Quand une histoire s'achève, il nous reste des souvenirs.
Qui ne s'effacent jamais, qui blessent, qui prennent de la place, que l'on regarde avec plaisir.
J'avais chez moi un presse-papier en verre, souvenir lourd mais fin, douloureux mais insignifiant, d'un amour qui a duré trois ans. L'un des rares cadeaux qu'il m'a offerts. Le genre d'objets que l'on garde sans savoir qu'en faire, mais que l'on n'ose pas vraiment jeter. Un bibelot transparent qui prenait bien plus de place qu'il n'en occupait vraiment.
Quand le Musée des Coeurs Brisés a lancé une collecte d'objets pour une exposition au 104, je n'ai pas hésité une seule seconde à leur raconter mon histoire et à leur offrir le presse-papier. Aujourd'hui, il est exposé avec tous les autres objets souvenirs de l'amour qui leur ont été apportés pour l'exposition parisienne. Plus tard, il rejoindra la collection à Zagreb et voyagera peut-être encore au fil des expositions temporaires locales, mais il ne m'en reste plus rien, même pas une photo.
Le Musée des Coeurs Brisés, c'est une belle idée qui a germé dans l'esprit de Olinka Vištica et Dražen Grubišić quand ils se sont séparés. Ils avaient des souvenirs auxquels ils ont voulu donner une deuxième vie, en leur consacrant un musée auxquels tous peuvent participer.
Face à l'afflux de participation, le 104 expose jusqu'au 20 janvier les objets collectés à Paris en deux temps (mon presse-papier et mon histoire y seront jusqu'au 7 janvier, avant de laisser leur place à d'autres objets). Vous pouvez jusqu'à la fin de l'exposition apporter vos propres objets, quels qu'ils soient... La collection croate comprend aussi bien une hache qu'un nain de jardin, des peluches ou des robes hors de prix !
A la fois une bonne façon d'assouvir notre curiosité en découvrant les objets et histoires d'inconnus, et de tourner la page des relations passées en leur offrant un maulosée de l'amour.
Le Musée des Coeurs Brisés, jusqu'au 20 janvier
Aux écuries du 104, 5 rue Curial, m° Riquet
Aux écuries du 104, 5 rue Curial, m° Riquet

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