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mercredi 8 septembre 2010

un film polonais avec des nazis dedans



Alors que j'étais en pleine organisation d'une sauterie à l'occasion de la première mondiale de Venise de Jan Jakub Kolski au Festival des Films du Monde de Montréal, un ami m'a posé une question qui m'a turlupinée :

Pourquoi les Polonais ne font-ils que des films à propos de la Seconde Guerre Mondiale?

(J'en profite pour préciser que Venise se démarque grâce à une photo absolument sublime et qu'il a gagné le prix de la contribution artistique à Montréal, whatever it means)

Moi-même, quand je pense aux derniers films polonais que j'ai vus, je me souviens de : Katyń, Dzień Świra - Day of the Wacko, Dom zły - The Dark House, Benek, Le Pianiste (un peu américain, oui, mais comptons le pays de naissance du réalisateur), et d'autres titres qui ne vous diront rien du tout. Je me souviens aussi de Quatre nuits avec Anna de Jerzy Skolimowski, que je n'ai pas vu mais qui est sorti en France, popularisé par l'ouverture de la Quinzaine des réalisateurs 2008.

Je vous parie un Toblerone* géant qu'aucun de vous n'a entendu parlé de Day of Wacko, film joyeux et positif sur la lente déchéance psychologique d'un homme qui a des problèmes relationnels, ni de The Dark House, pourtant couvert de prix en Pologne et surnommé "le Fargo polonais", ni même de Benek, film plein de charbon diffusé une fois à dans un obscur festival parisien. En revanche, vous avez dû avoir vent de tout plein de films polonais qui parlent de la Seconde Guerre mondiale, des méchants Nazis et des Soviets qui puent.

Au bout d'une semaine de réflexion (Dieu sait que je peut être lente à digérer les infos), j'ai fini par comprendre : Non, les Polonais ne font pas que des films de guerre, et d'ailleurs la personne qui a soulevé la question est fan de Trois couleurs de Kieślowski et possède le DVD de Ferdydurke. Non, la vraie question, c'était la suivante : Pourquoi les films polonais qui s'exportent le mieux parlent de la SGM ?

Alors que j'étais en pleine sauterie à l'occasion de la première mondiale de Venise, j'ai posé la question à la représentante de la prod, qui n'a pas su me répondre, puis à Jan Jakub Kolski, qui m'a juste dit, avec un sourire en coin : "Je ne sais pas, peut-être parce que c'est un thème qui est commun à beaucoup de réalisateurs polonais... Dites-moi sur quoi je dois faire mon prochain film... Une histoire d'amour moderne ?"



*N'hésitez pas à me demander mon adresse pour le don de Toblerone.

2 commentaires:

  1. génial ton article et ton écriture funky.
    juste si tu veux un ptit film polonais, très simple et plein de bons sentiments (et qui a eu un relatif succès en France malgré tout), essaie de mettre la main sur "Un conte d'été polonais"...

    bisous
    marie (petrogianis)(isit)

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  2. Merci pour le tuyau ! D'habitude je guette les films polonais qui sortent en France, partant du principe, que si ça s'exporte, c'est d'la bonne, mais je suis complètement passée à côté de celui-là !

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