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jeudi 4 novembre 2010

wednesday is the new sunday


Mon horloge interne a subi un gros destructuring. On m'a appris qu'une semaine avait cinq jours ouvrés suivis deux jours de grasse mat'. J'ai toujours cinq jours ouvrés, entrecoupés de trois jours de grasse mat'. (Et je sais compter). La faute aux jamais-plus-de-vingt heures de cours hebdomadaires réparties sur six jours. Je ne fais même plus de semaine complète, mais deux mini-semaines séparées par deux mini-weekends. Bref, cette année marque le retour dans ma vie de cette chose que je n'ai jamais comprise dans le système scolaire français : le mercredi. Petite, je le trouvais fun, amusant et même plutôt sympa tant qu'on ne me forçait pas à le gâcher en activités sportives. Ado, je ne comprenais pas très bien à quoi servait un mercredi après-midi libre, si le samedi matin était pris par d'obscurs cours sur la reproduction des plantes. J'étais plus ou moins débarrassée du jour des enfants depuis le début de mes études. Horreur, le revoili, le revoilou, le revoilà. My bête noire est back, plus terrible et inoccupée que ever before.
Mes mercredis ont une gueule de week-end. Que dis-je, mes mercredis ont une gueule de dimanches.
Tu vois le dimanche de base ? Le kit dimanche classique : tu te lèves trop tard ou trop tôt, jamais vraiment à l'heure, il pleut, tu mets un truc à mi-chemin entre le pull et le plaid polaire que si une blogueuse mode te voyait dedans, elle te foutrait un PV de la fashion police, tu bois de la camomille, tu as cette coupe de cheveux que si une blogueuse beauté te voyait avec, elle te traînerait chez Toinou&Gilles. Bref, tu as 70 ans, sauf que tu as des trucs à faire, donc tu déprimes de ne pas les faire, tu les fais en fin de journée, donc tu vas au resto excessivement tard parce que ton frigo est vide, et en bonus tu es déjà un peu dans la semaine qui démarre le lendemain,  et tu te rappelles tristement que l'abus de vin colle la xylostomatite.
Dis-toi que c'est pire de ne rien faire le mercredi. Tu es crépusculo-larvaire à côté de tous les gens qui ont un programme construit.
Dis-toi que le calvaire-camomille, pour moi, c'est deux fois par semaine.
Et bon lundi à tous.

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