Assise dans le canapé d'une super copine, j'ai mis sur le tapis le cruel résultat d'une étude, contestée depuis, à laquelle nous avons décidé de croire dur comme fer : plus une femme est diplômée et plus elle gagne d'argent, plus il lui est difficile de rencontrer un homme. Affrontons la réalité : nous sommes toutes les deux à un an du Bac+5, elle aimerait compléter avec un deuxième diplôme plus tard, l'ambition nous dévore, l'envie d'avoir des responsabilités (et de l'argent) forcément un peu aussi, et, disons les choses comme elles sont, on risque d'arriver à nos fins parce qu'on n'est pas vraiment les dernières des connes.
C'est comme ça qu'on est arrivée à la conclusion qu'il nous fallait une relation solide avant d'être officiellement diplômée, histoire de laisser planer un doute douteux sur notre niveau d'éducation lors de la rencontre. C'est la date que la pression familiale lui a fixée, alors que ma mère s'assure simplement de temps en temps que je me protège des IST. Autant vous dire que j'ai du mal à me presser, et que personne ne me force. Pas même pas grand-mère qui a mis dans sa jeunesse assez de râteaux pour inquiéter sa propre mère.
Puisque ce sera de plus en plus dur avec le temps, si on ne trouve pas, qu'est-ce qu'on fera dans 20 ans ? On vivra toujours dans nos appart' d'étudiantes célibataires et on partira en vacances entre copines avec l'argent qu'on aura amassé ?
Peut-être.
En sortant de chez elle, sur le court trajet qui mène jusqu'à ma porte, j'ai commencé à me demander ce que je cherchais chez un mec. C'est une question qui tombe à pic, parce que je viens de me rendre compte qu'à 22 ans à peine, j'ai sans doute pensé à un mec chaque jour pendant au moins une seconde depuis à peu près 10 ans et j'essaie plus ou moins d'arrêter, histoire de garder un semblant de santé mentale pour les 10 ans qui viennent. Et puis en une semaine, un homme a voulu revenir dans ma vie, et un autre en est sorti. L'heure de faire le point.
J'ai un faible pour les hommes plus âgés. Pas plus de deux fois mon âge. Une illusion de stabilité, sans doute. Finalement, une accumulation de névroses des relations passées et une tendance à achever toutes ses relations pour sensiblement les mêmes prétextes raisons. Et de ma part, une incapacité à appliquer ce que je conseille aux copines : change de type de mecs, pour changer.
Je m'imagine toute ma vie avoir des relations adolescentes. Sans toujours, sans serment, dans l'instant, même si j'ai l'impérieux besoin de tout prévoir, de la rupture dans l'heure qui suit à la relation qui dure une vie, histoire d'être parée à tout. Pas d'enfants, pas d'appartement commun, ou alors on loue Versailles et chacun son aile du château. Adolescentes mais durables. Il paraît que j'assure une certaine stabilité par ma seule présence, mais là n'est pas la question.
Je ne m'imagine pas un jour, renoncer à une carrière que j'espère réussie et épanouissante. Je ne cherche pas l'homme de ma vie, mais quelqu'un avec qui traîner dans les expos, découvrir des livres et écouter de la musique. Quelqu'un avec qui boire du vin pour vaincre le spleen du dimanche soir et sortir de Paris pour regarder les étoiles. Du soutien mutuel, de la patience et de l'échange. Et bien sûr de la gaudriole.
En attendant, les hommes en veulent trop ou pas assez, ou alors juste assez sans réussir à le voir. Et puis on dit de moi que j'ai un problème avec le carton, sans quoi les mecs sur lesquels je rencontre seraient taillés dans une autre matière.

Ça me fait penser à une anecdote. Voilà ce qu'à dit à un ex à ma soeur pour la larguer: " Tu es trop intelligente, ça me terrifie". Mouahahahaha...
RépondreSupprimer"Je ne cherche pas l'homme de ma vie, mais quelqu'un avec qui traîner dans les expos, découvrir des livres et écouter de la musique. Quelqu'un avec qui boire du vin pour vaincre le spleen du dimanche soir et sortir de Paris pour regarder les étoiles. Du soutien mutuel, de la patience et de l'échange. Et bien sûr de la gaudriole."
RépondreSupprimerEt avec ceci ? Ce sera tout ? Y'en a un peu plus, je vous le laisse ?
@Wendy : C'est drôle, il n'y a pas si longtemps, on m'a dit : "Heureusement que je n'ai pas beaucoup d'ambition, tu en as pour 4 !"
RépondreSupprimerJe ne sais pas ce qui leur passe par la tête.
@Cho : Tout bien réfléchi, je veux bien qu'il endure en silence le bruit du blender quand je prépare mon milk shake du matin. Ca sera tout pour cette semaine, merci.
Ce qui est dur c'est d'accepter un préjugé/une idée reçue/une vérité tout établie encore aujourd'hui : une femme plus diplômée qu'un homme aura moins de succès auprès de lui. C'est dommage. Et en même temps vestiges d'une époque pas si lointaine où les égalités hommes/femmes ne se rêvaient même pas.
RépondreSupprimerQu'à l'avenir les hommes acceptent les femmes plus compétentes qu'eux comme conjointes et que les femmes [françaises] sauront parler de leur insatisfaction sexuelle dans le lit matrimonial, les choses n'en seraient que mieux. :)
Ok donc en plus il faut qu'il soit sourd ! Va falloir arrêter les musiciens du coup :-/
RépondreSupprimerhttp://www.youtube.com/watch?v=MT3KEC3aQK4
C'est drôle, je crois que ça ne m'est jamais vraiment venu à l'esprit de "chercher" un mec... Il faut dire que je me suis totalement désintéressée du sujet entre 11 et 17 ans (parce qu'avant... ^^) et qu'après j'en ai pioché un que j'ai gardé.
RépondreSupprimer20 ans, pas du tout tracassé par l'horloge (biologique ou autre.)
@Le voyageur du vide : C'est vrai que le préjugé de départ est difficile à accepter, reste que les couples qui me sont proches ont assez bien réussi à le remettre en cause, par des procédés divers et variés... Je pourrais faire une note rien que pour expliquer à quel point cette règle établie n'a pas cours dans mon monde.
RépondreSupprimer@Cho : Non mais les musiciens perdent l'ouïe à force de concerts, donc au bout d'un moment le blender doit passer tout seul ! (Maligne )
@Matou : Petite veinarde !
En fait, je ne "cherche" pas vraiment de mec, je me débrouille très bien toute seule, disons il s'agit plutôt d'attentes vis-à-vis des relations en général.
Huhu "je me débrouille très bien toute seule", le billet suivant : la visite au sexodrome.
RépondreSupprimerPardon, je m'occupe pendant ma pause café.
Bien vu...
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