Manif de Toulouse. Crédit photo : Nice Matin
Aujourd'hui, sur le chemin du boulot, j'ai croisé une manifestation, boulevard Raspail, face au Lutétia.
Je donne des cours, des cours d'anglais. Une de ces nombreuses activités extra-scolaires dispensées dans les bâtiments de l'école, mais après la classe. Un cours d'une heure, en petit groupe, organisé par une association qui a signé un accord avec la Mairie de Paris. Un cours payé par les parents qui prolonge la journée de classe de quelques privilégiés d'une heure et demie. Inégalité des chances.
En regardant ces enseignants protester contre les réductions de moyens de l'éducation nationale, j'ai commencé à me demander si, tout en étant d'accord avec leurs revendications, je ne participais pas au démantèlement de l'éducation nationale. Parce que finalement, enseigner l'anglais, ça n'est pas un boulot pour des étudiants à fibre pédagogue payés par une asso privée, mais un métier de prof correctement formé à l'exercice. Si le secteur privé s'est glissé dans la brêche de l'enseignement des langues (et du soutien scolaire et des cours particuliers), c'est que l'enseignement n'arrive pas à prendre en charge correctement tous ses élèves dans toutes les matières. Evidemment, tout système est perfectible, mais la diminution des moyens n'aide sûrement pas le personnel de l'éducation nationale. Espérons simplement que nul ne se repose sur l'illusion que le secteur privé prend le relais.

Non, je te rassure, pour avoir travaillé dedans, tu ne participes pas. Et des gens comme toi, qui comprennent pourquoi ils sont là, sont essentiels. Na pewno.
RépondreSupprimerVoilà qui me rassure. Un peu. D'une certaine façon...
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