
Hier, j'ai pris un train. En première classe, parce que c'était le même prix ou presque, et parce que c'est tout de même plus confortable. Et quand il y a des sièges en solo, la première classe t'évite le voisin relou. Cette fois-ci, en voisin relou, j'ai été servie, la portion me suffit même jusqu'à 2040... Mon voisin appartenait à une catégorie d'acharnés rares: les militants de la PETA. Etant née dans un pays où si à 60 ans t'as pas ta fourrure, c'est que t'as râté ta vie, les militants de la PETA, c'est pas tellement mon truc. Surtout depuis que j'ai ramené un souvenir tout doux du placard de ma grand-mère.
Quand je me suis assise, le jeune homme en question a débranché son iPod, regardé mon écharpe et m'a lancé un "c'est de la vraie?". J'aurais peut-être dû me méfier et réfléchir avant de répondre "oui, du renard". Le cours des choses en aurait sans doute été différent, mais le mal était fait... La suite de la conversation se laisse résumer ainsi: Mais comment avez-vous osé tuer un renard innocent, espèce de folle?! Oui, il a très vite commencé à m'insulter, un peu gratuitement, surtout quand j'ai aggravé mon cas en rétorquant: Je tue aussi des vaches pour mes pompes et des boeufs pour mes steaks.
Le pire, c'est que ça m'énerve beaucoup de recevoir des leçons de la PETA, qui sont à mes yeux un groupe d'activistes barrés qui vénère les animaux au détriment de l'homme (parce que nous avons toujours été omnivores...), mais surtout au détriment de la femme. J'ai dû fouiller comme une malade pour trouver une campagne PETA qui ne met pas en scène de femme nue. A quel point la PETA a-t-elle besoin de femmes nues pour faire entendre sa cause? Quand la pub sexiste est-elle devenue le moyen d'expression de la PETA?
Et surtout, est-ce que défendre les animaux en objetisant la femme remet en cause une idée assez largement répandue que les intérêts de la Femme passent avant ceux des animaux?
Quand je me suis assise, le jeune homme en question a débranché son iPod, regardé mon écharpe et m'a lancé un "c'est de la vraie?". J'aurais peut-être dû me méfier et réfléchir avant de répondre "oui, du renard". Le cours des choses en aurait sans doute été différent, mais le mal était fait... La suite de la conversation se laisse résumer ainsi: Mais comment avez-vous osé tuer un renard innocent, espèce de folle?! Oui, il a très vite commencé à m'insulter, un peu gratuitement, surtout quand j'ai aggravé mon cas en rétorquant: Je tue aussi des vaches pour mes pompes et des boeufs pour mes steaks.
Le pire, c'est que ça m'énerve beaucoup de recevoir des leçons de la PETA, qui sont à mes yeux un groupe d'activistes barrés qui vénère les animaux au détriment de l'homme (parce que nous avons toujours été omnivores...), mais surtout au détriment de la femme. J'ai dû fouiller comme une malade pour trouver une campagne PETA qui ne met pas en scène de femme nue. A quel point la PETA a-t-elle besoin de femmes nues pour faire entendre sa cause? Quand la pub sexiste est-elle devenue le moyen d'expression de la PETA?
Et surtout, est-ce que défendre les animaux en objetisant la femme remet en cause une idée assez largement répandue que les intérêts de la Femme passent avant ceux des animaux?
pas de bol sur ce coup là ^^
RépondreSupprimerEt oui, surtout que mon renard est mort depuis au moins 20ans...
RépondreSupprimerJe trouve ce papier consternant. Déterminer qu'on a raté sa vie à 60 ans si on ne porte pas de fourrure, c'est un archétype sorti tout droit des années 30, digne d'une fashionista qui n'a rien compris à la vie. Il y a pourtant de très grands stylistes qui ont toujours banni la fourrure, conscient de la barbarie de cette industrie.
RépondreSupprimerPour le côté glamour et femme moderne, on repassera d'autant plus que la fourrure, on la portait déjà quand on vivait dans les cavernes, à l'époque on avait le bénéfice d'utiliser celle des animaux qu'on mangeait et on n'avait pas d'autres options.
Recevoir des leçons d'une idiote superficielle obnubilée par l'idée qu'il faut pavaner sa "réussite" est largement plus insultant qu'une leçon de quelqu'un qui a au moins le mérite d'avoir des principes.
Huhu "des principes", un mec qui a un iPod ... http://icicestpartout.blogspot.com/2011/02/pret-jeter-lobsolescence-programmee.html
RépondreSupprimerOulàlà, comme c'est difficile d'être lue par des gens qui n'ont aucun second degré...
RépondreSupprimerOui, il est ridicule de porter des manteaux en fourrure dans des pays où la température ne descend jamais en-dessous de -5° l'hiver, pourtant, je maintiens qu'il est normal pour les Polonaises de s'afficher avec des manteaux en renard, parce qu'on ne fait pas mieux pour ce réchauffer, comme tu l'as rappelé, depuis la préhistoire.
Alors oui, ma grand-mère porte la même fourrure depuis 20 ou 30 ans, et j'en ai récupéré le col pour en faire une écharpe, cela fait-il de moi un être sanguinaire qui s'enroule dans des peaux de bêtes pour chasser le pigeon ? I. Don't. Think. Sooooo. (Mais c'est principalement parce que les plumes de pigeons ne sont pas douces, donc pas fashion.)
Et oui, j'ai des principes, comme par exemple "ne pas manger trop de viande parce que ça fait bobo à la planète", "ne pas sortir avec des mecs qui portent le même caleçon deux jours d'affilée (surtout s'il n'est pas en coton)" et "ne pas insulter les gens que je ne connais pas en prenant comme point de départ une boutade ironique basée sur une petite-phrase-qui-buzze" (pour les autres principes, voir commentaire ci-dessus. Merci Ch♡). Bisous.