Le titre est un aveu. Je regarde Top Chef. Pire : je ne sais pas encore ce que je ferai lundi prochain sans l'émission qui donne faim. Et ça n'est vraiment pour Cyril Lignac que je regarde, et pire encore : Cyril Lignac, si tu passes par ici : l'accent du Sud, c'est très laid venant de ta personne, qui est en plus incapable de se tenir correctement à table. Ouh, ça soulage.
Alors évidemment, je redoutais la grande finale de ce premier Top Chef. J'avais peur d'être déçue. Pour préciser ma pensée, j'avais peur que Pierre ne gagne. J'en aurais fait la grève des fourneaux. Parce que l'accent sudiste, chez lui aussi, c'est laid. Tout comme l'excès de gomina. Alors que Romain maîtrise somme toute assez bien le coiffé-décoiffé-coupé-décalé-mèche sur le côté.
Entre nous, de l'entrée au plat, les deux candidats se valaient face au public en grande partie non averti qui les jugeait: l'originalité et le risque de l'encornet contre le classicisme intemporel du homard, et boeuf pour tout le monde.
C'est là que l'idée à la con de Pierre a été décisive : qui sert un gâteau avec de la ganache au chocolat à des gens qui viennent de s'enfiler deux entrées et deux plats? Qui? Quelqu'un qui mange au quotidien des repas langue Lucullus-cassoulet-mousse aux trois chocolats?
Même si les portions gastronomiques ne suffiraient pas à rassasier un enfant de quatre ans, finir une débâcle de saveurs par une ganache à la consistance mal ajustée, lourde, qui donne soif et te laisse la bouche pâteuse de chocolat, c'est nul.

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