C'est un film qui s'appelle Q et qui parle d'amour.
C'est un film qui est criant de vérité et de sensibilité sur les rapports entre les femmes et les autres. Je m'y suis reconnue, j'ai pleuré à la fin, j'ai passé 5 jours à chercher comment vous en parler sans complètement dévoiler mes névroses. Disons simplement que la vie sentimenthàleau-sexuelle me serait mille fois plus légère si tous les hommes qui croisaient ma route avaient vu Q. Ce film gardera une place toute particulière dans mon passage à l'âge adulte.
C'est un film qui a été très mal accueilli par la critique, parce que le sexe non-simulé au cinéma classe automatiquement un film dans la catégorie pornographique et décrédibilise toute ambition scénaristique. D'ailleurs Laurent Bouhnik a fort justement fait remarquer, à la fin de la projection, que le cinéma est le seul art où le sexe doit être malsain, surexposé ou simulé pour être montré. Comme si une pénétration engageait plus l'intimité de l'acteur qu'un "je t'aime".
La vérité, c'est que le sexe n'y est pas érotique, et que Bouhnik continue simplement à filmer là où les autres s'arrêtent. Parce que des sentiments invisibles ressortent dans le sexe.
A voir absolument et à se procurer ici.
Merci Ladies Room d'avoir organisé cette projection, merci Laurent Bouhnik et Déborah Révy (aka the French Drew Barrymore) d'être intervenus et d'avoir partagé avec nous la polémique qui a étouffé la sortie du film l'an dernier.
Et oh waouh pour la première fois j'ai vu à l'écran une comédienne, un petit rôle, mais il faut bien commencer quelque part, et j'ai pu m'écrier "hey mais j'ai déjà travaillé avec elle". Ce fut donc un bond pour ma vie personnelle et un petit pas pour ma vie professionnelle. Une sorte de doublé gagnant. Hinhinhin.
Allez, encore un petit teaser...

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