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dimanche 13 janvier 2013

Visual Poland 2 : l'affiche polonaise

J'avais commencé la série des choses à voir en Pologne il y a quelques mois déjà avec mon coup de coeur pour le tout jeune duo de créateurs Zuo Corp. J'ai traîné pour ce deuxième épisode, mais le voilà, et cette fois-ci, on s'intéresse à une tendance de fond du graphisme polonais : l'affiche, celle qui parle de cinéma, d'opéra, de théâtre et de tout le reste depuis la touuute fin du XIXe.
Je dirais que c'est l'un des éléments les plus reconnaissables de la pop culture polonaise : le truc qu'on trouve dans les brocantes de France et dont les amateurs d'arts visuels se souviennent en rentrant de Varsovie. Ca et les femmes (qu'on ne trouve pas sur les brocantes)(en principe).

Crocodile Dundee, par Mieczyslaw Wasilewski

J'avais déjà parlé de deux expositions d'affichistes polonais à Paris en 2011 : Cieslewicz à la CNHI et Batory aux Arts Déco.
Cieslewicz fait partie des premiers graphistes polonais connus à l'étranger, dans les années 60, quand le cinéma étranger a vu ses affiches recréées par les membres du courant ensuite nommé l'Ecole polonaise de l'affiche, caractérisé malgré sa variété par l'économie de formes et de codes visuels au profit d'images fortes, l'ironie, le jeu avec des polices de caractères.

Un chien andalou, par Wieslaw Wakulski

Aujourd'hui encore, la tradition est perpétuée, et les jeunes graphistes continuent à créer des affiches, autant pour s'entraîner que pour illustrer les projections de vieux films en cinéma étudiants... et évidemment parce que la création sur un support aussi reconnu en Pologne permet de se faire remarquer.

Dernier Tango à Paris, projections en cinémas étudiants
Agence Homework, spécialisée dans la création d'affiches
(Joanna Gorska et Jerzy Skakun)

Cette reconnaissance permet aux affichistes de dépasser le cadre de l'affiche, mais aussi se faire travailler à l'étranger, comme pour Batory, qui a longtemps créé les affiches du Théâtre Chaillot, renouant ainsi avec les affiches de théâtre, qui sont un peu moins connues mais par lesquelles tout a commencé.

Peines d'amour perdues de Shakespeare, par Wieslaw Wakulski

C'est tout naturellement que c'est à Varsovie qu'a ouvert le premier musée de l'affiche, où l'édition 2012 de la Biennale de l'Affiche a été commissionnée par Michal Batory et a attribué sa médaille d'or à l'affiche de l'exposition Unfolding Keith Godard, par Jianping He.


Et pour en revenir à leur présence sur les brocantes, j'ai discuté avec celui qui est l'un des rares à vendre des affiches polonaises aux quatre coins de la France (il est sur les plus grosses brocantes parisiennes et je suis tombée sur lui à Avignon en juillet), et il m'a raconté comment il s'était procuré sa tonne d'affiches et pourquoi elles valaient aussi cher. D'une part, beaucoup de cinémas jetaient purement et simplement les affiches une fois qu'ils ne passaient plus le film en salle. D'autre part, sous le régime communiste, certaines galeries vendaient déjà des affiches de films, mais les galeristes s'en foutaient un peu, puisque le salaire que leur versait l'Etat ne dépendaient pas de leurs ventes. Résultat : si ça se vendait trop mal, ils jetaient, ou vendaient pour une bouchée de pain pour s'en débarrasser. C'est ainsi que notre brocanteur, dont la mère est polonaise, s'est constitué un joli fonds en rachetant d'anciennes affiches l'équivalent de quelques centimes ou tout simplement en les demandant directement aux cinémas.

Le Parrain II, par Andrzej Klimowski

Pour (sa)voir plus, jetez un oeil au site de la Galerie de l'affiche de la Bibliothèque de l'Université de Varsovie... et si vous lisez le polonais, vous pourrez lire cet historique très complet de l'affiche polonaise ! Et si vous ne lisez pas le polonais, patientez un peu, je me lance à l'assaut de Wikipédia !

Hamlet, par Michal Batory

dimanche 29 juillet 2012

12 livres à emporter sur une île déserte.

Il y a longtemps, trèèès longtemps, au moins 1000 années-internet, l'ami @BlackMagicZurgo m'a demandé quels livres j'emmènerais sur une île déserte. Après y avoir beaucoup réfléchi, parce que 12 titres, c'est beaucoup et très peu à la fois, j'ai enfin réussi à choisir les ouvrages que je pourrais lire et relire et rerelire (et que je vous ordonne de lire).
Bonne lecture !





Jonathan Littell, Les bienveillantes.
1400 pages et des brouettes, pour l'édition poche. 3 mois dans mon sac. 1 hiver. L'histoire d'un homme qui fait son boulot et qui le fait bien, avec ses névroses, ses problèmes, ses états d'âme. L'exemplaire que j'ai, je ne le prcêterai jamais, c'est pour moi un livre qu'il faut faire l'effort d'aller chercher, parce qu'il est difficile, c'est comme ça. Indispensable.


Kazuo Ishiguro, The Unconsoled.
Imaginez une quête tellement grande que le temps et l'espace n'ont plus de sens. Les lieux changent sans arrêt, le temps semble être fait de boucles et d'interruptions, et pourtant l'histoire de ce pianiste est universelle.


Wojciech Wieteska, N.Y.C. #02.

C'est mon tout premier catalogue d'expo. Assez fin, il réunit des photos prises par Wieteska à New York entre février et mai 2002. J'ai fait un caprice pour avoir ce livre. Crié, serré les poings, presque pleuré. Il valait chaque seconde de dispute avec ma mère. On y voit l'espace, on y voit les gens, on y voit la lumière. J'ai même repris un bout de la couverture dans un tableau. Quoi de mieux à emporter sur une île déserte qu'un portrait de la plus grande ville au monde ?


Boris Vian, L'écume des jours.
Soit vous l'avez lu et vous comprenez sa présence sur cette liste, soit vous ne l'avez pas lu et je vous conseille de le faire d'urgence.


Andersen, oeuvre intégral.

Ca fait deux livres, puisqu'il y a deux tomes, mais on va faire comme si… J'ai été biberonnée aux contes d'Andersen, j'en ai 2 éditions différentes (énormes, avec des illustrations magnifiques) que je feuillette toujours avec amour. Evidemment, la Pléiade les regroupe tous, avec les illustrations de Vilhelm Pedersen. Des contes souvent connus sans être associés au nom d'Andersen (La Petite Sirène, La Reine des Neiges, La Princesse au petit pois, pour ne citer que quelques-uns de mes préférés), un plaisir à découvrir ou à redécouvrir, aux côtés de son autobiographie, de ses romans, de ses récits de voyages.


Ray Bradbury, Fahrenheit 451.
Si on ne garde que 12 livres, il faut garder celui qui parle de sauver des livres, non ?


Bret Easton Ellis, Glamorama.

Mon BEE préféré, grâce à l'impression de se balader dans l'esprit décousu de Victor Ward, son héros paranoïaque, schizophrène et attachant de banalité, tout aussi corrompu moralement par la société actuelle que Patrick Bateman, mais plutôt par ses portes ouvertes sur la gloire que par le pouvoir et l'argent.


JMG Le Clézio, La Guerre.

Le fait d'appeler un enfant Jean-Marie Gustave influe sur son goût à tenir un stylo, c'est sûr. Ca l'habitue, en tout cas. Le monde décrit dans ce roman publié pour la première fois en 1970 a très peu vieilli. Ce tout petit extrait résume très bien ce qui m'a plu : "Il y a tant de choses à apprendre à voir. Personne ne s'émerveille de rien. Les gens vivent au milieu de miracles, et ils n'y prennent pas garde." La guerre n'est qu'un prétexte pour observer le monde avant sa disparition.


Stefan Zweig, Lettre d'une inconnue.

N'oubliez pas qu'il y a peut-être, quelque part, quelqu'un qui vous aime sans que vous ne le sachiez, et ce malgré tous vos défauts.
En plus, si vous apprenez l'allemand, Zweig est, à vue de nez, l'auteur le plus abordable.


Chloé Delaume, Le Cri du Sablier.

Les lettres se bousculent pour dépeindre le drame, pour comprendre un peu, aussi, sans doute. J'ai été happée, j'ai ressenti dans ma chair ce malaise, cette douleur, cette force. A lire en quelques heures pour ne pas interrompre le flot de mots.


Jean de La Fontaine, Fables.

Il fallait bien un recueil, parce que les recueils ont l'avantage de pouvoir être abandonnés avant qu'on y revienne. Inutile je suppose de vous rappeler pourquoi lire la Fontaine, mais je tiens à attirer votre attention sur l'existence de fables érotiques, souvent méconnues. Vous trouverez tout dans le premier tome de La Fontaine chez La Pléiade.

Choderlos de Laclos, Les liaisons dangereuses.
J'ai une fascination malsaine pour les femmes qui ont épousé le mal, personnages de fiction ou bien réelles, j'ai beaucoup hésité sur celle à glisser dans cette liste, mais la Marquise de Merteuil est leur sainte patronne, et lire sa correspondance donne l'impression d'entrer dans son intimité. Impossible que les rumeurs à la fin de l'ouvrage soient vraies, elle a forcément dû se suicider ou tout reprendre ailleurs.


Ont failli atterrir sur cette liste : Magda Goebbels de Anja Klabunde, Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée… (titre sombrant ô combien dans le pathos quand on pense que l'original est sobrement Wir Kinder vom Bahnhof Zoo), The Penguin Book of American Short Stories, Il faut qu'on parle de Kevin de Lionel Shriver (mais si tu te casses sur une île déserte, c'est pas pour penser au tourments du monde que tu viens d'abandonner... ou qui vient d'imploser, selon votre degré d'optimisme), Les Vestiges du jour de Kazuo Ishiguro (mais on a déjà un Ishiguro), La Crise de la Culture de Hannah Arendt (mais sur une île déserte, ça ne ferait que remuer le couteau dans la plaie de la solitude), Ono de Beata Terakowska, La Musique de Yukio Mishima.

Et vous, quels sont les 12 livres (ou au moins LE) que vous pourriez lire jusqu'à la fin de votre vie ?

jeudi 17 mai 2012

tout ça n'existe pas.



“Une oeuvre qui n’est pas vue par les autres n’existe pas.”


image cliquable

Il suffit que Buren dise une phrase pour que je regarde mon carton à dessins
et que je me demande à quoi bon.
Reste à savoir qui sont "les autres".

samedi 10 mars 2012

coup de ♥ : busby berkeley


J'ai découvert cette semaine un cinéaste superstar des années 30, le psychorigide de la comédie musicale qu'est Busby Berkeley. Forcément, quand on a démarré sa carrière dans la parade militaire et qu'on a ensuite mis en scène des spectacles pour divertir les soldats après l'armistice de 18, on a appris à coordonner les foules au millimètre près sans effet spéciaux. Au cinéma, ça donne des chorégraphies burlesques kaléidoscopiques qui donnent le tournis et le vertige (il est le créateur du plan en plongée à 90°, aujourd'hui appelé "plan (Busby) Berkeley") où les individus se fondent dans une foule homogène et articulée.

Pour les choupinous qui aiment la fashion, je crois qu'on tient la source s'inspiration évidente du trailer de l'expo Louis Vuitton-Marc Jacobs qui démarre au printemps aux Arts Déco.

Et parce que les images valent mille mots :

Dames - Avancez à 3:15 pour voir la première choré
et à 5:54 pour découvrir que la comédie musicale peut faire de plus psychorigide.

Petit montage sur du Artie Shaw.

(Et je sais que c'est pas bien, mais Going through the Roof et Gold Diggers of 1933 sont dispo en entier sur youtube. Pour les autres films, je n'ai pas encore vérifié.)

samedi 28 janvier 2012

expo - l'usage des jours, du design en céramique.

Pendant 1 an, du 21 septembre 2009 au 21 septembre 2010, Guillaume Bardet, designer, a dessiné chaque jour un objet du quotidien, du miroir à la carafe, pour ensuite en assurer la réalisation. Ces objets ont pris forme sous les mains d'une dizaine de céramistes, mais aussi grâce à un fabricant de céramiques industrielles pour les pièces les plus grandes, et en partenariat avec la Cité de la céramique pour les plus petites, en porcelaine de Sèvres.


Avant de visiter cette exposition, on pourrait se dire que des vases, des coupes, et des semainiers en céramique, on en a vus mille. Seulement Guillaume Bardet, par la pureté des formes et des teintes, brise toutes les idées reçues que l'on a sur la céramique vieillotte. Les couleurs primaires et fluo explosent sur ses semainiers floraux et ses nichoirs à oiseaux, les couleurs naturelles illuminent ses tabourets et théières, le contraste entre les deux donne vie à ses luminaires. Le jeu avec la matière est omniprésent, et les pièces présentées, tantôt brillantes ou mattes, imitent le papier froissé, la pierre ou l'aluminium à la perfection.
Ces 365 coups de coeur appartiennent aux plus originales créations du design français contemporain, loin de Meissen et des vases Ming, et ont été récompensés en 2011 par le Prix Dialogue dans le cadre du Prix Liliane Bettencourt pour l'intelligence de la main.

A découvrir jusqu'au 2 avril à la Cité de la Céramique à Sèvres.

Céramiques de poche
HaltèresVasesPots de fleurs
Plats fluos !Sculptures monumentalesTabouretVases
Miroirs de terre et vaseTabourets


(Mersea à tous ceux qui ne m'ont pas unfollowée pendant le LT du vernissage #usagedesjours mardi.)

mardi 7 décembre 2010

T'as vu, t'as vu, t'as vu ?

Tu l'as vu, le changement, hein, tu l'as vu ?
Voilà, j'ai une nouvelle bannière, parce que l'ancienne me collait la honte, vu qu'elle était faite sur un logiciel que je n'ose même pas citer ici tellement il craint.

Il y a tout plein de mois, quand j'ai lancé un appel à bannière sur twitter, et c'est la merveilleuse @parpaing (Est-ce son vrai nom ? Je l'ignore.) qui m'a répondu. Elle a reçu un mail qui dégoulinait de mon égo, et des mille trucs évoqués dans le pavé, elle a gardé deux lieux, et une paire de grolles.

En ne gardant que Varsovie, Paris, et Annabel Winship, elle m'a transformée en bannière, et si j'ai mis des mois à vous montrer ces pixels avec lesquels je suis tombée en amour, c'est que je craignais que vous ne les appréciez pas à leur juste valeur.

Enjoy.
Hip hip hip hourra & merci à Parpaing !

samedi 20 mars 2010

C'est l'printemps!

En ce jour d'équinoxe, clique sur l'image et découvre la très belle et poétique et surtout printanière série de photos Avenue Blossom par Fernando Bosch.

Today is the vernal equinoxe, and spring comes along! Click on the picture to discover the beautifully poetic photo session Avenue Blossom by Fernando Bosch.

jeudi 4 mars 2010

Légiférons les pochettes d'albums

Légions? Légoïsons? Legoïfions?
En tout cas, des pochettes d'albums bien connus ont maintenant leurs homologues en cube à visages jaunes. On peut tout faire avec des Lego. J'adore.




Pour en voir plus, cliquez ici.

mercredi 24 février 2010

Boltanski vs Les Bienveillantes

Cela va sans doute vous paraître étrange, mais je vais vous parler d'un évènement passé. Cet évènement, c'est Monumenta 2010 et l'installation "Personnes" de Christian Boltanski. Si je vous en parle 3 jours après sa clôture, c'est que j'y suis allée très tard, et surtout, que je devais digérer. Emotionnellement parlant. Surtout que j'ai visité l'installation dans un contexte littéraro-personnel particulier.
Pendant 2 mois et 3 semaines, j'ai traîné un ouvrage de 1400 pages (pour l'édition poche) dans tous mes déplacements. Une fresque au narrateur malsain et fascinant à la fois, j'ai nommé Maximilian Aue, officier SS, dont les mémoires fictifs ont été consignés par Jonathan Littell dans Les Bienveillantes. L'auteur s'est extrêmement bien documenté avant de s'atteler à l'ouvrage, et les crues descriptions laissent souvent place à des reflexions éminemment fines. Si le thème central est la seconde guerre mondiale, le narrateur se laisse parfois aller à des récits personnels ou à des flashbacks dans lesquels se mêlent foutre, sang, merde et onirisme. Au moment de voir "Personnes", j'étais à quelques 15 pages de la fin des Bienveillantes.


Lorsque je suis entrée dans la Nef du Grand Palais, j'ai ressenti un malaise. J'étais là, dans une oeuvre symbolisant la Shoah, et les allées bordées de vêtements me semblaient aussi interminables que les battements de coeur diffusés étaient assourdissants. J'ai été physiquement malade de la surimpression des émotions de mes lectures et des émotions suscitées par l'installation de Boltanksi. Pourtant, je suis restée, comme enveloppée par tant de Mort, et la Mort, on n'en sort pas. Cette première impression vaincue, j'ai concentré mon attention sur l'impressionnante colline de vêtements de seconde main. La pince qui en animait le sommet me semblait avoir un dessein, une vie propre, et ma présence en ce lieu, bien que pleinement justifiée, m'avait rendue voyeuse de son activité. J'ai détourné les yeux avec gêne. Seulement, détourner les yeux, c'était se tourner vers le sol couvert de vêtements et en avoir les larmes aux yeux. Je suis sortie précipitamment et l'air frais du soir parisien sur mes joues m'a plus que jamais fait prendre conscience que j'étais vivante. Je pense avoir erré une petite heure, sur les Champs-Elysées, avant de retourner dans le ventre de Paris. Je sais que j'ai eu des cauchemars la nuit suivante, et que Boltanski tout comme Littell y ont contribué.

A ceux qui n'ont pas visité l'installation de Boltanski, je dirais simplement que c'est regrettable. Pour ce qui est des Bienveillantes, c'est un livre que je ne conseille ni ne déconseille. C'est un livre qui se lit jusqu'au bout
, en prenant son temps. C'est un livre qui se digère.

vendredi 19 février 2010

Speed Painting


J'ai failli oublier de vous dire!
Si vous êtes amateurs d'art, ou que vous vous posez des questions sur l'art, vous risquez de trouver votre bonheur chez Magda Danysz. Sa galerie, nichée dans le 11e, accueille jusqu'au 2 mars l'exposition Speed Painting 01. Le lien entre les toiles? Elles ont toutes été peintes en 99 minutes top chrono. Le résultat est sublime, et surtout, abouti. Un joli pied de nez à la perpétuelle question du "Combien de temps cela prend-il à faire?" et un très bel hommage à la peinture.
Allez donc très vite découvrir les six artistes et leurs oeuvres à la Galerie Magda Danysz, 78, rue Amelot (M° Saint-Sébastien Froissart), jusqu'au 2 mars.

Et si vous voulez m'offrir le tableau de Vuk Vidor ou celui de Stéphane Pencréac'h,
on peut en discuter...

samedi 9 janvier 2010

She takes the most beautiful photographs.


I first wanted to just drop a few links to Polish fashion blogs because of an article in Cosmo (yeah, I know, but I wanted the planner that came along. And I still have to make a collage on the cover to make it bearable), but I remembered someone I discovered by chance and I've been wanting to introduce you for a while now - and I'm not that much into fashion bloggers anyway...


Her name is Monika Stojak, she's only 18, and I haven't ever fallen in love with a photographer's world so quickly. I really was incredibly moved by the shots. Now I am just wondering why she's not world famous... yet.

Here are the links to her work. (I don't think there is the same set of picture everywhere, so just have a look at each link...)


Enjoy!

samedi 14 novembre 2009

How many people are having an orgasm right now?


Without you, today's emotions would be the scurf of yesterday's.
Hipolito (in Amélie)




Sometimes I kind of feel close to Amélie. And that actually may by why I don't enjoy the movie that much.