Pour une fois, j'assume l'entière maternité de la photo.
Comme quoi tout arrive.
Je suis humaine. Il fallait commencer par ça, parce que ces trois mots contiennent des choses que j'ai trop souvent oubliées. Je suis humaine, donc faillible, donc imparfaite, et logiquement égocentrée, ou plutôt devrais-je l'être. L'humanité m'a été livrée avec son lot de névroses, de folies, de sensiblités étranges et personnelles. Elles font partie de l'esprit qui s'accomode de mon coprs. Pire, elles en sont un moteur. Sans aller jusqu'à les qualifier de créatrices, car création est un bien grand mot, ce sont ces obsessions, failles et particularités à fleur de peau qui me font avancer. Je ne fonctionne que pour les dépasser. Oui, bien sûr m'handicapent-elles parfois, mais elles font partie de moi, et me définissent d'une certaine façon. Elles sont ma raison interne de vivre, sans elles atteindrais-je sans doute un bonheur parfait que seule la routine peut préserver. Cela n'est que mon avis. Et puis il y a celui de l'autre. L'autre qui décide que toutes ses poumons doivent être étouffés, parce que nul ne peut revendiquer être, ne serait-ce que parcellairement, le fruit de son passé. L'autre qui croit tellement en l'auto-définition qu'il ignore le chemin parcouru pour ne voir que les miettes de passé non-époussetées du soi. L'autre qui un jour a perdu espoir et s'est retiré de la bataille avec des démons qui ne sont pas les siens et qui ne demandaient rien. Ce jour-là fut douloureux, mais la porte qui s'est alors ouverte a laissé s'infiltrer une brise de celle que les gens libres sentent sur leur visage en traversant la ville.

Je respecte votre écriture , vous osez parler de vous et comme vous " parlez vrai", c' est un miroir intéressant et sévère...
RépondreSupprimerMerci. Disons que j'ai la chance d'avoir ce blog comme exutoire, alors j'en profite entre deux notes plus légères...
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