Je sens qu'on va en parler, de cet étrange concours de circonstances qui a mené à la tragédie de Smolensk. C'est vrai, c'est une drôle de coïncidence que de voir autant de dirigeants mourir alors qu'ils s'apprêtaient, pour la première fois aux côtés des Russes, à rendre hommage à une élite morte au même endroit il y a 70 ans.
D'aucuns y verront l'action malveillante d'obscurs services secrets russes, alors que ces morts ne sont que la conséquence de l'entêtement humain.
Il y a même un précédent. En août 2008, le Président Kaczyński doit se rendre en Géorgie. Le pilote de son Tupolev estime un atterrissage dans un pays en guerre trop dangereux et veut se poser en Azerbaïdjan. Kaczyński n'est pas de cet avis et essaye de faire pression sur le pilote pour atterrir à Tbilissi. Finalement, le trajet de Gandja, deuxième ville d'Azerbaïdjan, à Tbilissi, sera fait en voiture, et le Président promet au pilote qu'il sera démis de ses fonctions pour insoumission.
Le 10 avril 2010, alors que la tour de contrôle de Smolensk conseille au pilote du Président d'atterrir à Minsk à cause des mauvaises contidions météorologiques, celui-ci tente à plusieurs reprises (à la demande de Kaczyński ?) d'atterrir à Smolensk. La suite, on la connaît...

Je voudrais dire, bien fait pour lui.
RépondreSupprimerNon mais j'aime bien juste faire des blagues sur le bon vieux KGB, ça me rappelle Verluise et ses petites anecdotes de la Guerre Froide "oh lui il a parlé, on était pas d'accord, et ben il n'a plus parlé".
Faut avouer qu'à la première lecture, ca sentait l'assassinat... Mais bon :P
J'ai pensé au vol AF 447 en lisant le titre. Palov, quand tu nous tiens.
RépondreSupprimerKimundi: C'est vrai que le crash mériterait sa remarque de géopoliticien cynique.
RépondreSupprimerHugo: J'ai mis 24h à percuter le sens de ton commentaire. J'ai donc fini par rire.