
Comme tu le sais peut-être, hier, c'était le Nouvel An chinois. Pour fêter ça, point de défilé costumé ou de potage pékinois pour nous, mais un bon vieux ciné. Comme tu l'auras compris grâce au titre de cette note (et si tu n'as pas compris, je ne peux pas grand-chose pour toi...), nous sommes allés voir le dernier Jim Carrey. Parce que j'adoooooore Jim Carrey.
L'histoire est simple: c'est celle d'un flic, mari et père de famille heureux, qui décide vivre pleinement après un accident de voiture qui lui a presque coûté la vie. Autrement dit, sortir avec des hommes et acheter tout ce qui lui fait envie. Pour s'assurer un train de vie extravagant, il commence par l'arnaque à l'assurance et les fausses cartes bleues. Très vite, le b.a.-ba de la fraude ne suffit plus, et c'est avec talent que Steven Russell nage dans le luxe. Rien ne l'arrête, même son premier séjour en prison, durant lequel il rencontre Phillip Morris, qui devient son compagnon. Des séjours en prison, il en fera plusieurs, et s'évadera toujours de façon étonnante pour reprendre son activité de fraudeur.
Aujourd'hui, Steven Jay Russell moisit en prison, avec une heure de douche et de promenade pour jour. Il a pris 144 ans. Oui, c'est une histoire vraie, qui n'est pas sans rappeler celle de Frank Abagnale, maître de la fraude aujourd'hui au service du FBI. Steven Russell est sans contexte l'autre roi de l'arnaque, avec un don pour s'échapper de prison en plus (et 163 de QI, accessoirement).
I love You Phillip Morris, un film à voir, parce qu'il est rythmé, parce qu'il y a Jim Carrey dedans, parce qu'Ewan McGregor vaut le détour, parce que c'est drôle, sérieux et triste à la fois. Parce que l'arnaque est au coeur du sujet, et que pour la première fois je vois au cinéma un couple d'homos qui ne jouent ni les folles, ni les bonnes copines de shopping, ni les amoureux incompris, mais que le film a quand même eu du mal à trouver un distributeur aux Etats-Unis.

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