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vendredi 18 mars 2011

mental health days.


Je m'éloigne de Paris. De ses mille choses à penser, à organiser, à gérer. De ses mille choses tétanisantes tant je sais avant même de m'atteler à une tâche qu'il y en aura 999 autres une fois la première achevée. Prendre l'air. A l'instant où ces lignes sont publiées, un train m'emmène vers un pays dont les habitants sont connus pour leur diction particulière, leurs fromages et leur excellente à mesurer le temps. Et pourtant, malgré un fou désir d'arrêter le temps pour enfin souffler, c'est là que j'ai choisi d'aller. Parce que seul un éloignement physique pourra faire perdre leur importance à tous ces mails, wall posts, twitts, textos, coups de fil, tsunamis et se-présentera-se-présentera-pas. Parce que l'attention constante accordée à ces milliards de stimuli quotidiens est démesurée face à celle qu'ils méritent, que la tension permanente dans laquelle ils maintiennent épuise, use, casse.
Alors je pars. Je pars parce que ce blog est une alerte. Si je ne publie plus, c'est que je n'ai plus de temps pour moi. À moi. La publication de ces lignes écrites cette nuit aura lieu dans la minute où mon train quittera le quai. Dans la minute où je commencerai à me demander laquelle des choses oubliées ces dernières semaines occupera le mieux la matinée de trajet. Magazine à la con ? Vernis à ongles ? Projets pour l'année qui vient ? Lecture concentrée de la Repubblica en prétendant comprendre l'italien ? Lecture tout court ? Dessin ? Episodes de séries en retard ? Mails à des amis de longue date ? Classement de ma bibliothèque iTunes ? Je reste indécise. Peut-être ferai-je tout cela à la fois, peut-être m'endormirai-je en regardant Paris s'éloigner. Je sais juste que je le ferai pour moi.


2 commentaires:

  1. Et alors t'as fait quoi à par te plaindre de ces cons de cheminots révolutionnés ?

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  2. Une fois que j'ai eu fini de me plaindre, j'ai laissé des magazines féminins me dévorer le cerveau pour ensuite travailler mon mémoire...

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