Tu dormais déjà. Doucement, je me suis levée et ta main a glissé de mon sein en silence. J’ai appuyé mon front contre le verre froid de la porte fenêtre et regardé la mer. Je sentais ton sperme couler lentement à l’intérieur de mes cuisses. En temps normal, je me serais dirigée vers la salle de bains pour essuyer les restes de toi, ou même prendre une douche, mais pas ce soir, non, je ne m’en sentais ni la force, ni le courage. La sensation que nous venions de faire l’amour pour la dernière fois ne me quittait pas, peut-être voulais-je garder cette infime partie de toi plus longtemps. Le sexe n’était pas notre lien le plus fort, il me semblait pourtant qu’il me manquerait le plus. Comment en étions-nous arrivés là? Je ne le savais plus. Je ne voulais plus le savoir. Face à cette mer noire et calme, je ne voulais garder de toi que le souvenir de nos derniers ébats.
Ton reflet dans la vitre n’était que silence. Jamais je n’ai aimé te regarder dormir. Pourtant, tu étais beau. Mais pas assoupi dans des draps d’hôtel luxueux. Mais pas au quotidien dans des costumes hors de prix.
Tu n’étais beau que dans la jouissance.
Tu n’étais alors que râle délicat à mes oreilles. Chaque coup de rein coupait un peu plus ton souffle, jusqu’à la douce suffocation de la petite mort. Tu avais ce regard dans lequel je me sentais femme. Tu te déversais en moi en me mordant le cou et cet abandon te rendait vivant.
Ce souffle qui t’animait dans le désir n’avait rien des respirations endormies de ton corps las et repu. Le désir bandait tes muscles sous mes ongles. Il réchauffait ta peau sous mes lèvres. Il faisait tressaillir mon corps sous la douceur animale de ta main agrippant mes cheveux.
Ce désir ne serait plus. Il n’en restait que la buée de mon souffle sur la vitre, une larme sur ma joue, et ton sperme qui coulait lentement à l’intérieur de mes cuisses.
Tu venais de jouir. J’avais joui, moi aussi. Je t’avais trouvé beau. Tu as appuyé ton torse sur ma poitrine, et je savais que je te trouvais beau pour la dernière fois.
Ton reflet dans la vitre n’était que silence. Jamais je n’ai aimé te regarder dormir. Pourtant, tu étais beau. Mais pas assoupi dans des draps d’hôtel luxueux. Mais pas au quotidien dans des costumes hors de prix.
Tu n’étais beau que dans la jouissance.
Tu n’étais alors que râle délicat à mes oreilles. Chaque coup de rein coupait un peu plus ton souffle, jusqu’à la douce suffocation de la petite mort. Tu avais ce regard dans lequel je me sentais femme. Tu te déversais en moi en me mordant le cou et cet abandon te rendait vivant.
Ce souffle qui t’animait dans le désir n’avait rien des respirations endormies de ton corps las et repu. Le désir bandait tes muscles sous mes ongles. Il réchauffait ta peau sous mes lèvres. Il faisait tressaillir mon corps sous la douceur animale de ta main agrippant mes cheveux.
Ce désir ne serait plus. Il n’en restait que la buée de mon souffle sur la vitre, une larme sur ma joue, et ton sperme qui coulait lentement à l’intérieur de mes cuisses.
Tu venais de jouir. J’avais joui, moi aussi. Je t’avais trouvé beau. Tu as appuyé ton torse sur ma poitrine, et je savais que je te trouvais beau pour la dernière fois.

Hmmm! Snifff...
RépondreSupprimerMagnifique! Et si tu sortais le livre "ici c'est partout"? Je trouve que tes articles ont une très grande et une très belle teneur littéraire! Tu apparais comme une fille très posée, réfléchie. Encore bravo!
RépondreSupprimerAhem, j'ai comme un doute sur l'éventualité de me faire publier un jour, mais merci, hein...
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