Hier était un grand jour. J'ai enfin signé un contrat que j'attendais de signer depuis à peu près 3 mois. Un contrat d'alternance. Le job idéal, avec de l'écriture (parce que de la comm), de la culture et de l'international, le tout appliqué à des projets intéressants. De chouettes collègues et un bureau idéalement situé. Du sur-mesure avec un putain de salaire à 4 chiffres avant la virgule. Sauf que... j'avais la terrible impression, en me couchant hier soir, que c'était la rentrée.
Oui, bien sûr, les cours ont repris il y a un moment, mais me consacrer à mes activités préférées ou presque pendant une dernière période d'insouciance de pas tout à fait 4 jours m'a rappelé que la vraie vie consiste à aller boire des cafés, à refaire le monde pendant des heures et à bosser des projets persos.
Oui, bien sûr, les cours ont repris il y a un moment, mais me consacrer à mes activités préférées ou presque pendant une dernière période d'insouciance de pas tout à fait 4 jours m'a rappelé que la vraie vie consiste à aller boire des cafés, à refaire le monde pendant des heures et à bosser des projets persos.
Comme toutes les veilles de rentrée, j'ai donc fait un cauchemar. J'entrais à l'internat avec une copine. On avait notre physique actuel et notre âge, mais on nous traitait visiblement comme des enfants de 4e. Contrairement à ce que disent tous les gens qui ont traîné leurs guêtres dans des internats coolos, on nous expliquaient qu'il fallait se mettre à bosser et qu'avoir sociale en semaine correspondait à une époque révolue. Je me suis réveillée après avoir posé mon sac sur mon lit du grand dortoir et rejoint la grande cour de l'hôtel particulier du 16e siècle qui allait nous servir de toit pour l'année… et je croyais dur comme fer que mon année n'allait pas se faire en alternance, mais en internat. Et là, c'est le drame. Le drame, parce que je me rends compte qu'internat ou alternance, je vais peut-être devoir, cette année, arrêter de sortir la semaine et de passer mes weekends en pyjama à regarder des séries, et que cette semaine amorce le changement. Après une demi-journée dans la pouponnière (le nom de mon bureau), il n'y avait personne pour boire des mojitos avec moi, alors j'ai pu passer la soirée à faire du rangement et me poser des questions sur ma petite pierre à l'édifice de mon employeur, que nous appellerons pudiquement la Pieuvre (parce que ça correspond et à l'organisation administrative du bouzin complet, et à la géographie de mon étage).
Tout ça pour dire qu'avoir des responsabilités, c'est chouette, mais vieillir, c'est moche. Surtout quand tu choppes l'impression que les autres t'entraînent dans leur vieillissement.
(moralité hautement philosophique, t'as vu ?)
Sur ce, je vous laisse, je vais appeler ma mère une 7e fois pour prononcer encore une fois les chiffres mon salaire. Ahem.

Ou bien, tu aurais pu venir boire des mojitos à la Pinte et finir au Social Club avec les premières années. Et pas te sentir vieille ! (Y'a des "gné" qui se perdent là). Sinon, j'suis presque pas sortie cette semaine, mais tu vas voir que quand tu aimes vraiment ton job, c'est pas si dérangeant, du moment que tu peux te rattrapper le week-end, et surtout surtout la semaine suivante. Vive l'alternance donc !
RépondreSupprimerCela dit, si on me proposait de revivre mes années d'internat, je signerais tout de suite !