toutes mignonnes. Ce sera donc musique, cuisine et grosse poilade si vous repassez entre maintenant et dimanche. Yeah!

mercredi 28 avril 2010

Public Masturbating Rapist Pedophile

Je vous la fais courte: ça fait une grosse semaine que j'encadre un séjour linguistique Outre-Manche et y donne des cours, ma collègue et moi rentrons jeudi avec les gamins du bin's.
Hier soir, nous étions dans un bar qui avait été privatisé, histoire d'offrir une soirée sympa aux djeun's avant de partir.
Sauf que. Sauf que pendant qu'on animait le karaoké, un intrus s'est glissé sans la salle. Il a commencé à discuter avec quelques jeunes et a très vite repéré 2-3 garçons assez influençables pour le suivre à l'extérieur (ceux qui ne laissent jamais passer une connerie à faire, en fait). Une fois à l'extérieur, il dit aux garçons qu'ils sont sexys, écarte les pans de son Public Masturbator Trench Coat, sort son engin, de l'argent, et essaie d'entraîner les enfants vers une ruelle. Et eux (en quête d'une connerie à faire, donc), au lieu de commencer à flipper, ils ont voulu suivre le mec. L'histoire s'arrête là, parce qu'au bout de 30 secondes sans les voir, on a commencé à stresser en nous demandant où est-ce que les ptits durs avaient bien pu (encore) s'échapper.
Et là, on a compris qu'à 13 ans, dans un pays étranger, tu as tellement la sensation d'être le maître du monde, que tu es prêt à suivre un mec qui te propose de l'argent en sachant pertinemment que c'est un pédophile (je cite: "Ouais, c'est un pédophile, mais il allait se caresser devant nous, c'tait cool").
Nan mais sans déc, dans quel monde vit-on?

vendredi 23 avril 2010

La Côte d'Azur des fish 'n' chips


Les stations balnéaires se ressemblent toutes: la mer, deux rues commerçantes, dont une remplie de tongs et de ballons gonflables, l'autre avec des boulangeries, des supermarchés et des magasins de vêtements plus petits qu'ailleurs. Et puis des vieux, plein de vieux, riches de préférences, qui habitent des immeubles à balcons transparents en plastique bleu surplombant la mer.
La Côte d'Azur anglaise ne fait pas exception (humpf, taper "exepton" à cette heure avancée de la night relève du défi). Je dirais même plus : la station balnéaire de Poole, visitée par moi-même hier après-m, semble avoir servi de modèle aux villes côtières du monde entier. Les commerces, les vieux, la promenade, les pièges à touristes, tout y est. Avec du bonus: Poole est le deuxième plus grand port naturel du monde après celui de Sydney... et la quatrième ville la plus chère du monde pour ce qui est de l'immobilier (1. Tokyo, 2. Hong Kong, 3. La City londonienne), ce qui en fait la ville du Royaume-Uni au train de vie de plus inaccessible. Et aussi la station balnéaire la plus chère du monde, mais sûrement pas la plus chaude.
Et comme toutes les stations balnéaires, Poole est une ville bien mignonne, conçue pour les retraités, et sans raison de dépenser autant à part l'air du large...

mercredi 21 avril 2010

Les jeunes d'aujourd'hui (et pourquoi ils craignent)


Tout d'abord, une petite note terminologique : C'est quoi "le jeune" ? (Quand on a mon age) le jeune, au sens pejoratfir du terme, designe tout individu d'entre 11 et 17 ans, avec une tendance a l'acne, une voie en train de muer (ou pas), et un gros probleme avec toute personne representant une autorite. Nous allons ici disserter sur le jeune qui a entre 11 et 14 ans et peut trouver la reponse a 681 x 7432 + 99 en se touchant le visage.
...
On me souffle dans l'oreillette que cette categorie de personnes s'appellerait en fait "les ados". Soit.

Toujours est-il qu'a mon age canonique (31 ans dans ma vie selon les copains, dans mon corps selon evian. Je ne sais plus quand je me suis decrepie, mais c'est fait), on regarde ces etres, et on cherche quelqu'un a qui lacher en froncant les sourcils : "Nan mais franchement attends a leur age on n'etait pas comme ca". Et c'est vrai de vrai. A leur age, je sais qu'on a commis un nombre incalculable de conneries avec les coupains - parce qu'on etait justement en avance sur notre age, if you see what i mean - mais on n'avait pas trop de probleme avec les grands. Je ne dis pas qu'on etait fan des adultes, de l'autorite et des profs, je dis qu'on etait suffisamment curieux de la vie pour ecouter un grand qui a un truc a nous apprendre (parce qu'en fait, les autres, bof). Et puis, prenons le cas present, ou les parents payent un voyage linguistique a deux SMIC, les jeunes de mon temps etaient plutot content de partir : tu decouvres des lieux, des gens, une culture, et en plus, tes darons sont loins. Sans avoir besoin de sortir jusqu'a 23h et de tester les limites de tout le monde sans arret pour s'amuser. Voila.

On etait des jeunes ados 'achement chouettes, sans iPod (encore un peu geek elitiste a l'epoque), sans portable, sans giga-TV-ecran-plat dans nos chambres.
Ben les ados, c'est plus c'que c'etait. Ca craint, meme, pour parler comme eux.
Et ces enfoires m'appellent Madame.

lundi 19 avril 2010

A nous les petits Anglais


Ce soir, je serai à Weymouth, Angleterre, préparant des cours de grammaire anglaise que je servirai ensuite à des 12-14 ans. La journée n'aura donc été que valises et Eurostar, métro et train au pays de Sa Majesté.
Il parait que Weymouth est une jolie ville au climat humide. Au bord de la Manche, elle accueillera en 2012 les épreuves nautiques des JO de Londres. Et il y a un Topshop.
Je vous en dis plus dès que j'en sais plus.

vendredi 26 mars 2010

Joie, bonheur, envoi de CVs

Ami de l'irl, passe ton chemin, cette note n'est pas pour Toi. Je dirais même plus: passe ton chemin, ou tu risques devenir violent envers ton écran tellement ce que je vais écrire t'a été rabâché ces derniers jours.
Ca, c'est fait.

Pour les autres:
Etant plus ou moins obligée par ma chère (dans tous les sens du terme, hein) école d'effectuer un stage par été, je me demande à chaque rentrée où je vais bien pouvoir postuler en mars. Cette année, j'ai commencé à vraiment me poser la question un peu tard, parce que mon choix de pays dépendait d'une foultitude de choses... J'ai donc fini par rassembler mes forces et me décider à envoyer une candidature spontanée par soir (de jour ouvrable, faut pas déconner). Le soir du troisième jour, alors que je traînais déjà des pieds à l'idée de me livrer à une activité aussi palpitante que le gobage de flans, j'ai ouvert ma boîte mail pour y trouver une réponse positive. (ce qui explique mes twitts euphoriques de la semaine)

Je serai donc en été 2010 stagiaire en traduction et communication
au Consulat Général de la République de Polakie à Montréal.

Voilà. Je ne pensais pas que le Polakien me servirait pour de vrai dans ma vie professionnelle. Et je suis très contente d'avoir l'occasion de voir ce que font les expats ailleurs.

(Et sinon, TGIF)

lundi 4 janvier 2010

I AMsterdam, part three - pics

Quand je dis part three, c'est qu'il y a un part one,
et un part two - enlarge your peniche, enfin, toi-même tu sais.


Seriously, I know I already said it,
but there is no word to describe how well the ice held.

I just like what they did with the Xmas balls,
it looked beautiful with all the bottles in the background.

FAIL?

No house stands straight in Amsterdam.
They all look like they'd been slowly leaning for the last couple of centuries.

Cheeeeeese!

My dream bike.

Click here to see more.

Much much more? It already seemed like quite a lot to me...
O I guess this smart shop picture is the perfect occasion to tell you about something I noticed in Amsterdam. Yes, you can buy magic mushrooms, smoke pot, go and see a prostitute, or even lose all your money in one of the many casinos, and it is all perfectly legal, no problem. But I haven't seen any junkies or even punks in the whole city. Not a beggar, a girl with blue hair or an eyebrow piercing. In what seems to be a very permissive climate, there is simply no one who wouldn't be fitting what I see as quite tight social standards.


There are only 8 windmills left in Amsterdam.

It's written "% ALC" in the bottle. Told ya, fit in the norm.

The museum bridge.

The cat cabinet is simply a museum dedicated to cats.

And here is the Xmas picture we sent to our families. We took it at the public library, a place I fell in love with immediatly. It is modern, with a lot of computers (the picture below was taken thanks to a webcam on a Mac) and the wifi; it seems huge with its 6 floors, designers lamps, funny shells for people who need perfect silence and huge bay windows; there is an astonishing choice of CDs and DVDs, a restaurant with a panoramic view on the last floor (and two other cafés) and temporary exhibitions.

So I guess we're done with Amsterdam.
(but we plan to go back when it's warm so we can picnic in the parks)