Sorcellerie et yeux vairons. Exclusion et intelligence.
Anna est une jeune fille exceptionnelle. Son regard et sa surdouance inquiètent ses camarades. A la manière des sorcières de Salem d'Arthur Miller, elle est accusée de tous les vices. Comme sur les sorcières de Salem, on s'acharne sur elle et personne, ni ses parents, ni ses rares amis, ne peuvent l'aider.
Les personnages Des yeux d'Anna sont bien construits et interprétés par de très bons acteurs. La mise en scène est inventive et touche au lyrisme, comme si les personnages étaient sans arrêt sur le point de basculer vers la Passion. Une violence permanente mais invisible s'échappe du texte. Dommage peut-être que le sujet de l'exclusion soit - selon moi - traité de façon efficace, certes, mais quelque peu adolescente... Lorsque les lumières se rallument, on reste un peu sur sa faim...
Texte : Luc Tartar
Mise en scène et commande à l'écriture : Yamina Hachemi
A voir jusqu'au 12 février au Théâtre de l'Etoile du Nord.
(clic-clic pour les horaires !)

Passion avec un grand P et lyrisme avec un petit l ? Pff... C'est vrai que "surdouance" c'est pas top :-/
RépondreSupprimerSinon j'aime bien "vairon". C'est un peu comme si on commençait à dire un autre mot, par exemple "vaisselle" et que finallement on changeait d'avis après la première syllabe et on décide de dire "potiron" mais là y'a que la dernière syllabe qui sort. Bon en même temps "Elle a les yeux vaisselle" ça veut pas dire grand chose. "Elle a les yeux potiron" non plus. On en ferait pas des chansons. Des haïkus à la rigueur.
Et puis un de mes mots préférés (en français) c'est "foultitude" =)
Oui, parce que "Passion" est à prendre au sens large, alors que le lyrisme, c'est le lyrisme.
RépondreSupprimerEt on pourrait faire une chanson des "yeux potirons", sauf que ça doit être très inesthétique, des yeux oranges.
C'était bien "surdouance", le mot malheureusement correct, mais très laid... contrairement à "foultitude", qui est également l'un des mes préférés ! (les grands esprits...)