J'ai passé des heures hier à zoner sur internet, trop claquée pour travailler (parce que réussir à oublier ce qu'on fait le temps de changer d'onglet sur Chrome, c'est un art). Au bout de deux heures à essayer de ne pas échouer à être raccord avec le monde qui t'entoure, tu finis par te concentrer sur le seul truc avec lequel tu es à peu près en phase : ton nombril. Le truc du nombril, c'est qu'on ne s'en occupe jamais vraiment. La plupart des gens s'occupent de leurs abdos, et la peau du ventre qui sont autant d'à-côtés intéressants, je le concède, mais qui évitent de se concentrer sur le coeur de ce qui ne va pas dans ta vie. Comme si tu... cachais ton bordel dans un placard au lieu de ranger, tu vois ?
Alors j'ai ruminé mes trois névroses préférées, cherché des solutions pour en sortir, me suis rendu compte que j'en avais élevées certaines en art de vivre, pour tenter d'en tirer du positif. J'ai vu que j'avais de la chance, aussi, parce que j'ai finalement très peu tâtonné avant de voir se dérouler devant moi la vie que je veux, même si tout n'est encore que fondations. De la chance d'être entourée des bonnes personnes, des bons mecs, des bons amis. Des gens qui poussent à se remettre en question, volontairement ou pas. Des gens qui font des choses qu'ils aiment, mais que je ne pourrais pas faire. C'est important de se connaître aussi en négatif, de savoir où se trouvent ses limites.
Et de se rendre compte que finalement, tout va bien.

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