Ca y est, c'est fini. 14 ans, 2 enfants, une rupture. (J'ai commencé cette note à une époque lointaine où tout ça était un scoop ou presque...) Le petit oiseau Chanel (de loin le plus beau rôle de Vanessa Paradis, non ?) et Johnny Depp aka l'homme-qui-creva-un-lit-d'eau-avec-les-mains, c'est fini.
Comme une page de mon adolescence qui se tourne. Beaucoup plus qu'avec Tom Cruise et Katie Holmes. Un peu comme quand j'ai volontairement décidé de poser un regard nouveau sur une idole de ma pré-adolescence que je n'arrive pas à désavouer depuis. J'ai nommé... Brit-brit !
Dans For The Record, tourné à l'automne 2008, on découvre Britney autrement, avec tout le recul qu'elle peut avoir sur ses actions passées (le rasage de crâne, au hasard), on découvre que la vie de star peut-être routinière, on la découvre drôle et intelligente. On s'y attache comme à la sortie de ...Baby One More Time en 1999, sauf qu'on n'a l'impression de l'avoir vue grandir, faire des bêtises, avoir des enfants, avoir des relations compliquées avec ses parents. Être comme tout le monde, en somme. Sauf que c'est Britney, et que quand elle explique ce que ça fait d'être comme tout le monde, tu l'écoutes.
Le docu est passé sur arte en avril, mais si vous voulez le voir en VO (et que vous avez la flemme de chercher), envoyez-moi un petit mail en cliquant sur l'enveloppe rose dans la colonne tout à droite ou dites-le-moi sur twitter, on peut s'arranger. :)
Eurovision oblige, j'ai repris la bonne habitude du live tweet, l'homme idéal de ce weekend est évidemment le candidat français (ok, chantant Sognu en corse)(oui mais donc français quand même ?)(quelqu'un a suivi ?!)...
Prétendant : Amaury Vassili
Objectivement, il est... baryton léger (et non ténor, comme on le dit souvent) de 22 ans, candidat de la France pour la 56e édition de l'Eurovision. Pour le concours, il a préparé une chanson en corse. Parce qu'il est rouennais. L.o.g.i.q.u.e.
C'est l'homme idéal parce que... même s'il est rouennais et que tu ne parles pas un mot de corse, quand il a chanté Sognu à l'Eurovision, tu avais envie de brocciu, de figatellu, et de poser des bombes à Ajaccio de terrer dans le maquis pendant les 30 années à venir. Principalement grâce à sa gueule d'ange. ♡
Oui, mais... annoncé comme l'un des grands favoris de l'édition, Amaury a perdu. Il est même arrivé 15e. Les seuls Touelv poïntse qu'on a grattés ont été politiques : la Belgique (sans doute rapport au fait que les Wallons aimeraient se rattacher à un pays qui a un gouvernement et que les Flamands aimeraient se débarrasser des Wallons) et la Grèce (crise > plan de sauvetage > FMI > DSK avant le bistougate > France.) Le pire, c'est qu'Amaury est un perdant aigri.
Parce qu'ils étaient au .fmr hier, un triple homme idéal ce soir !
Prétendants : Peter Bjorn and John
Objectivement, ils sont… un trio de musiciens suédois : Peter Morén (voix, guitare, harmonica), Björn Yttling (basse, clavier) et John Eriksson (batterie, percus).
Ce sont l’homme idéal parce que… toutes les filles ont un jour rêvé d’être groupie pour rockers en mal de femmes (petite, je pensais que groupie était un projet professionnel viable). Quoi de mieux qu’un groupe connu mais pas trop, qui joue dans des salles underground mais pas trop (et hype mais pas trop), jeune mais pas trop, offrant du choix d’amant mais pas trop ?
Oui, mais… ils sont mignons mais arborent actuellement un petit air un look de bûcheron (canadien)(chemises à carreaux à l'appui). Les fans du genre seront ravies, les autres sont priées de retenir leurs objections. (Merci.)
Oui, c'était vachement sympa de ne pas poster une semaine complète, sans culpabiliser de ne pas suivre le rythme effrené du net qui nous emporte dans le tourbillon de l'instant où une année 2.0 équivaut à moins d'une semaine de la vraie vie. Pendant cette année 2.0 d'absence, j'ai eu quelques idées de notes, qui ne seront peut-être pas mises en ligne cette semaine, rédaction de mémoire oblige.
J'ai eu un drôle de rêve, aussi. En voilà l'histoire...
La genèse de cette note a soulevé une foultitude de questions : Faut-il l'écrire ? Ne sera-t-elle pas redondante avec la note publiée il y a six mois jour pour jour ? Edouard B. ne va-t-il pas se sentir abandonné ? Ne vais-je pas encore passer pour une groupie boboïsante ? Ou plutôt : à quel point suis-je prête à assumer mon statut de groupie boboïsante ? Avouer à nouveau mon amour à Nicolas B., n'est-ce pas brûler quelque peu les étapes et lui demander un engagement trop fort trop vite ? Jusqu'à ce qu'on me convainque de témoigner pour exposer au monde les prémices de cette relation trop vite consumée par l'excès de passion.
Tout d'abord, du contexte : samedi, pour clôturer la TEDxParis (dont on dira des choses intelligentes plus tard), Nicolas Bedos a présenté la semaine mythomane de l'an 2040. Comme c'était la TED, et qu'il y avait open-fondue et vin de savoie à la fin, Nicolas était là, disponible, ouvert, prêt à être abordé. Bref, il m'attendait. L'ayant repéré, mais craignant que nous ne sachions retenir nos sens une fois que nos regards se seraient croisés, je rechigne à aller lui parler. C'est finalement l'Homme - cet inconscient - qui m'y pousse(-au-crime), et engage la conversation avec : Ma femme vous adore, elle m'a fait découvrir vos chroniques pendant les vacances, on a fait l'amour juste après, allez comprendre, ce qui me donne l'occasion d'enchaîner avec l'évocation de mon deuil suite aux propos de l'Idole sur son impossibilité à baiser des noires, à quoi lui-même me répond qu'il raconte beaucoup de conneries mais que j'ai au moins le bon goût de tirer vers le blanc.
Et là, il l'a dit. Oui, il l'a dit : Ohla, elle est belle ta copine, elle doit te manquer quand elle se barre, elle part deux semaines, tu dois avoir l'impression que ça fait un an. En me touchant l'épaule. Trois fois. Une quatrième fois et j'aurais acheté un de ses bouquins. Une cinquième et je l'aurais lu.
En sortant dans la fraîcheur de janvier, une première remarque de l'Homme - ce clairvoyant : Les humoristes sont génétiquement tactiles ou alors c'est Toi qui leur fait ça ? Le gène de la tactilité n'existant pas, la réponse me semble évidente.
Et une deuxième remarque de l'Homme - ce jaloux : C'est dingue, ils prennent mon personnage pour réinvestir leur délire émotionnel sur Toi. C'est quand même étonnant. Pour mon avis, voir remarque précédente.
Nicolas Bedos m'a dit trois fois que j'étais belle, et ça tombe bien, j'adore qu'on me mente.
Oh oh oh, le calendrier des Dieux du Stade est sorti ! Ca fait bien deux-trois semaines, mais, coincée entre un magasin Ikea et la rentrée à préparer (ahem), j'avais complètement râté l'évènement ! Passant tout à l'heure dans une libraire, je n'ai pas pu m'empêcher de feuilleter la chose. Les hommes nus Le papier glacé, ça attire l'oeil. Force est de constater que les Dieux du Stade sont plus beaux que la dernière fois que je les ai ouverts, plus modernes, plus virils, plus oh-oui-je-veux-du-sexe-sur-la-commode. En couleur, aussi. Si l'animalité est là, les sexes se font discrets. D'ailleurs, le seul pénis apparent est celui d'un basketteur polonais, Iwo Kitzinger. J'en profite donc pour rendre hommage à mon compratriote en vous mettant une petite image.
En ouvrant le programme de Juste Pour Rire Montreal (qui, contrairement à la version française du festival, n'est pas un truc de gros beaufs), j'ai vu qu'Edouard Baer jouait Miam Miam au TNM. Suite à cette découverte, je chante la vie, je danse la vie, je ne suis qu'amour, et passe mon temps à conseiller la pièce aux gens qui m'entourent, parce que oui, je suis fan, mais bon, je l'ai déjà vue. Je ne pensais pas que la nouvelle aurait d'aussi grandes implications dans ma vie...
Alors que nous rentrons de notre brunch samedisimal, l'Homme me lance: "Si tu veux parler à Edouard Baer, c'est maintenant, il est derrière nous." Je me retourne, et en effet, mein Gott, nous venons de dépasser le Filf parmi les Filf notre humoriste préféré. On est pas des groupies(surtout pas moi, hein), mais certaines occasions ne se manquent pas, alors nous sommes allés parler à Edouard Baer. Qui a fait une blague sur l'éventualité que les bleus sur mon bras soient d'origine sexuelle. Comment a-t-il deviné? Et qui m'a donc touché le bras. Edouard Baer m'a touché le bras. Edouard Baer m'a touché le bras. Edouard Baer m'a touché le... Bref, vous avez compris. Et comme je ne suis pas une groupie, il m'a aussi signé un autographe sur le seul papier que j'avais, un ticket de caisse de parapluie.
Puis il est reparti, avec sa chemise blanche, son jean, son petit scooter bleu roi, son humour et son sex-appeal, avant de nous faire signe quand il nous a dépassés.
Sur le chemin du retour, l'Homme m'a glissé: "Ca va, on s'est bien retenu, on a pas eu l'air trop accro, on a pas dit qu'on avait vu tous les centres de visionnage, on a pas chanté la bostella, et on a pas cité le monologue d'Otis."
Ah bah oui, c'est clair, j'ai juste lâché: "J'ai dit un jour que mon rêve serait de rencontrer Edouard Baer, et aujourd'hui je euh euh... euh..." Je n'ai donc en effet pas du tout eu l'air d'une groupie.
M'en fous, il m'a touché le bras.
Cette interview, elle compte beaucoup pour moi. Lady Gaga, elle représente beaucoup pour moi. Sans considération aucune pour la qualité de sa musique, que nous ne discuterons pas ici, j’admire énormément la façon dont elle joue avec les codes, se les approprie, pour finalement brouiller les pistes, et faire oublier qui elle est, ce qu’elle est. Parce qu’elle pourrait être un transsexuel bi, et continuer à passer à la radio. Sans doute tout ce soufre fait-il partie de son personnage. Toujours est-il qu’elle a fait rentrer dans la culture pop “non-communautariste” des idées nouvelles, un peu comme Madonna avant de faire des clips où elle court dans un supermarché en bustier JPG. Gaga a d’une certaine façon montré que la “culture gay” avait beaucoup en commun avec la “culture hétéro”, et que les séparer est une erreur. Un forme d'exemple à suivre, quelque part.
L'heure est grave. Hier soir, c'était l'Eurovision. Je ne peux qu'exprimer mon désarroi face aux résultats (et face aux choix que certains pays ont faits pour leur participation). Néanmoins, je tiens à préciser que la France mérite amplement sa 12e place. Le jour où les Français comprendront où ils les chanteurs envoyés ne sont pas encore assez pop et commerciaux (et anglophones), ils pourront prétendre à mieux. En revanche, France 3 choisit toujours bien ses commentateurs. Est-ce le moment d'avouer que je suis une fan absolue de Stéphane Bern? Je ne crois pas.
Le vrai souci, c'est la Teutonne qui a gagné: Lena, avec Satellite. Regarde bien le clip, et dis-toi que sur scène, c'était pareil.
Ya pas un truc qui te gêne? Ya pas plein de trucs qui manquent? Elle n'est pas transsexuelle, sa coupe de cheveux est normale, elle est habillée en noir, et il n'y a pas de mise scène. Cette chanson est la négation même de l'Eurovision. Heureusement qu'elle a des bras qui ont l'air de bien l'emmerder quand elle danse. Elle a raison, c'est casse-bonbec un bras, on sait jamais quoi en faire.
Alors que les Roumains Paula Seling & Ovi ont tout: la coupe de cheveux franchement louche de Monsieur, la combi latex de Madame, les "ououououha", le piano transparent qui fait des flammes. Et surtout, c'est du tube, jte dis! Allez, on s'écoute Playing with fire!
♫♪ You and me, can't you see, we're playing with fire...♬
Juste un petit kikoolol passage pour vous dire que mon frère sera en concert vendredi soir à la Mer à Boire. J'étais dans ce joli bar-BD qui surplomble le parc de Belleville vendredi dernier pour l'apéro Causette, et j'ai pu discuter avec la charmante dame au bar, qui n'est autre que Mme Charb. Et sans que je ne lui dise qui j'étais, elle m'a dit que les concerts d'Olivier Goulet ont une ambiance exceptionnelle, que La Mer à Boire le suit depuis ses débuts, que sonamplitude vocale est au top et que ses invités sont merveilleux.
Alors qu'est-ce qu'on attend pour réserver son vendredi, hein, hein, hein?
Récapitulation: Tous à La Mer à Boire vendredi 12, à 20h30 pour voir Olivier Goulet et Jeanne Added!
La MàB, c'est au métro Pyrénées, au 1/3 rue des Envierges, dans le 20e arrondissement parisien (désolée pour ceux hors de Paris, l'Olivier y travaille). Et le wifi est gratuit.
Je cherche un commentaire pour cette photo, et je ne sais pas sur quoi le faire: la coiffure? Le visage? La couverture chauffante veste?
Suite à la merveilleuse allocution d'Isabelle Adjani recevant le 5e César de sa carrière ce samedi soir (que vous trouverez dans la première colonne à droite) (c'est fou, on croirait presque que cet espace est physique), j'ai ressorti des cartons oubliettes du net cet extrait d'On est pas couché, où Florence Foresti imite la grande Zaza. Enjoy.
Cela va sans doute vous paraître étrange, mais je vais vous parler d'un évènement passé. Cet évènement, c'est Monumenta 2010 et l'installation "Personnes" de Christian Boltanski. Si je vous en parle 3 jours après sa clôture, c'est que j'y suis allée très tard, et surtout, que je devais digérer. Emotionnellement parlant. Surtout que j'ai visité l'installation dans un contexte littéraro-personnel particulier. Pendant 2 mois et 3 semaines, j'ai traîné un ouvrage de 1400 pages (pour l'édition poche) dans tous mes déplacements. Une fresque au narrateur malsain et fascinant à la fois, j'ai nommé Maximilian Aue, officier SS, dont les mémoires fictifs ont été consignés par Jonathan Littell dans Les Bienveillantes. L'auteur s'est extrêmement bien documenté avant de s'atteler à l'ouvrage, et les crues descriptions laissent souvent place à des reflexions éminemment fines. Si le thème central est la seconde guerre mondiale, le narrateur se laisse parfois aller à des récits personnels ou à des flashbacks dans lesquels se mêlent foutre, sang, merde et onirisme. Au moment de voir "Personnes", j'étais à quelques 15 pages de la fin des Bienveillantes.
Lorsque je suis entrée dans la Nef du Grand Palais, j'ai ressenti un malaise. J'étais là, dans une oeuvre symbolisant la Shoah, et les allées bordées de vêtements me semblaient aussi interminables que les battements de coeur diffusés étaient assourdissants. J'ai été physiquement malade de la surimpression des émotions de mes lectures et des émotions suscitées par l'installation de Boltanksi. Pourtant, je suis restée, comme enveloppée par tant de Mort, et la Mort, on n'en sort pas. Cette première impression vaincue, j'ai concentré mon attention sur l'impressionnante colline de vêtements de seconde main. La pince qui en animait le sommet me semblait avoir un dessein, une vie propre, et ma présence en ce lieu, bien que pleinement justifiée, m'avait rendue voyeuse de son activité. J'ai détourné les yeux avec gêne. Seulement, détourner les yeux, c'était se tourner vers le sol couvert de vêtements et en avoir les larmes aux yeux. Je suis sortie précipitamment et l'air frais du soir parisien sur mes joues m'a plus que jamais fait prendre conscience que j'étais vivante. Je pense avoir erré une petite heure, sur les Champs-Elysées, avant de retourner dans le ventre de Paris. Je sais que j'ai eu des cauchemars la nuit suivante, et que Boltanski tout comme Littell y ont contribué.
A ceux qui n'ont pas visité l'installation de Boltanski, je dirais simplement que c'est regrettable. Pour ce qui est des Bienveillantes, c'est un livre que je ne conseille ni ne déconseille. C'est un livre qui se lit jusqu'au bout, en prenant son temps. C'est un livre qui se digère.
Cette semaine sont apparues dans les couloirs du métro parisien des affiches de concert qui m'ont fait faire un bond dans le temps. C'était un matin de 2006, où, entre deux cuillères de céréales, j'ai prononcé la phrase: "Wer ist bitte dieses Mädel?" (Mais c'est qui cette fille?) La réponse est tombée comme un couperet: "Ich glaub', es ist ein Junge" (Je crois que c'est un mec). C'était ma première rencontre avec Tokio Hotel.
Depuis le clip de Der Letzte Tag, j'avoue ne pas avoir écouté très souvent les morceaux du groupe. Tokio Hotel, ce sont deux jumeaux qui ont des problèmes capillaires, et d'un batteur et d'un bassiste qui ont des faux airs d'Hanson brothers (et eux non plus n'étaient pas heureux dans leurs cheveux). Preuve que le ridicule ne tue pas et peut apporter une certainerenommée. Et parce que moi aussi, ado, j'avais des problèmes capillaires - qui réapparaissent, d'ailleurs, mais là n'est pas le propos - j'ai très vite classé TH dans "groupes des jeunes filles en fleur qui se rebellent contre leurs parents en se teignant les cheveux". Pas tout à fait à tort, je crois bien:
J'aimerais bien que le Petit Journal filme devant Bercy le 14 avril. Vraiment.
Néanmoins, sans cautionner le massacre musical auquel procède régulièrement le groupe, il faut lui reconnaître un mérite. Tokio Hotel a déringardisé la langue allemande, souvent considérée comme inutile (au mieux) par les parents de jeunes qui choisissent une langue. Voilà, le passage de la langue de Goethe à la langue de Tokio Hotel en passant par celle d'Hitler (la germaniste en moi est en souffrance physique et psychique à cet endroit de la note) a aidé les profs d'allemand à reprendre confiance en leur matière, devenue un moyen de communication avec les idoles d'une génération.
J'ai failli oublier de vous dire! Si vous êtes amateurs d'art, ou que vous vous posez des questions sur l'art, vous risquez de trouver votre bonheur chez Magda Danysz. Sa galerie, nichée dans le 11e, accueille jusqu'au 2 mars l'exposition Speed Painting 01. Le lien entre les toiles? Elles ont toutes été peintes en 99 minutes top chrono. Le résultat est sublime, et surtout, abouti. Un joli pied de nez à la perpétuelle question du "Combien de temps cela prend-il à faire?" et un très bel hommage à la peinture. Allez donc très vite découvrir les six artistes et leurs oeuvres à la Galerie Magda Danysz, 78, rue Amelot (M° Saint-Sébastien Froissart), jusqu'au 2 mars.
Et si vous voulez m'offrir le tableau de Vuk Vidor ou celui de Stéphane Pencréac'h, on peut en discuter...
Comme tu le sais peut-être, hier, c'était le Nouvel An chinois. Pour fêter ça, point de défilé costumé ou de potage pékinois pour nous, mais un bon vieux ciné. Comme tu l'auras compris grâce au titre de cette note (et si tu n'as pas compris, je ne peux pas grand-chose pour toi...), nous sommes allés voir le dernier Jim Carrey. Parce que j'adoooooore Jim Carrey.
L'histoire est simple: c'est celle d'un flic, mari et père de famille heureux, qui décide vivre pleinement après un accident de voiture qui lui a presque coûté la vie. Autrement dit, sortir avec des hommes et acheter tout ce qui lui fait envie. Pour s'assurer un train de vie extravagant, il commence par l'arnaque à l'assurance et les fausses cartes bleues. Très vite, le b.a.-ba de la fraude ne suffit plus, et c'est avec talent que Steven Russell nage dans le luxe. Rien ne l'arrête, même son premier séjour en prison, durant lequel il rencontre Phillip Morris, qui devient son compagnon. Des séjours en prison, il en fera plusieurs, et s'évadera toujours de façon étonnante pour reprendre son activité de fraudeur. Aujourd'hui, Steven Jay Russell moisit en prison, avec une heure de douche et de promenade pour jour. Il a pris 144 ans. Oui, c'est unehistoire vraie, qui n'est pas sans rappeler celle de Frank Abagnale, maître de la fraude aujourd'hui au service du FBI. Steven Russell est sans contexte l'autre roi de l'arnaque, avec un don pour s'échapper de prison en plus (et 163 de QI, accessoirement).
I love You Phillip Morris, un film à voir, parce qu'il est rythmé, parce qu'il y a Jim Carrey dedans, parce qu'Ewan McGregor vaut le détour, parce que c'est drôle, sérieux et triste à la fois. Parce que l'arnaque est au coeur du sujet, et que pour la première fois je vois au cinéma un couple d'homos qui ne jouent ni les folles, ni les bonnes copines de shopping, ni les amoureux incompris, mais que le film a quand même eu du mal à trouver un distributeur aux Etats-Unis.
Vous l'aurez compris (enfin, ceux qui ont lu le titre), j'ai la langue qui s'emmêle. Je te briefe rapidement sur les circonstances: je rentre d'un concert impromptu proposé par une invité impromptue. Et je suis crevée comme un pneu de Punto après un champ de clous.
Comme j'avais déjà le cerveau en tiramisu au début de la soirée, j'ai interverti deux mots qui n'ont pourtant pas grand-chose en commun. Tout a commencé lorsqu'on m'a interrogé sur mon récent retour de Pologne, et que j'ai souhaité parler de mes excès la tradition de l'alcool en Pologne. Là, tout s'est mélangé avec ma journée et son débat sur le voile intégral. Et toute la soirée, j'ai enchaîné les lapsus, avec pour seule pensée "Mais faites-moi taire!".
Ainsi, dans mon dico perso de l'intérieur de mon cerveau, nous avons désormais:
Une burqa De la vodka
Et mon dico perso de l'intérieur de mon cerveau, vous donne, comme le TFLI, des exemples d'utilisations: - Non mais je bois plus d'alcool depuis que j'ai un peu trop tiré sur la corde avec la burqa, c'est fini. - Rhalala, il sert à rien le débat sur la vodka, il y a 50 femmes qui la portent, ça va rien changer au chômage.
Ah oui, tant qu'à faire: le concert. C'était le groupe napolitain Guappe carto, qui est gé-nia-li-ssime. Imagine que Johnny Depp a un trio festif où il joue du violon, et ce entre un accordéon et une guitare. Fantastique. A voir en résidence mensuelle à l'Alimentation Générale (gratuit) ou bientôt au New Morning (pas gratuit). Inratable.
I first wanted to just drop a few links to Polish fashion blogs because of an article in Cosmo (yeah, I know, but I wanted the planner that came along. And I still have to make a collage on the cover to make it bearable), but I remembered someone I discovered by chance and I've been wanting to introduce you for a while now - and I'm not that much into fashion bloggers anyway...
Her name is Monika Stojak, she's only 18, and I haven't ever fallen in love with a photographer's world so quickly. I really was incredibly moved by the shots. Now I am just wondering why she's not world famous... yet.
Here are the links to her work. (I don't think there is the same set of picture everywhere, so just have a look at each link...)
Z'auriez pu me prévenir qu'il y avait Franka Potente dans le premier épisode de la saison 6 de House, tout de même! J'aurais rattrapé mon retard beaucoup plus vite (bien qu'une demi saison, c'est rapide à reprendre...), tellement j'aime la belle Allemande de Lola rennt et tellement je trouve depuis la Trilogie Bourne que toutes les coupes et les couleurs de cheveux lui vont! Allez, maintenant que c'est vu, je vous pardonne (pour cette fois).
Parce que je vous ai déjà servi ça il y a deux mois, voici une deuxième petite video qui illustre fort bien ma destination de Noël. Maggie McNeal a représenté les Pays-Bas à l'Eurovision 80 avec ce titre. Et les années 80 en néerlandais, c'est... euh... étonnant.
Précisons qu'en jetant un oeil la liste des chansons du concours, j'ai réalisé qu'une seule m'évoque vaguement quelque chose, et pour des raisons peu reluisantes, et qu'à partir d'aujourd'hui, j'éprouverai un profond respect pour tous les interprètes de l'Eurovision qui tombent dans l'oubli mais ne se suicident pas.
A priori, si tu es arrivé jusqu'ici, c'est que tu ne vis pas dans une grotte. Tu es donc sans doute au courant qu'aujourd'hui commence la conférence de Copenhague, 15e d'une série de réunions annuelles des puissants de ce monde pour sauver la planète. Tu es sans doute également au courant que jusque là, ils ont eu une efficacité limitée, et que s'ils tenaient vraiment à la cause, ils se seraient mis à la vidéoconférence il y a bien longtemps. Toujours est-il que pour l'instant, c'est chacun pour sa pomme, et comme il y a 192 pommes qui discutent et essaie de tirer leur épingle du jeu, finalement, les 192 pommes en pâtissent, et leurs pépins aussi (les pépins, c'est nous, je sais, c'est pas clair).
Mais je ne vais pas vraiment vous parler écologie, parce que: - si je commence, il va vous falloir 14h32min78s montre en main pour finir de lire la note. - j'aurai pris l'avion 4 fois cette année pour des moyens courriers, et du coup, j'ai beau ne manger que des oeufs bio et boycotter les raisins d'Afrique du Sud, je suis mal placée pour donner des leçons.
Non, on va parler d'un personnage qui a marqué l'écologie des années 90, et ce à l'échelle planétaire, j'ai nommé...
Roulement de tambours...
José Bové Captain Planet !! Yeah, babe.
Pour ce qui ne le connaissent pas, le Captain, c'est lui:
La dame qui fait 30 fois sa taille, c'est sa mère, Gaïa (doublée pendant 3 ans par Whoopi Goldberg, bordel!), les minus, ce sont les Planeteers.
Captain Planet, créée en septembre 1990, est la première série pour enfants qui s'est attelée à la destruction et à la pollution de l'environnement (sauf dans un épisode, consacré au SIDA). Les Planeteers, qui ont le pouvoir d'appeler le Captain, sont des jeunes des cinq continents ou presque: Amérique du Nord, Afrique, Asie, Amérique du Sud, Union Soviétique (remplacée par l'Europe de l'Ouest dès décembre 90). Chacun a un pouvoir qui lui est donné par une bague: eau, vent, terre, feu, coeur. Même que quand j'étais petite, je voulais être la 6e Planeteer.
Force est constater que la série avait un train d'avance sur la société dans beaucoup de domaines:
Primo, le casting est tex-mex reflète la diversité des communautés et couleurs de peau dans le monde. En plus, ils bossent main dans la main, putain. (pardon) Et l'Africain dirige plus ou moins le groupe. Deuxio, le casting est mixte. Et les filles font des trucs de leur vie, comme biologiste marine. Tertio, les méchants représentent l'avidité, la surconsommation, le capitalisme ultralibéral, le développement de la technologie au détriment de l'humain, la pensée à court terme. Tu regardes Captain Planet, tu comprends la crise. Quattro, dans les épisodes sur Rio92, les méchants renient leurs promesses, prennent Gaïa en otage et la font vieillir prématurément.
Et Captain Planet, c'était aussi des PlaneteerAlerts, qui résumaient en 30 secondes la leçon de l'épisode, comme ça les enfants que nous étions saisissaient bien l'idée.
Considérant qu'à peine plus de 4h par jour suffiraient aux dirigeants de voir l'intégrale pendant le Conférence de Copenhague, je propose qu'ils fassent ça le matin, pour se remettre les idées en place avant les débats...
The power is yours!!
On a déjà parlé du Captain ici, mais on sent moins le délire paranoïde de la fille sous acide le hors-sujet dans ce qui précède.