La semaine dernière, en complète panne d'inspiration,
j'ai demandé des mots à Twitter. Sandlablonde m'a donné "Andromaque",
et puis je suis arrivée à ça.
Si tu ne lis pas encore son blog, arrête de passer du temps ici et file.

Elles longent les murs du quartier. Les filles. Ces filles. Ces filles-là.
Lèvres charnues, moue boudeuse, allure faussement négligée.
Leurs tenues sont parfaitement mesurées, elles sont, de l'épaule découverte à l'échancrure de la botte, un appel à l'imagination.
On les scrute juste assez pour que notre esprit s'en imprègne, on déshabille du regard le moindre de leur mouvement dans la lumière dorée de décembre.
Tout en elles invite au fantasme. Il suffit de fermer les yeux pour voir onduler leur corps nu sous un effleurement de lèvres, une morsure imprécise, une griffure bienveillante.
Entre un souffle et un soupir, leur peau se tend et leurs muscles se crispent.
De caresse en caresse, leurs respirations s'enchaînent et s'accélèrent jusqu'à l'ultime gémissement, la délivrance universelle où leur corps retombe, soulagé du poids du plaisir, dans les draps froids de l'hiver.
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