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vendredi 2 octobre 2009

Celle dans laquelle je demenage.

Les résidences universitaires ne m’attirent pas. Trop grégaires, trop socialisantes, trop bruyantes. J’ai le groupe, j’aime les gens, j’aime le bruit, mais j’ai besoin de sentir que je peux en sortir à tout moment. Pourtant, j’avais réservé une chambre à résidence universitaire. Sans le savoir et sans le signer.
Ce que je savais, c’est que je devais m’installer dans une colocation. A la gare, mon colocataire est venu me chercher, comme prévu. Seulement, il m’a emmenée à la résidence universitaire. Trois étages, six chambres par étage, des étrangers, Erasmus ou assistants linguistiques principalement. Sur le principe, je ne dis pas non, la chambre a l’air plutôt confortable. C’est dommage que je ne fasse jamais attention aux détails. Sauf pour ce qui est de la cuisine : un réfrigérateur, une plaque électrique et une bouilloire pour 18 étudiants. Le BDE de mon école est mieux équipé. Mais je n’avais pas où aller. Alors j’y ai dormi une nuit.
C’est la pluie et la lumière qui m’ont réveillée : j’étais au dernier étage, avec un chauffage tiède et un velux, sans store.
Au saut du lit, autre surprise, la douche n’a pas de pommeau. Et de toute façon, l’eau qui en coule est brune.

Ah tiens, j'ai pas regardé s'il y avait de l'eau chaude.


Après que j’en ai discuté avec la responsable des logements, à qui je n’ai pas eu l’impression d’apprendre grand-chose, elle a approuvé ma décision de déménager l’après-midi même, fermé les yeux sur la signature de contrat et le préavis de deux semaines, et m’a simplement demandé de ramener les clefs le lendemain, comme si de rien n’était. Bref, elle a eu pitié de moi.
Chanceuse, non ?

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