Ce blog a déménagé. Rendez-vous ici.

mercredi 2 mars 2011

never let me go.


J'avais adoré le livre, parce que j'adore les écrits d'Ishiguro. Bien sûr, j'attendais avec impatience cette deuxième adaptation (après les Vestiges du jour) d'un roman de l'anglo-japonais. Avant de voir le film, qui sort aujourd'hui en salles, j'avais le livre en tête, sa retenue, ses personnages complexes faussement dénués de sentiments, sa narration lente et pourtant captivante.

L'affiche française ayant sans doute été créée sur paint
et piquant beaucoup trop les yeux, je vous mets celle-ci.

Le monde en apparence parfait et protégé dans lequels évoluent Kathy, Tommy et Ruth est une dystopie. Dans le livre, on s'en rend compte suffisamment tard pour s'interroger. La nouvelle arrive trop tôt dans le film pour qu'on se sente mal à l'aise. La gêne se retrouve simplement dans l'époque dans laquelle le film est ancré : le choix de placer cette évolution de la science dans un passé suspendu est finalement le point fort de cette adaptation. La friction de l'anachronisme. Sans doute l'exigence du cinéma. Dommage, cela ne retraduit pas tout le sentiment de l'oeuvre. Evidemment, la tristesse reste, évidemment, on est ému. Malheureusement, on est aussi, si on a lu le livre, un peu déçu.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire