Vendredi soir, nuit de folie, nuit de gala, nuit de vestiaires. Nuit de vestiaire, tout à fait.
Avouons-le, nous sommes étions tout à fait inexpérimentés en matière de vestiaires avant vendredi soir, et que maintenant nous savons une chose : les vestiaires, c'est l'enfer.
Les vestaires, c'est l'enfer, parce que l'enfer, c'est les autres, et que dans un vestiaire, tu as affaire aux autres. Tu as même les affaires des autres.
En début de soirée, c'est rigolo, 300 personnes débarquent en même temps, tu le savais mais c'était pas très clair dans ta tête. Quand tu vois la file, tu réalises que 300 personnes, en fait, c'est beaucoup. Surtout converties en cintres, manteaux, et en tickets de vestiaire oubliés sur le comptoir. Lorsque les gens déposent leurs manteaux, boléros, vestes et sacs Pliage, deux faits pourtant remarquables t'échappent complètement :
- le signe distinctif de la plupart des manteaux, c'est qu'ils sont noirs ;
- en dehors des Pliage de chez Longchamp et des Charlotte de chez Darel, très peu de sacs satisfont une fille ;
- garder son ticket de vestiaire, c'est essentiel.
(Ah j'ai dit 2 faits ? C'est la crise, ma bonne dame.)
Maintenant que sont posées les bases indispensables à tout novice complètement inexpérimenté en vestiaire, je tiens à donner quelques conseils au client lambda du vestiaire de bar. Oui, ça peut être toi, toi, toi ou toi (surtout si tu as tendance à perdre ton ticket), alors ouvre bien tes yeux.
1. Dépose un joli manteau au vestiaire, de préférence de couleur ou à motifs, avec des détails dans tous les sens, pour pouvoir donner de véritables indications à la personne en face de toi. Parce que dire que tu cherches "un manteau d'hiver, noir, en laine, mi-long, avec des boutons noirs, sans marque", ça peut être vrai, mais considérant que la moitié de Paris arbore ce genre de manteaux, ça n'aide pas grand-monde (cf. fait remarquable 1.).
2. Garde ton ticket. Retrouver ton boléro noir (si tu es une fille, tu a forcément déposé un boléro noir au vestiaire) sur la base du ticket de la copine ou de ton mec arrivé 25 minutes avant toi, n'est pas… évident. Dans le cas où tu as deux tickets, ne pars pas du principe que c'était deux numéros successifs, ou pire, que les deux articles étaient côte à côte. Partir de principes, c'est se fourvoyer. (cf. fait remarquable 3.)
3. Tu viens de mettre beaucoup de soin dans le choix de ton manteau, mais mobilise le reste de ton imagination pour le choix de ton sac. Bannis simplement les modèles Longchamp et Darel de tes petites mains, ou alors personnalise ta sacoche. Même avec des pin's, si tu n'as rien d'autre. C'est joli, les pin's, c'est nineties, ça brille, ça se retrouve facilement dans un amas de sacs tous identiques. (cf. fait remarquable 2.)
4. On arrive à mon conseil préféré. Parce que je n'arrive pas à savoir sur quoi l'intention de départ se fonde.
Même si tu as beaucoup bu et que tu as l'impression que c'est trop cool d'encore te souvenir de la personne qui a pris tes affaires en début de soirée, inutile de recracher son nom de façon compulsive en fin de soirée. Si Pierre-Henri n'est pas là, il y a peu de chances que Jean-Charles sache où pH a mis ton sac. Pire, pH ne se souvient sans doute pas de l'emplacement de chacun des 120 sacs qu'il a pris pendant la soirée.
Pour vous, pH et JC, côté cintre, j'aimerais avoir des conseils à vous donner, mais malheureusement, je reste idiote. Ah si. Jurez-moi que c'est la dernière fois que vous faites ça vous-même.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire