Ou plutôt: jeudi soir, pendant 3 minutes, j’ai été une débutante.
Il y a quelques semaines, le Secret Square a lancé la folle idée d’un Bal des Débutantes, histoire de donner aux bleues du pole dance l’occasion de faire vibrer leur corps autour d’une barre. En public avec des gens autour. Par “gens”, j’entends : individus qui fréquentent le Secret Square aux heures d’ouverture ; et pas : coupines en short en éponge qui essayent elles-mêmes de faire un spin entre le déj et le goûter. Comme je me souviens encore de ma communion où j’ai dû mis reprendre à deux fois pour lire un texte devant une église pleine à craquer parce que la première fois le trac m’avait rendue aphone, je me suis tâtée avant d’aller tâter la barre. Entre autres parce que j’ai arrêté de fréquenter les églises après ma communion, et ç’aurait été dommage d’arrêter le Secret Square pour délit de trac aggravé.
Le bon sens m’a assez vite rattrappée, avec la question suivante :
“Quand c’est que ce sera la prochaine fois que tu pourrais aller faire la belle sur le podium de pole dance du temps du glamouuuuur avec des gens qui n’ont d’yeux que pour toi (ou presque) ?”
Le jour J, tu commences à chercher de bonnes excuses pour ne pas venir (j’ai pas de vernis, c’était pas moi mais ma jumelle je perds les eaux,) et finalement tu es accueillie par Gaëlle qui t’emmène te changer dans la loge des danseuses (les vraies), avec Galliane, Petite Cervoise, Maïa, et trois autres filles que je ne peux pas linker parce qu’elles n’ont pas de blog. Même si l’ambiance est toute détendue et que la robe adorablement prêtée par le Secret Square est soublaïme, le stress commence à te faire trembler sur tes stillettos.
“Quand c’est que ce sera la prochaine fois que tu pourrais aller faire la belle sur le podium de pole dance du temps du glamouuuuur avec des gens qui n’ont d’yeux que pour toi (ou presque) ?”
Bah voilà, ja-mais. Et quand l’occasion est unique, on la saisit. Une heure d’entraînement et trois jours de courbatures plus tard, on rigolait moins, mais on avait toujours autant envie d’y aller.
These are certainly not my legs.
Le jour J, tu commences à chercher de bonnes excuses pour ne pas venir (j’ai pas de vernis, c’était pas moi mais ma jumelle je perds les eaux,) et finalement tu es accueillie par Gaëlle qui t’emmène te changer dans la loge des danseuses (les vraies), avec Galliane, Petite Cervoise, Maïa, et trois autres filles que je ne peux pas linker parce qu’elles n’ont pas de blog. Même si l’ambiance est toute détendue et que la robe adorablement prêtée par le Secret Square est soublaïme, le stress commence à te faire trembler sur tes stillettos.
(ellipse narrative, parce que si tu as lu jusque là, je suis déjà très fière de toi,
tout ce que je peux dire, c’est que le champagne, ça détend)
Ah. La première débutante est passée, les danseuses qui séparent son moment du mien aussi. On appelle Andie. Comme dans “il est trop tard pour faire marche arrière, alors mon sur ce podium, bébé.” Là commencent tes 3 minutes rien qu’à toi. Tu glamoures, tu jambes, tu sensualitues, tu chutes de reins, tu poitrines, tu oeillades, tu ondulationnes, tu fascinances, tu sexytudes. Tu essaies, au moins.
Tu descends du podium, ta confiance en toi est à peu près remontée de 290%, tou es belle dans ta tête. Les autres débutantes sont soublaïmes dé sensoualité, jeux de jambes, figures anti-gravité, sourires, regards langoureux, mise en scène, peau qui se découvre, une danse, deux danses, ou même trois...
On l’a fait, sans qu’aucune de nos craintes ne devienne réalité, et on nous a même applaudies ! On a des cojones.
Merci au Secret Square, à Gaëlle, à Colette, à Lea et à Marina qui nous ont coaché pour ce moment d’exception, et aux débutantes avec qui j’ai eu la chance de le partager...
Note au mec qui a baillé pendant que je dansais:
je t’ai vu, et si je te retrouve, je t’envoie mon frère, non-mého, goujat !
On l’a fait, sans qu’aucune de nos craintes ne devienne réalité, et on nous a même applaudies ! On a des cojones.
Merci au Secret Square, à Gaëlle, à Colette, à Lea et à Marina qui nous ont coaché pour ce moment d’exception, et aux débutantes avec qui j’ai eu la chance de le partager...
Note au mec qui a baillé pendant que je dansais:
je t’ai vu, et si je te retrouve, je t’envoie mon frère, non-mého, goujat !

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